MAN
tantivement, la partie d'un air, d'un duo, d'une sonate, d'une symphonie qui se trouve traitée en mode majeur.
Malgaches (Musique chez les). Les Malgaches aiment beaucoup la musiffue et la danse. Celle-ci, grave chez les hommes, parait souvent exprimer quelque action dramatique ; elle est mesurée, et les pas, rarement précipités, sont diversifiés suivant le caractère de l'air, comme les contredanses françaises.
La danse des femmes, quelquefois gaie et lascive, ne consiste d'ordinaire qu'en un balancement du corps, avec de continuels mouvements des bras et des mains accompagnés d'un léger trépignement de pieds.
Leur musique a un caractère de mélancolie tenant peut-être au sujet de leurs chansons qui roulent toujours sur l'amour. Les femmes ont la voix douce et mélodieuse, chantent en parties et font des accords suivis que l'on n'entend pas sans plaisir.
Manche. Pièce de bois collée à l'extrémité du corps de certains instruments à cordes, tels que le violon, le violoncelle, la guitare. Le manche sert à tenir l'instrument, porte les cordes et les chevilles, et c'est en posant les doigts sur ces cordes et en les pressant contre le manche, que l'on forme les différents tons.
Mandoline. Instrument de musique plus petit que le luth et de la même forme. Il s'accorde comme le violon, avec cette différence, que ses cordes sont de laiton et doubles. On en joue avec un petit morceau d'écorce de cerisier ou un bout de plume taillé comme un cure-dent plat. Le timbre de la mandoline est d'une finesse mordante qui la rend très-propre à accompagner les chants d'amour.
Mandore. Espèce de petit luth. Il se joue comme cet instrument, mais s accorde différemment. La mair
dore n'a que huit groupes de cordes à boyau ; ce qui fait en tout seize cordes.
La mandore n'est plus en usage depuis longtemps.
Marche. Morceau de musique, composé pour être exécuté par un grand nombre d'instruments, pendant la marche d'une troupe militaire ou d'un cortège nombreux, et servant à régler le pas de ceux qui le composent.
La marche est plus particulièrement du domaine de la musique militaire que de l'orchestre complet. Cependant on introduit souvent des marches dans les compositions dramatiques.
Brillante et légère dans le style martial, majestueuse et solennelle dans le style religieux, triste et gémissante pour les pompes funèbres, la marche prend divers caractères, selon que sa destination change.
La mesure de la marche est ordinairement à deux temps, et son mouvement est allegro maesloso. Quelques marches religieuses d'un mouvement très-lent sont à trois temps.
Dans le style militaire on distingue deux sortes de marches, savoir : la marche dont la mesure et le temps marquent le pas ordinaire, et la marche double^ dont la mesure et les temps sont doublés ; son mouvement est du double plus rapide que celui de la marche.
Une belle marche, exécutée par d'excellents musiciens, annonce d'une manière brillante la troupe qui va défder sous les armes. Ces accents belliqueux, cette harmonie éclatante s'unissent admirablement aux idées qu'inspire l'appareil militaire. On croit assister aux anciens tournois. L'imagination nous transporte aux fêtes triomphales de la Grèce et de Rome.
Mais laissons la musique guerrière pour nous occuper de la scène dramatique, où la marche paraît avec les plus grands avantages. Elle y prend une