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encore maintenant sous le titre de Revue et Gazette musicale de Paris. En 1838 a paru la France musicale, sous la direction des frères Escudier. Ce recueil a marqué, dès son début, une phase nouvelle dans la critique, et sa rédaclion l'a classé parmi les bons journaux de cette spécialité. Le Ménestrel occupe aussi un rang honorable dans la presse musicale française.
La presse musicale a pris depuis quelques années une certaine extension en Italie, en Angleterre, en Belgique, en Espagne, et dans quelques autres pays de l'Europe.
Juste. Cette épithète se donne généralement aux intervalles dont les sons se trouvent exactement dans le rapport qu'ils doivent avoir, et aux voix qui entonnent toujours ces intervalles dans leur justesse.
Justi, Chanter juste, jouer juste.
Karabo. Petit tambour des Egyptiens et des Abyssins.
Kalamaïca. Danse favorite des Hongrois, d'un mouvement animé et en mesure à 3(4. Elle est composée de deux parties, chacune de quatre mesures avec des reprises.
Karaklansithyron. Chanson que les anciens Grecs chantaient devant la maison de leur maîtresse.
Kas. Espèce de tambour des peuples d'Angola (Afrique), qui, au rapport de quelques voyageurs,
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est le seul instrument de musique qu'ils possèdent.
Katakeleusinos. Nom d'une des parties principales d'un morceau de musique exécuté dans les concours musicaux des jeux isthmiques.
Kehraus. Ancienne danse d'invention allemande, avec laquelle on termine quelquefois les bals.
Keman. Nom d'un violon turc à trois cordes.
Kerrena. Trompette indienne qui, selon Bonnet, a un tube de quinze pieds de longueur ; d'autres assurent qu'elle n'a que quatre pieds de longueur, et un son très-fort.
Kooranko (Musique des habitants de). Quelques voyageurs ont assuré que la musique occupe une place importante dans les cérémonies publiques de ce pays. Ces peuples ont des chants et des danses particulières, et un grand nombre de musiciens ambulants, qui paraissent doués à un degré remarquable du talent de l'improvisation.
La musique de cette nation, ainsi que ses instruments, dont le meilleur est une espèce de guitare ou violon fait d'une calebasse avec des cordes de crins, sont encore peu perfectionnés ; mais néanmoins on trouve dans quelques-uns de leurs chants naïfs, une douceur qui n'est pas surpassée par les modulations de peuples plus civilisés. Cependant, en général, le bruit surpasse chez eux l'harmonie, et l'effet de tant de voix et d'instruments qui se réunissent souvent, est étourdissant.
Kussier/ Instrument turc, composé de cinq cordes tendues sur une peau qui couvre une espèce d'assiette.
Kyrie. Mot grec qui signifie seigneur au vocatif, et par lequel commencent les messes en musique. On s'en sert souvent comme d'un substantif, ou comme si c'était le nom d'une pièce de musique. Voilà un beau Kyrie, un Kyrie bien travaillé.
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La. Note de musique appelée simplement a par les Allemands et les Italiens. C'est le sixième degré de notre échelle musicale. Il porte accord parfait mineur, et s'emploie en harmonie, ou comme sixième degré de la gamme majeure d'ut, ou comme premier degré du relatif mineur de cette môme gamme. La est aussi le nom de la seconde corde du violon et de la chanterelle, ou première corde de la viole, du violoncelle et de la contre- basse. C'est sur cette note, prise dans l'octave du médium de notre système sonore, que s'accordent tous les instruments sans exception, et que sont réglés les diapasons. Il ne s'ensuit pourtant pas que tous les diapasons donnent exactement le même son, quoiqu'ils soient tous accordés sur cette même note la. Au contraire, ils varient selon les lieux, et quelquefois selon les orchestres; mais la différence est fort légère, et excède rarement un quart de ton au plus. On dit donner le /a, prendre le /a, pour donner et prendre l'accord.
Lai. Petit poëme gaulois. Quoique nos vieux poètes français variassent en une infinité de formes les pièces de poésie qu'ils livraient à leurs lecteurs, ils adoptaient presque exclusivement la narration, soit qu'ils eussent à reproduire une anecdote, un bon mot, ou même à exprimer un sentiment. Ges formes, souvent bizarres, mais oonstanfps pour chaque espèce, parai-
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traient indiquer que chacune de ces pièces de poésie se conformait dans l'origne à un rhythme musical, à un air consacré, l'un au rondeau, l'autre au lai, celui-ci au chant royal, etc. On sait, en effet, que les poëmes des trouvères étaient chantés par des jongleurs, et accompagnés sur des instruments, le rebec ou violon, la rote ou vielle, par des ménétriers. L'usage du chant était perdu; les pièces de poésie, quoique ayant cessé d'être chantées ou accompagnées des instruments, auront conservé leurs formes encore longtemps, jusqu'à ce que l'imitation classique ayant prévalu, elle les ait fait tomber en désuétude. Parmi ces poésies, la plus ancienne paraît être le lai, emprunté aux bardes de l'Armorique. Marie de France, femme poète du treizième siècle, a composé, ou plutôt traduit plusieurs de ces anciens lais bretons. Les lais que nous a laissés Marie de France ne sont que des fabliaux ou contes en vers de huit syllabes. Plus tard, les poètes donnèrent au lai une forme nouvelle, qui consistait à intercaler, à des distances régulières, de petits vers entre d'autres vers d'une mesure plus longue. Quand l'ordre adopté par le premier couplet changeait, c'est-à-dire quand on faisait tourner ou virer, selon l'expression d'alors, les grand vers en petits vers et les petits en longs, la pièce devenait un virelai.
Lamentabilb, Lamentable. Ce mot, que Ton fait précéder quelquefois par adagio ou largo, indique, même quand il est seul, un mouvement grave et une expression triste et pour ainsi dire désespérée.
Lamentations de Jérémie. Élégies que l'on chante dans la semaine sainte : trois le mercredi, trois le jeudi, et trois autres le vendredi. Ordinairement, en Italie surtout, on les exécute en plain-chant avec accompagnement de viole, de violoncelle et de piano, ou bi^n pn musique figurée à une seulp voix, ou avec