PIA
aux révélations de la science phrénologique, chacun serait averti. Les organisations d'élite, les vocations véritables seraient vivement lancées dans la direction qui leur convient, et les esprits médiocres seraient promptement détournés d'une carrière où ils ne peuvent que végéter.
Philosophie de la musique. Elle consiste à rechercher les rapports secrets des sons avec nos sentiments et nos pensées. (Voy. Langue musicale.)
Pianiste. Celui qui joue du piano. Si l'on donnait ce nom à tous ceux qui mettent les mains sur cet instrument, on pourrait compter plus de cinquante mille pianistes à Paris seulement.
Il y a le pianijle-professeur, le pianiste de concert, le pianiste-accompagnateur , le pianiste-improvisateur. La première classe est très-nombreuse, mais il y a peu d'excellents professeurs de piano. La seconde classe s'augmente tous les jours, et c'est un malheur; car, comme instrument de solo, dans un vaste local, le piano, presque toujours est insuffisant et ennuyeux : sa place est au salon, dans les concerts intimes ; la musique de chambre lui va bien. La troisième classe, qui devrait être la plus importante, est trop peu recherchée par les pianistes. Les bons accompagnateurs sont très-rares et il y en a beaucoup trop encore de mauvais. Il est vrai que ce rôle est ingrat et peu brillant. Or, la plupart des pianistes aiment à briller. Pour être excellent accompagnateur, il faut d'abord être musicien profond, lire la partition d'orchestre et la réduire à livre ouvert ; transposer à la volonté du chanteur; se faire le très-humble serviteur de la voix; jamais ne la couvrir, toujours lui servir de cortège; être bon harmoniste et capable, au besoin, d'improviser ou de suppléer un accompagnement. Voilà ce que font MM. Yauthrot, Frelon et Garaudé. Quelques autres marchent sur leurs traces, mais un très-petit