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Ton peut diviser à volonté au moyen de petits chevalets mobiles.
Monologue. C'est une scène chantée par un seul acteur qui, s'étant identifié avec le personnage qu'il représente, en exprime les divers sentiments avec vérité. Cette scène se compose ordinairement d'un récitatif instrumenté avec soin, suivi presque toujours d'une cavatine ou d'un air de plusieurs mouvements.
Montre. Jeu d'orgue dont les tuyaux paraissent à la façade de l'instrument. La montre appartient à l'espèce des jeux de flûte.
Mordant. Agrément très-souvent employé, qui consiste en deux ou plusieurs petites notes, placées immédiatement avant une note quelconque. Le mordant s'exécute de plusieurs manières, et l'on se sert de différents signes pour l'indiquer.
Motet. Morceau de musique dont le chant, adapté à des paroles tirées de l'Écriture et des Psaumes, était autrefois destiné à être exécuté par deux, trois, quatre, cinq, six voix seules ou accompagnées uniquement de l'orgue. On imagina seulement, dans le dernier siècle, d'accompagner ces morceaux de chant avec d'autres instruments.
Après les messes et les oratorios, les motets sont la partie la plus importante de la musique religieuse : ils en ont même toujours été et en seront toujours la partie la plus usuelle et la plus cultivée.
Presque tous les compositeurs célèbres ont composé des motels. On distingue, entre tous, ceux de Scarlatti, Léo, Durante, Pergolèse, Haydn, Mozart, Lesueur, Chérubini, etc.
Motif. Idée primitive et principale par laquelle commence ordinairement un morceau de musique. On emploie le mot thème dans la même acception.
Mouvement. On désigne ainsi le degré de vitesse ou de lenteur dans lequel on exécute un morceau t. ii, 3
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de musique. Les différents degrés de mouvement se divisent en cinq espèces principales 1° largo ou lento; 2° adagio ; 3° mutante ; 4° allegro; 5° presto. Tous les autres mouvements, comme par exemple le grave, le larghetto, Yandantino, Yallegretto9 ne sont que les modifications des cinq espèces que nous venons d'indiquer.
Mouvement harmonique. On entend par ce mot la marche de deux ou d'un plus grand nombre de sons dans leur progression d'un son à un autre son. 11 y a trois espèces de mouvements, savoir : le mouvement direct, quand les parties montent et descendent en même temps; le mouvement contraire, lorsqu'une partie monte pendant que l'autre descend ; enfin, le mouvement oblique, quand une partie étant immobile, l'autre monte ou descend.
Muances. Changement du nom des notes dans l'ancienne solmisation, lorsque le chant sortait des bornes de Yhexacorde.
Mue de la voix. La nature opère un changement dans la voix à l'époque où les individus des deux sexes passent de l'enfance à la puberté. L'époque de ce changement n'est point fixe, ni chez les uns, ni chez les autres. Ce qui est constant toutefois, c'est que la voix des hommes, après la mue, change tout à fait de nature et prend un caractère opposé à celui qu'elle avait, tandis que la voix des femmes n'éprouve point une mutation pareille. Le seul changement qui s'opère en elles consiste à donner à cette voix plus de force et d'étendue, sans qu'elle change ordinairement de nature.
Musette. Instrument de musique à vent et à anche, composé d'une peau de mouton de la forme d'une vessie, de chalumeaux, d'un bourdon, de plusieurs anches et d'un soufflet. Cet instrument a été fort en usage en France, vers le milieu du \viue siècle.
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On appelle aussi musette un air convenable à l'instrument de ce nom, dont la mesure est ordinairement à 6/8, le caractère naïf et doux, le mouvement un peu lent, et soutenu par une basse en pédale.
Musicien. Ce nom se donne également à celui qui compose la musique et à celui qui l'exécute.
Musique. Musique dérive du mot musa, muse; l'art enseigné par la muse par excellence, celle qui présida à la civilisation dans l'enfance des sociétés.
Le son est, si l'on peut s'exprimer ainsi, la matière musicale. Les diverses combinaisons d'agencement qui peuvent concourir à établir l'ordre dans lequel on veut faire succéder un son à un autre son, soit dans leurs rapports du grave à l'aigu, ou de l'aigu au grave, ou du grave au médium, ainsi que la durée de temps que l'on veut assigner à chacun d'eux en particulier, constituent la partie spéculative de l'art.
La musique se compose de trois parties bien distinctes.
1° Delà mélodie, ou succession de plusieurs sons différents qui, dans leurs rapports de tonalité, concourent à former un ensemble agréable et flatteur pour l'oreille ;
2° Du rliythme, ou de l'ordre choisi dans lequel on établit la succession des sons, leurs durées et leur placement aux temps forts et aux temps faibles des mesures ;
3° De Yharmonie, ou audition simultanée de plusieurs sons différents qui, d'accord entre eux, viennent former un harmonieux ensemble.
La musique est, de tous les beaux-arts, celui sur lequel on a le plus disserté sans s'entendre. C'est aussi celui qui a donné lieu au plus grand nombre de théories et de systèmes. L'incertitude que ces diverses opinions et ces jugements contradictoires ont etée dans les esprits est, sans contredit, une des prin-
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cipales causes des obstacles qui ont longtemps arrêté les progrès de l'art musical.
La musique a plus besoin d'être sentie que raisonnée. Pour nous émouvoir, elle s'empare toujours de nos sens, avant de parler à notre esprit. Elle est, par son essence, purement idéale. Le vague qu'elle semble porter en elle est une volupté pour l'auditeur, et les sentiments de piété, d'amour, de fierté, de joie, de fureur ou de gloire qu'elle sait si bien exprimer, ont déjà pénétré notre âme bien avant que notre raison en vienne sanctionner les effets. Les fables mêmes dont s'enveloppe la mémoire des premiers musiciens, attestent les prodiges enfantés par cet art, avant que les hommes eussent appris à transmettre leurs expériences et leurs idées autrement que par la tradition. Orphée passa pour le fils d'un dieu, bien avant qu'Homère eût obtenu des autels; et sans doute plus d'un berger amoureux avait chanté les plaisirs et les charmes de sa maîtresse, quand Dibutade imagina de fixer sur la pierre l'ombre incertaine des traits de son amant. Si, dès l'enfance du genre humain, la sculpture sortit grossière des mains de l'idolâtrie, ce fut par suite du besoin qu'éprouvait l'homme d'adresser aux images des dieux des hymnes composés en leur honneur; et les lambris du premier temple qu'éleva l'architecture retentirent des mêmes concerts que la Divinité agréait depuis longtemps sous la voûte religieuse des forêts. Il est donc hors de doute que si l'on peut contester à la musique un rang de prédominance parmi les beaux-arts, on ne saurait du moins lui refuser celui de l'antériorité. Emané de la reconnaissance des hommes, ce bel art prit naissance avec le monde : il fallait une langue universelle pour exprimer un sentiment universel ; Dieu créa la musique.
S'il est bien reconnu que la musique, par son magique pouvoir, agit sur nos sens avant de parler à
notre intelligence, l'on doit aisément concevoir qu'il a été plus difficile de fixer ses règles que celles des autres arts. Cependant il est des parties qui ont pu être analysées; la succession des accords ou la science de l'harmonie, et la puissance du rhythme ont été soumises à des calculs positifs et à des règles immuables.
Quant à la mélodie, elle ne peut recevoir de règles que du génie et du goût. Le génie ne peut s'acquérir ; le goût peut se former par l'expérience et la comparaison.
La musique étant considérée comme un langage particulier, a eu besoin d'un alphabet particulier qui pût lui servir à transmettre ses pensées, et lui offrir le moyen de représenter et de peindre à nos yeux la variété des sons dont elle sait faire choix pour charmer nos oreilles. Dans le langage parlé, plusieurs signes différents, tels que les lettres, les points, les virgules, les accents, servent à représenter toutes les variétés de l'organe de la parole; dans le langage musical, plusieurs signes différents, tels que les portées, les notes, les clefs, les dièses, les bémols, les bécarres, les pauses, les soupirs, servent à représenter toutes les variétés de l'organe chantant.
Longtemps la voix humaine a sans doute été seule en possession de faire entendre des sons musicaux ; mais le génie inventif de l'homme, activé par ce besoin de tout connaître qui le porte incessamment à tenter de pénétrer les mystères de la création, lui a dévoilé les premières. lois de l'acoustique, et d'efforts en efforts, de siècle en siècle, il est parvenu par imitation à créer des voix factices auxquelles il a donné le nom d'instruments de musique.
Les différents natures des voix humaines dépendent surtout de celles des sexes. Chez les hommes particulièrement, ces différences dépendent de celles de l'âge.
L'importance de ce dernier sujet nous forçant à le traiter d'une manière spéciale et approfondie, nous renvoyons le lecteur à l'article Voix.
Musique a coups de canon. L'emploi du canon canonnant en musique, date de 1788. Ce fut un Italien qui, le premier, tenta cette innovation. C'est le célèbre Sarti qui réclame l'honneur des concerts pyrotechniques. Appelé en 1781 à Saint-Pétersbourg, en qualité de maître de chapelle, il y organisa un orchestre formidable pour donner à son bénéfice personnel, un grand concert spirituel. Mais ce fut surtout en 1788, à l'occasion de la fête célébrée pour la prise d'Okrakow, qu'il dépassa tout ce qu'on avait entendu dans la capitale du Nord. Il composa un grand Te Deum qui fut exécuté dans le château impérial par une nombreuse réunion de chanteurs et d'instrumentistes, auxquels se joignit un orchestre de cors russes. Pour augmenter l'effet de cette musique grandiose, Sarti fit placer dans la cour du château des canons de différents calibres, dont les coups tirés en mesure à des intervalles donnés, formaient la basse de certains morceaux.
Cette musique étrange, comme on peut se l'imaginer, fit du bruit et trouva de l'écho en Allemagne, où Charles Stamitz, célèbre par son talent sur l'alto et la viole d'amour, exécuta à Nuremberg une grande musique vocale et instrumentale de sa composition, dont la pompe était relevée par l'accompagnement obligé de coups de canons.
En 1836, au camp de Plaisance de Krasnoje-Selo, en Russie, il y eut une grande solennité musicale dont cent vingt coups de canon formèrent l'introduction. Puis, pendant les morceaux de chants exécutés par les masses chorales, des coups de canon tirés régulièrement, battaient la mesure.
Musique avant le déluge. A l'article Oriyine de la
musique, nous dirons que cet art, comme celui de la parole, ou du langage parlé, venait du créateur de toutes choses. Si nous ne connaissons point de maîtres humains qui enseignassent la musique dans les premiers siècles du monde, c'est que Dieu lui-même voulut bien enseigner lui-même ce langage à ses créatures bien aimées. D'après Moïse, il créa l'homme pour l'aimer et le servir : il lui apprit à célébrer sa toute puissance et les merveilles de la création par des chants primitifs, mais pleins de vie, d'expression, d'enthousiasme. Plus tard, il permit que Jubal inventât des instruments de musique et enseignât cet art sublime au peuple de son choix. Bientôt Jabel, Tubalcain, la jeune Noéma firent cercle autour du fils de Lamech, et l'art musical devint une science, chez les Hébreux, qui fit probablement des progrès, considérables pendant les seize cents années et audelà qui s'écoulèrent entre la création et la grande catastrophe du déluge.
Le kinnor, mentionné dans le cinquième chapitre de la Genèse, est sans doute la lyre ou la harpe ; et le hagub, l'ancien orgue, n'était pas autre chose que ce qu'on appelle aujourd'hui flûte de Pan, puisqu'il était composé de roseaux d'inégales longueurs attachés ensemble. On sait que cet instrument champêtre a donné l'idée de l'orgue moderne, dont chaque registre présente assez bien à l'œil la forme de cette flûte à tant de tuyaux. Il y avait donc, dans ces temps reculés, des instruments à vent et à cordes, et certainement ceux à percussion existaient aussi. Quant à la musique vocale, il est hors de doute qu'elle était en usage alors, puisqu'il est dit que dans le temps de Seth, vers l'époque de la naissance d'Énos, les hommes commencèrent à célébrer le nom du Seigneur. Nous croyons même, comme nous l'avons dit plus haut, que cet acte de reconnaissance avait été accompli dès