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H Ci te allemande, avec cette différence que l'exécutant, au lieu de l'appliquer à ses lèvres soufflait dedans avec une de ses narines pendant qu'il bouchait l'autre avec le pouce. A ces instruments se joignaient quatre chanteurs qui observaient fort bien la mesure. Dans un concert on n'exécutait souvent qu'un seul air. Aujourd'hui nos programmes sont un peu plus chargés.
Dans les îles des Amis il y avait des femmes qui chantaient et s'accompagnaient en faisant claquer leurs doigts. La musique de ces peuples est encore maintenant aussi barbare que lorsqu'ils furent visités par le capitaine Cook.
Les Indiens du Chili se servent de flûtes faites avec les os des ennemis qu'ils ont tués dans les combats ; ils en font aussi avec des os d'animaux; mais les guerriers indiens ne dansent qu'au son des premières. Ils chantent tous à l'unisson, et à la fin de chaque air ils jouent delà flûte et d'une espèce de trompette : nos ritournelles ont le même but.
Les habitants de l'île de Tougo chantent souvent une chanson, espèce de récitatif, dont les idées sont assez poétiques, et qui est dite par les hommes et les femmes tout à la fois. Ils ont aussi un air mélancolique, sorte de complainte qu'ils chantent près des morts, comme le Dies iras.
Une tribu de Cafres, les Bachapins, n'ont qu'un seul instrument appelé lichaka, fait de roseau, et ne rendant qu'un seul son. Il y en a un pour chaque note, et lorsque plusieurs exécutants sont réunis, une partie joue à l'unisson pendant que les autres font entendre différents tons de l'échelle musicale.
Cet usage rappelle assez l'emploi de la pédale dans les orgues modernes.
Ce qui frappe le plus les sauvages, c'est le rhy thme : on a pu s'en convaincre en assistant aux danses de T. h- «