‹ Dictionnaire de musique théorique et historique (volume 2)Chapitre 47 sur 117 · HA · texte numérisé non relu

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instruments sortis des ateliers de ces divers facteurs, ou celles qui leur manquent; nous nous bornerons à trois ou quatre noms que le public a mis depuis longtemps hors de ligne.

Les pianos de Pleyel se font remarquer par le moelleux et la rondeur des sons, par la précision du mécanisme et l'égalité des marteaux. C'est en cela qu'excelle ce facteur, habile pianiste lui-môme, et qui fait tourner au profit de son industrie les connaissances qu'il a acquises par ses études d'artiste. Les pianos d'Érard sont justement célèbres par leur vibration et leur intensité. Les pianos de Pape ont une sonorité profonde et agréable; le clavier en est parfaitement réglé, et les marteaux bien égalisés. Les pianos droits de Roi 1er ont de la vibration et de la force, surtout relativement à leur grandeur.

Piano a queue vertical. En 1850, M. Dietz, fils du célèbre mécanicien de ce nom, tant apprécié de Napoléon Ier, et oncle de Mme Anna de Lagrange, la célèbre cantatrice, inventa le piano à queue vertical. Ce piano est d'une forme mignonne, élégante. Semblable à ces chanteurs qui ont de grandes voix dans de petits corps, il produit des sons aussi puissants que ceux d'un piano d'Érard à grande queue. Sa construction modèle, soumise à toutes les lois de l'acoustique, l'empêche de se discorder, comme les autres pianos droits, sous l'influence de la température atmosphérique. Le côté droit n'a que 85 centimètres de hauteur, et le côté gauche, 1 mètre 75 centimètres. Il rappelle un peu la gracieuse forme de la harpe. Le pianiste ne se trouve pas du tout caché par la disposition nouvelle de l'instrument.

Le clavier est très-léger et les marteaux frappent les cordes avec une vigueur extrême, sans porter aucune perturbation dans l'âme de l'instrument. Le mécanisme du marteau se compose seulement de deux

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