XVI PRÉFACE
On sait peu de chose de la musique des Hébreux, et cependant la musique remplissait une place importante dans leurs cérémonies religieuses. Elle était une des magnificences du temple de Salomon, où un chœur nombreux de lévites , accompagné de harpes, chantait les louanges du Seigneur. Ce n'est pas ici le lieu de traiter cette matière, ni de parler des chants employés aujourd'hui dans les temples des Israélites, où toutes les prières se font encore en musique, de la récitation qui leur est particulière, de leurs accents vocaux. Disons seulement que les mots que l'on trouve dans les liwes saints sont pour la plupart des noms d'instruments de musique sur la signification desquels on n'est pas toujours d'accord.
Il faut mentionner aussi les mots qui appartiennent à diverses civilisations plus ou moins effacées, et qui servent à désigner différentes mélodies qui ont conservé à la fois, et leur individualité et leur nom primitif; comme les airs venus des pays du Nord, de l'Irlande, de l'Ecosse, de l'ancienne Angleterre, de l'Allemagne, de la Hongrie, de certaines parties de l'Italie, de l'Espagne, de la France; comme les chants nés dans les montagnes, qui ont un parfum plein d'une âpre suavité et qui leur est particulier. Ces airs sont tantôt des airs de danse, tantôt des chants consacrés à certaines cérémonies , à certains usages du pays ; d'autres sont des chants patriotiques, devenus comme des svmboles vivaces d'une nationalité