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(le fallacieux, et tient à la lettre ce qu'il promet pour les spectateurs, car le gouvernement se charge d'indemniser les directeurs de théâtre pour ces représentations gratuites : il leur alloue orduiairement, en pareil cas, le montant d'une recette calculée au maximum.
Dans l'ancien régime, les spectacles gratis offraient un yif attrait au peuple, qui avait peu de théâtres à bon marché. La rareté de ces représentntions, qui n'étaient guère données qu'à l'époque de naissance ou de mariage des princes de la famille royale, ajoutait ainsi à leur charme et à leur effet. L'amour-propre de la classe inférieure y était en ou're agréablement llatté, en voyant deux de ses corporations ouvrières occuper, dans ces solennités dramatiques, les loges du roi et de la reine.
Pendant la révolution, cette vanité avait un autre aliment dans la pompeuse rédaction des affiches, où les représentations gratuites étaient annoncées en gros caractères dans ces termes : Dimanche, pour le peuple.
On fait maintenant avec lui moins de façon : quand un modeste gratis par ordre, en caractères ordinaires, l'a convoqué à l'une de ces fêtes de la petite propriété, les places sont au premier occupant; mais la prudente administration du théâtre a fait fermer d'avance son élégant foyer.
C'est principalement vers l'Opéra, dont le haut prix est haliituellement moins accessible pour elle, que la foule se dirige dans ces occnsions. Le drame lyrique, il est vrai, n'est guère intelligible pour ce public d'exception; mais la danse légère et voluptueuse des nymphes et des boyadères du lieu est à la portée de tous les yeux, et les spectateurs non payants n'unt pas pour elles moins d'applaudissements que les autres.