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modulation et par les cadences leurs commencements, leurs chutes et leurs liaisons plus ou moins grandes, comme on sent tout cela dans le discours à l'aide de la ponctuation.
Pojnt-Neuf. On appelle ainsi de petits airs et même de simples refrains gothiques, sans mesure, sans rhythme, d'une modulation triviale et vulgaire. Les ponts-neufs ont été quelquefois admis à l'Opéra-Comique, et l'on a applaudi avec transport Tolo Carabo, Au clair de la lune, Malboroug, Ah! vous dirai-je, maman, que quelques compositeurs ont daigné mêler à leurs périodes harmonieuses. Le peuple parisien cria au miracle. Mais les connaisseurs ne tolèrent ces sortes d'emprunts que quand un travail harmonique , élégant et pur, un dessin hardi vient leur servir d'excuse.
Ponticello. C'est le nom italien du Chevalet (voyez ce mot). On trouve quelquefois dans les partitions : sut ponticello, sur le chevalet.
Port de voix. C'est ce que les Italiens appellent portamento. Il y a deux manières de porter la voix ou les sons; la première, lorsqu'on lie plusieurs sons d'égale valeur, qui procèdent par degrés conjoints ou disjoints; la seconde se pratique entre deux sons qui formant un intervalle plus ou moins grand, et qui procèdent par degrés disjoints seulement. Elle consiste à faire glisser la voix promptement par une liaison fort légère, qui part de l'extrémité de la première des deux notes, pour passer à celle qui la suit, en l'anticipant.
Portée. La portée ou ligne de musique est composée de cinq lignes parallèles, sur lesquelles ou entre lesquelles les diverses positions des notes en marquent les degrés. Ce nom de portée a été donné à la ligne de musique, parce qu'elle renferme exactement la portée ou l'étendue d'une voix ordinaire.
Portugal (de la musique en), La musique des
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Portugais, dérivant de la même source que la musique espagnole, participe de ses qualités et de ses défauts. Ce peuple possède un grand nombre d'airs assez beaux et fort anciens ; ses airs nationaux sont les Tadunes et les Madinhas ; ceux-ci se séparent complètement des airs des autres nations. La modulation en est tout à fait originale. Les mélodies portugaises sont simples, nobles et très-expressives.
De Costa, Fronchis etSchiopelta, sont les meilleurs compositeurs portugais de l'époque actuelle. Il y a à Lisbonne un Opéra-Italien originairement établi par Jomelli, où ont été représentés les meilleurs ouvrages de notre répertoire lyrique.
Positif. Petit orgue que l'on place devant le grand orgue quand il est assez considérable pour être divisé en deux.
Position. Lieu de la portée où est placée une note, pour fixer le degré d'élévation du son qu'elle représente. C'est aussi l'ordre dans lequel les sons d'un accord sont disposés au-dessus de la basse.
Pot-Pourri. Suite d'airs pris en totalité ou en partie çà et là dans les compositions de divers maitres, et même parmi les refrains que l'on chante dans les rues, et cousus les uns aux autres par quelques phrases conjonctionnelles. .
Prélude, Préluder. C'est en général chanter ou jouer quelque trait de fantaisie irrégulier et assez court, mais passant par les cordes essentielles du ton, soit pour l'établir, soit pour disposer sa voix; ou bien poser sa main sur un instrument, avant de commencer un morceau de musique. Mais sur l'orgue et le piano, l'art de préluder est plus considérable; c'est composer et jouer impromptu des morceaux chargés de tout ce que la composition a de plus savant en dessin, en fugue, en imitation, en modulation et en harmonie.
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Préparation. On appelle ainsi, dans les méthodes harmoniques fondées sur l'expérience, l'obligation de faire entendre d'abord certaines notes des accords dissonants, avant de les attaquer.
Préparation au chant. On donne ce nom aux études du solfège et de la vocalisation. Ces études servent à former l'élève à la lecture de la musique, à façonner sa voix, à la rendre égale sur tous les points, à lui donner du corps et de l'agilité, à affermir son intonation, avant de lui confier l'exécution des compositions vocales.
Préparer. C'est l'action que forme harmoniquement une consonnance avant une dissonance, dans une ou plusieurs parties aiguës ou moyennes sur une note de basse.
Prestant. Jeu d'orgue; il est d'étain et ouvert. Son plus grand tuyau a quatre pieds de longueur. Il sonne Ynt à l'octave au-dessus du bourdon de huit. Le prèstant entre dans presque toutes les associations de jeux de l'orgue.
Presto. Ce mot, écrit à la tête d'un morceau de musique, indique le plus prompt et le plus animé des cinq principaux mouvements de la musique. Presto signifie vite ; son superlatif prestissimo, trèsvite, marque un mouvement encore plus pressé et le plus rapide de tous.
Prima donna. Titre de la première et principale cantatrice d'un opéra.
Principal, Principale. On donne cette épithète à la partie récitante d'un concerto et à la partie concertante, pour les distinguer des parties des instruments de même nature qui ne doivent figurer que dans les accompagnements. Violon principal, clarinette principale, cor principal.
Prise du sujet. C'est l'instant où une partie s'empare du sujet de la fugue pour faire son entrée.
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Professeur. Celui qui enseigne ou exerce la musique prend le titre de professeur, du mot profession ou de l'art qu'il professe.
Progrès de la fugue. C'est ainsi que l'on appelle la suite de la fugue, à partir du point où toutes les parties ont fait chacune leur entrée, et où tous les fils du discours musical sont liés ensemble.
Progression (ou marche) de Basse. C'est un morceau d'harmonie dans lequel toutes les parties marchent avec une telle symétrie, que l'intelligence, exclusivement attentive à cette symétrie parfaite, oublie de penser à la nature et à l'enchaînement des accords employés, et les souffre tous.
On écrit sous la forme que l'on veut deux ou trois accords parfaitement réguliers qui forment le thème de la progression et qu'on reproduit plusieurs fois, en montant ou en descendant.
Prolation. C'était dans l'ancienne musique une manière de déterminer la valeur des notes demibrèves sur celle de la brève, ou des minimes sur celle de la demi-brève. Cette prolation se marquait après la clef, par un cercle ou un demi-cercle , ponctué ou non ponctué.
Prologue. Sorte de petit opéra qui précède le grand, l'annonce et lui sert d'introduction.
Prolongation. La prolongation en général consiste à continuer une ou plusieurs notes d'un accord sur un ou plusieurs accords suivants. ( Voyez le mot Retard).
Proposition. Terme que l'on emploie pour désigner la première phrase d'une fugue, contenant le sujet et tous les a&nlre-sujets, quel qu'en soit le nombre.
Propriété. Disposition de la mélodie dans l'ancienne musique, selon qu'elle procédait naturellement par bémol ou par bécarre.
Prose. L'usage des proses était très-fréquent dans
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les premiers temps de l'Église. L'office romain n'en a conservé que trois : Yictimœ paschali laudes, pour le jour de Pâques, Veni sancte Spiritus, pour la Pencôte, Lauda, Sion, Salvatorem, pour la fête du Saint- Sacrement. On les chante souvent en musique. Le Stabat Mater est plus célèbre encore. Tous les amis de la grande musique connaissent ceux de Palestrina, de Pergolèse, de Haydn, de Rossini, etc., etc.
Proslambanomenos. Nom du la ajouté parles Grecs au-dessous du si, par lequel commençait leur système. Guido ayant placé un sol au-dessous de ce /a, ce 50/ fut appelé hypo~proslambanomenosy c'est-à-dire sous-proslambanomène.
Prosodie. La voix de l'homme est naturellement une succession de notes ou degrés musicaux, lors même qu'il parle ou émet sa pensée. C'est la plus grande preuve de la présence d'une âme qui donne ses passions à la matière. Il est impossible, si la première langue parlée par l'homme fut l'hébraïque, qu'Adam, dans cet idiome, ait manifesté son admiration pour les merveilles de la création, et son amour pour Eve, sans accentuer vivement sa parole, sans l'animer de longues et de brèves, tantôt plus lentes, tantôt plus rapides, enfin sans la chanter en quelque sorte. La musique fut depuis une extension de cette prosodie naturelle. Elle se sert même quelquefois du verbe prosodier pour exprimer les diverses mesures et rhythmes de son chant. Toutefois la musique, par son art, perfectionna et fixa, depuis, la prosodie innée dans chaque idiome. Les vers et la musique sont le dépôt conservateur de la prosodie générale chez tous ïeb peuples.
Psalmodier. C'est chanter ou réciter les psaumes et l'office d'une manière particulière; la psalmodie tient le milieu entre léchant et la parole. C'est du chant, parce que la voix est soutenue ; c'est de la parole,
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parce qu'on garde presque toujours le même ton, et que l'on observe exactement le débit oratoire.
Psaltérion. Instrument à cordes fixes, qui a la forme d'un triangle tronqué par en haut, et dont chaque note a deux cordes de laiton ou d'acier. Il se joue des deux mains, en mettant aux doigts des anneaux plats, d'où sort un fort tuyau de plume pointu.
Psaumes. Hymnes ou cantiques écrits en hébreu, et dont le roi David passe généralement pour être l'auteur. David dansant devant l'arche, ou retiré dans son palais, ou môme assis à la table des festins, chantait ses poésies nationales et sacrées au son du kinnor (la grande harpe), et dans le temple les éclatants buccins, les doux psaltérions, les vibrantes cymbales, les chœurs mélodieux de 4,000 lévites les accompagnaient de leur puissante harmonie.
Durant la captivité de Babylone, des Juifs moururent de tristesse de ne pas entendre les belles louanges du Dieu de leurs pères. Leurs regards se levaient incessamment vers les saintes montagnes. Le Super flumina Babylonis faisait ruisseler sur leurs joues un torrent de larmes. Aujourd'hui encore, indifférents que nous sommes, nous ne lisons pas ces plaintes harmonieuses sans avoir l'âme navrée de tristesse. C'est la plus touchante élégie qu'aient enfantée la douleur, la captivité et l'exil.
Beaucoup de compositeurs célèbres ont mis des psaumes en musique. A leur tète, brille Marcello, un des plus beaux génies qui aient illustré l'Italie. Une admirable expression poétique, beaucoup d'originalité et de hardiesse dans les idées; entin, une grande richesse et une grande variété de moyens, ont fait considérer les cinquante psaumes qu'il a publiés, non-seulement comme son chef-d'œuvre, mais comme une des plus belles productions de l'art.
Les Miserere d'Allegri, de Bai, de Jomelli, qui en a
fait quatre ou cinq, parmi lesquels on remarque surtout celui à deuxvoix, dePaisiello, de Donizetti, etc., sont célèbres.
Pupitre. Meuble dont on se sert pour poser les livres de musique, les partitions, les parties séparées, dans une situation commode pour être lus.
Quadrille. Danse d'un caractère très-gai, d'un mouvement vif, dont la mélodie est de 2/4, et qui a deux reprises de huit mesures chacune. On appelle aussi quadrille un groupe de quatre danseurs et de quatre danseuses qui figure dans les ballets et les grands bals, et qui se distingue des autres groupes par un costume particulier. Le quadrille se compose de cinq figures ayant chacune son caractère spécial. On les nomme 1° Pantalon, 2° Été, 3° Poule, 4° Pastourelle ou Trénis, 5° Final. Le Pantalon s'écrit à 6/8, rarement à 2/4. VÉté s'écrit à 2/4 souvent et se joue plus lentement que le pantalon. La Poule s'écrit à 6/8 ; elle a un caractère sérieux et sa phrase est ondulée. La Pastourelle est d'un mouvement plus vif que celui de la Poule. Le Final doit avoir de l'entrain; il est permis d'en presser la mesure, sans cependant faire courir les danseurs.
Quadricinium. Composition à quatre parties.
Quadruple croche. Note de musique valant le huitième d'une croche. Les quadruples croches sont crochées à quatre crochets, ou à quatre barres qui eh
tiennent lieu, quand elles sont plusieurs de suite.
Qualité du son. La qualité du son ne saurait être déterminée, car les diverses matières qu'on peut employer pour la confection des instruments, la manière de les jouer, ou d'autres inventions peuvent rendre le son tout à fait différent de celui qu'ont tous les instruments on usage de nos jours.
Quantité des sons musicaux. Si l'on entend par là l'extension des sons musicaux, cette extension n'étant pas bornée, il n'est pas possible de la déterminer, car on peut inventer des instruments qui rendent des sons plus aigus ou plus graves ( toujours appréciables cependant) que ceux que l'on connaît aujourd'hui.
Quart de soupir. Chaque note, suivant sa valeur, a un silence correspondant. Les silences des diverses valeurs ont des noms qui leur sont particuliers. Ainsi, par exemple, on appelle pause celui de la ronde, demi-pause celui de la blanche, soupir celui de la noire, demi-soupir celui de la croche, quart de soupir celui de la double croche, etc.
Quart de ton. Quatrième partie de l'intervalle d'un ton, qui n'est employée ni dans la mélodie ni dans l'harmonie, attendu que notre oreille n'est point habituée à mesurer ces petits intervalles. On dit, en parlant d'une intonation défectueuse, que le musicien monte ou baisse d'un quart de ton.
Quarte de nasard. Jeu d'orgue qui sonne la quarte au-dessus du nasard, et l'octave au-dessus du prèstant. Ce jeu fait partie de ceux qu'on appelle jeux de mutation.
Quarte. Intervalle de quatre degrés. La quarte peut être de trois espèces : la naturelle, la diminuée, Y augmentée.
Tant que la quarte ne forme pas un retardement de la tierce de l'accord suivant, elle est toujours consonnance et doit êlre considérée comme telle après la
quinte naturelle dans son usage harmonique; elle est cependant sujette, ainsi que la dissonance, à une progression limitée. Ceci donna lieu, dans le siècle dernier, à beaucoup de controverses sur la question de savoir si la quarte est ou n'est pas une consonnance ; mais il est évident qn'elle est consonnance quand elle fait partie d'un accord parfait; elle est dissonance quand elle est introduite, comme retard, dans un accord, dont, naturellement, elle ne ferait pas partie. La quarte doublée ou transposée à l'octave s'appelle onzième.
Quarter. C'était chez les anciens musiciens une manière de procéder dans le déchant ou contre point, plutôt par quartes que par quintes.
Quasi, Presque. Ce mot sert à indiquer le mouvement; par exemple, andante quasi allegretto.
Quasi-Syncope. Ancien nom de la figure dans laquelle on répétait la môme note divisée par la barre de mesure, sans être unie par la liaison.
Quaternaire. Ce qu'on appelle le quaternaire sacré de Pythagore comprend les nombres 1, 2, 3, 4, qui indiquent les proportions relatives de l'octave, de la quinte et de la quarte. Ces nombres correspondent aux notes do, do, sol, do, et on trouve en eux, de 1 à 2, la proportion de l'octave, de 2 à 3 celle de la quinte, et de 3 à 4 celle de la quarte.
Quatorzième. Septième, augmentée d'une octave.
Quatre mains. On appelle sonate à quatre mains une pièce composée pour être exécutée par deux personnes sur un même piano ; elles se placent l'une à côté de l'autre, et se divisent le clavier par moitié. L'octave ajoutée à cet instrument ouvre un champ plus vaste à la sonate à quatre mains, et donne à chaque exécutant une étendue de trois octaves. Malgré ces avantages, cette espèce de composition produit peu d'effet, et doit plutôt être considérée comme