MAJ
Il est bien que le dessus et la basse procèdent par mouvements contraires, ou du moins par mouvements obliques.
En tous cas, les parties harmoniques doivent marcher d'une manière simple, naturelle et sans contorsion. Il est ridicule et périlleux à la fois de leur donner des intonations difficiles et hasardées.
Majeur. Les intervalles susceptibles de variations sont appelés majeurs, quands ils sont aussi grands qu'ils doivent l'être, d'après la juste appréciation du système général des intervalles.
L'octave, la quinte et la quarte ne varient pas sans devenir dissonances. Les autres intervalles peuvent, sans changer de nom et sans cesser d'être justes, varier de quatre manière différentes, auxquelles on donne le le nom de genres, dont deux sont selon la nature du mode où on les pratique, et deux sont artificiels, attendu qu'ils participent de deux modes à la fois. Ces quatre genres sont : diminué, mineur, majeur et augmenté. Les deux genres naturels sont le majeur et le mineur. Le diminué et l'augmenté forment les deux genres artificiels.
Les intervalles variables sont au nombre de quatre, savoir : la seconde, la tierce, la sixte et la septième.
Un intervalle majeur est toujours plus grand d'un demi-ton que le mineur. Un intervalle augmenté est plus grand d'un demi-ton que le majeur ; plus grand d'un ton que le mineur, et plus grand d'un ton et demi que le diminué ; de même que l'intervalle diminué est moindre d'un demi-ton que le mineur, moindre d'un ton que le majeur, et moindre d'un ton et demi que l'intervalle augmenté.
Majeur se dit aussi du mode, lorsque la tierce de la tonique est majeure, et alors seulement le mot mode ne fait que se sous-entendre.
On désigne encore par le mot de majeur pris subs-