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Affinité des tons. On appelle ainsi les rapports plus ou moins étroits, plus ou moins nombreux que les tons possèdent les uns avec les autres.
Agvda. Instrument à vent des Egyptiens et des Abyssins, qui a la forme d'une flûte, et dont on joue avec une anche semblable à celle de la clarinette.
Agali keman. Instrument à archet des Turcs, quia une espèce de jambe, et dont on joue comme de notre violoncelle.
Agilité des voix. Exécution rapide de toute mélodie par le moyen des paroles ou de la simple vocalisation.
Agitato. Ce mot, écrit au commencement d'un morceau de musique, indique un caractère d'expression qui rend le sentiment vague du trouble et de l'agitation. Comme l'agitation ne saurait exister sans la vitesse, le mot allegro le précède ordinairement. S'il y a seulement agitatOy on sous-entend allegro. La. symphonie en sol mineur de Mozart, le duo de violon en fa mineur de Yiotti, renferment chacun un bel agitato.
Agnus dei. On appelle ainsi une prière de la liturgie catholique romaine qui commence par ces mots, et que l'on chante ordinairement avant la communion. Suivant une bulle du pape Sergius I^r, de 688, elle doit terminer la messe.
Agoge. Mot grec qui indiquait chez les anciens la forme mélodieuse dans la marche successive des sons, soit en montant, soit en descendant.
Agoge riiytidiiqle. Cette expression, chez les anciens Grecs, avait la même signification que notre mot mesure.
Agons musicaux. Luttes musicales, ou concours entre plusieurs instrumentistes ou chanteurs, pour un prix proposé, ainsi que cela se pratiquait dans les anciens jeux des Grecs, et se pratique encore aujourd'hui
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pour avoir une place vacante dans une chapelle ou dans un orchestre.
Agréable. Un morceau de musique d'un caractère agréable, est celui qui a un mouvement moderato : sa mélodie marche par gradation, évite les sauts, n'admet ni de nombreuses dissonances, ni de modulations éloignées.
Agréments. Les agréments sont des sons ou des groupes de sons ajoutés par l'exécutant à ceux qui sont notés pour amener les intonations, lier les sons en remplissant les intervalles qui les séparent et donner ainsi plus de variété, d'effet et d'expression aux compositions. Les principaux agréments sont : le port de voix, la roulade, le trille, le groupe, la mise des voix, l'appogiature, le mordant; ils sont employés de la même manière par les chanteurs et les instrumentistes. Les clavecinisles du siècle dernier employaient aussi des agréments qui s'appelaient pincé^ tremblement, arpègement, etc.
Air. Cette dénomination se donne en musique à un morceau dont le sens peut être compris étant exécuté par une seule voix ou un seul instrument, et lorsque ce morceau a toute l'étendue désirable pour constituer, d'après les règles de l'art, une pièce de musique bien complète. — Un bon air, pour mériter cette qualifiication, doit être un petit poëme musical^ et on en compte un très-petit nombre. Il doit avoir son exposition, son nœud et son dénouement, et surtout celte unité si précieuse dans les beaux-arts, lorsque l'on veut plaire ou charmer. — Voyez les mots Ariette, Rondeau, Barcarolle , Nocturne, Romance, Vaudeville, pour connaître leurs liens de parenté avec Tair dont ils sont issus, et savoir à quel degré de filiation les placent leurs titres.
Aliquotes. En musique Ton entend par parties aliquotes les sons secondaires qu'un corps sonore mis
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en vibration fait entendre en môme temps que le son principal. Quand un frappe ou pince un corps sonore, si l'on y prête attention, on entend vibrer plusieurs sons : mais celui qui frappe le plus l'oreille après le son principal, c'est le douzième, et ensuite le dixseptième. Ces deux sons rapprochés de la tonique, ou son principal, donnent la quinte ou la tierce : en résumé, on appelle parties aliquotes les sons concomitants qu'une corde fait entendre simultanément avec le son principal.
Alla brève, Alla capella. Indication d'une mesure à quatre temps, que Ton ne bat que par deux, à cause de sa vitesse. Les notes se frappent également en matière de chant d'église. Dans les compositions musicales cette manière de mesure s'annonce par un C carré. Quoiqu'elle se trouve dans la musique profane, on ne s'en sert guère que dans la musique d'église, di capella f d'où vient l'indication alla capella.
Alla palestrina. C'est ainsi qu'on nomme quelquefois le contrepoint jugué, parce que le fameux Palestrina l'a porté à son plus haut degré de perfection. Ce contrepoint consiste à prendre un sujet un trait de plain-chant, tiré de la pièce de plain-chant que portent les paroles, et à le développer en manière de fugue.
Alla zoppa {à la boiteuse) ^ c'est une suite de figures dans lesquelles, entre deux notes d'une égale valeur, se trouve une note de la valeurdesdeux autres réunies.
Allegretto. Diminutif d'a//e^ro, indique un mouvement gracieux et léger, qui tient le milieu entre Vallegro, et Vandantino.
Allegro. Quoique ce mot signifie gai, il ne faut pas croire que le mouvement qu'il indique ne soit propre qu'à des sujets joyeux. C'est son degré de vitesse qu'il faut considérer, puisque ce mouvement s'applique parfois à des morceaux qui resf>irent l'emportement et le desespoir.
Vallegro est le mouvement le plus vif après le presto ; mais il reçoit tant de modifications selon la mesure et les passions des divers morceaux de musique, et même selon la nature des compositions, que l'on pourrait parcourir les deux tiers du métronome sans sortir du domaine de Vallegro.
Le mot allegro ,%Q,ï:\i en tête d'un concerto, d'un air de bravoure, d'une polonaise, marque un mouvement modéré. Le même mot commande une grande vitesse, s'il s'agit d'un menuet de symphonie, ou d'une ouverture d'opéra.
Alléluia.. Mot hébreux qui signifie louez le Seigneur. Saint Jérôme est le premier qui ait introduit le mot alléluia dans le service de l'Église. Pendant longtemps, on ne l'employait qu'une seule fois l'année dans l'Église latine, savoir le jour de Pâques. Mais il était plus en usage dans l'Eglise grecque, où on le chantait dans la pompe funèbre des saints. Cette coutume s'est conservée dans cette Eglise, ou l'on chante même Y alléluia pendant le carême. Saint Grégoire le Grand ordonna qu'on le chanterait aussi toute l'année dans l'Eglise latine; ce qui donna lieu à quelques personnes de lui reprocher une prédilection marquée pour le rite des Grecs. Dans la suite, l'Eglise romaine supprima le chant alléluia dans l'office de la messe des morts, aussi bien que depuis la Septuagésime, jusqu'au graduel de la messe du samedi saint, et elle y substitua ces paroles : Laus tibi, Domine, rex œternœ gloriœ, comme on le pratique encore aujourd'hui. Haendel a composé sur ce thème un morceau de musique devenu célèbre.
Allemande. Danse originaire de l'Allemagne. Cette figure chorégraphique, composée de passes tout à fait pittoresques, et dans laquelle un cavalier semble coqueter entre deux dames et les courtiser tour à tour, s'exécute avec un air très-gai dont la mesure se bal à