‹ Dictionnaire de musique théorique et historique (volume 2)Chapitre 13 sur 117 · LAN · texte numérisé non relu

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chœur, ou à plusieurs voix. Le même nom sert à indiquer les différentes compositions.

Landler. Espèce de valses en usage dans l'Autriche et dans quelques autres contrées de l'Allemagne. Leur mélodie, dont le caractère est d'une gaieté sautillante, s'exécute dans un mouvement modéré, en mesure à 2/4.

Langoureux. Ce mot indique un mouvement un peu lent et une exécution sans vibration et sans recherche dans les agréments.

Langue musicale. Comme tous les arts libéraux, la musique peut être considérée sous un double point de vue : comme instrument de plaisir et comme moyen d'expression. Considérée sous ce dernier rapport, elle est un langage véritable qui, au moyen c\es sons et des silences, peint à l'oreille et traduit à l'intelligence la plupart des peines, des sentiments et des images que la parole exprime avec des mots : souvent même elle les traduit avec une profondeur et uno énergie que cette dernière est incapable d'atteindre.

La langue musicale possède tous les éléments et toutes les parties des autres langues; elle a ses mots, sa grammaire élémentaire, sa syntaxe, sa poésie et sa théorie, sa philosophie et son histoire.

L'étude des sons ou mots de la musique et des autres signes qu'elle emploie, constitue l'enseigne' ment élémentaire de cet art. Il est assez connu; nous n'en parlerons pas.

La syntaxe musicale correspond à la syntaxe des langues proprement dites : c'est l'art de réunir convenablement les signes du langage musical pour en former des phrases correctos. Elle se divise en deux parties, dont l'une enseigne à écrire la mélodie, et l'autre Y harmonie.

La littérature musicale correspond à la littérature

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proprement dite et se divise, comme elle, en deux parties essentiellement distinctes : la littérature générale qui traite, au point de vue musical, du bon goût, des styles, des écoles, du but et de la valeur réelle des règles, du classique, du romantique et de cent autres questions musicales dont l'énumération est inutile; et la littérature particulière qui enseigne à écrire convenablement chaque genre de musique. Celte dernière partie s'appelle aussi composition : on y attache ordinairement les règles de la mélodie.

La philosophie de la musique consiste à rechercher les rapports secrets des sons avec nos sentiments et nos pensées. L'existence de ces rapports ne peut pas être contestée, puisque la musique exprime réellement des sentiments et des pensées au moyen des sons. C'est une science à peine ébauchée.

Enfin, la musique et l'harmonie ont leur histoire, où les théories et les œuvres pratiques, les théoriciens et les compositeurs, les tâtonnements de l'inexpérience, les bévues de l'erreur, les succès du talent et les progrès de la science musicale apparaissent tour à tour aux regards.

Madame Laync a publié, il y a quelques années, à Paris, un ouvrage intitulé : Grammaire musicale, basée sur les principes de la grammaire française. Dans son livre, l'auteur donne aux lettres le nom de sons; à l'alphabet, celui de gamme; les articles sont comme les trois clefs /a, do, sol. Elle appelle substantifs les notes; adjectifs superlatifs les dièses; adjectifs diminutifs les bémols; adjectifs comparatifs les bécarres. Les mesures sont les verbes : celles à quatre temps sont les verbes actifs; celles à trois temps les verbes passifs; celles à deux temps les verbes neutres, et ainsi de suite.

Dans ces dernières années, M. Sudre a inventé la langue musicale, formée au moyen des sept notes de

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