‹ Dictionnaire de musique théorique et historique (volume 2)Chapitre 44 sur 117 · PUE · texte numérisé non relu

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que, et qui se rattache à un homme éminent dans l'art musical, est un argument de plus en faveur des assertions de la science phrénologique.

On sait que Gall, l'illustre fondateur de cette école, ne sortait jamais d'un salon sans avoir interrogé minutieusement le crâne et les protubérances caractéristiques de toutes les personnes qui s'y trouvaient réunies. Chacun se prêtait de bonne grâce à cette opération, et pour en fixer les résultats, le célèbre phrénologue avait constamment sur lui un portefeuille, sur lequel il inscrivait le nom de tous les sujets soumis à ses expériences et les remarques qu'il avait faites sur chacun d'eux. Or, pendant un séjour de quelques mois qu'il fit à Milan, il y a trente ou trente-cinq ans, Gall avait particulièrement remarqué dans un des salons de cette ville un très- jeune musicien qui faisait les délices de la société par son esprit, ses saillies et son talent. Voici ce qu'il écrivit sur ses tablettes à propos de ce jeune homme :

Œil rayonnant. Sourire intelligent et fin. Front bombé. Proéminente inspiration. Génie créateur. Énergie. Grâce. Fécondité. Souplesse.

Rossini était le nom du jeune musicien en question, nom parfaitement inconnu à cette époque ; et pourtant, était-il possible de faire une énumération plus complète des qualités diverses qui ont brillé depuis dans les productions du grand maestro ?

Le fait que nous venons de raconter trouvera peutêtre des incrédules; cependant, qui pourrait soutenir que la science a dit son dernier mot sur l'étude et l'observation des facultés de l'homme? Pour nous, sans prétendre nous poser en défenseur de la doctrine de Gall et du système de Lavater, nous désirons que des expériences soient poursuivies à ce sujet avec ardeur et persévérance; nous le désirons dans l'intérêt de l'art musical et de ceux qui s'y consacrent. Grâce

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