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encore d'un seul coup d'archet. — Chacune de ces trois espèces, qui peut avoir lieu tant en poussant qu'en tirant, est soumise aussi à différentes modifications qu'on doit appliquer selon le mouYement et le caractère de la composition musicale.
Archet. L'archet se compose d'une baguette de bois dur et d'un faisceau de crins de cheval assujétis à ses deux bouts et tendus au moyen d'une vis. C'est en frottant l'archet sur les cordes qu'on obtient un frémissement qui agite l'air et le fait vibrer dans la table d'harmonie des violons, des violes et des basses. Pour donner plus de force à l'action de l'archet sur les cordes, on enduit l'archet de colophane.
C'est Tartini qui a appris aux violonistes à se servir de l'archet et leur en a révélé la magie. C'est de la manière de le tenir et de le gouverner que dépendent la force, la douceur, l'intensité des sons.
Archeggiare (manier l'archet). Se servir de l'archet sur les instruments à cordes.
Archicembalo. Ce clavecin, qui avait des cordes et des touches particulières pour les sons enharmoniques, fut inventé par Nicolas Yicentino dans le 16e siècle.
Archichantre. Dignité ecclésiastique, directeur des chantres.
Archives musicales. Lieu où l'on garde toute espèce de compositions musicales nécessaires au service des chapelles, des académies, des cours, des théâtres, des maisons particulières. — Les archives musicales de la chapelle pontificale dans le palais Quirinal sont les plus riches et les plus importantes de l'Europe: on y compte 350,400 volumes, qui contiennent les compositions musicales df;s écoles romaine, vénitienne et napolitaine, et 300 volumes renfermant un choix précieux de documents de littérature musicale.
Archiluth. Nom ancien d'un théorbe.
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Archiparaphomste. CVsl le nom que l'on donnait anciennement à l'arcliichanlre qui devait chanter l'introduction de la messe et présenter l'eau au prêtre.
ÀRDiTO. Ce mot écrit en tête d'un morceau de musique demande que l'on fasse ressortir avec éclat les principales notes de la mélodie, et que l'on mette une certaine énergie dans l'exécution des accents grammaticaux et oratoires.
Ariette. Diminutif d'air, dérivé, selon Saumaise, du latin œra. On appelle ariette un chant formé d'une suite de phrases mélodiques, rhythmées et coupées par des repos qu'on nomme cadences. Ce chant est ordinairement fait pour être exécuté par un instrument quelconque, ou adapté à certaines poésies faites pour être chantées. — Chaque sorte d'ariette porte un nom particulier, selon le caractère qui lui est propre. Autrefois le nombre en était considéra tie; ainsi, l'on avait les viUanelles, les ariettes de bravoure les bourrées, les (jifjues, les cavatines, les bar Girolles, les gavottes, les passe-pieds, les musettes. -- De toutes ces ariettes peu sont encore en usage aujoiiidliui, et à l'exception doA'air déclamé, du grand air, de la carabine, du rondeau, de la barcarolle, de la romance, et de quelques autres, les compositeurs modernes no s'assujettisseîil plus guère à telle ou telle forme pour le caractère et la coupe de leurs airs. — L'ariette est, en général, un petit air détaché, léger et gracieux, qui tient le milieu entre la romance et la chanson. Les ariettes étaient fort en usage vers le milieu et la fin du dix-huitième siècle ; elles sont maintenant presque entièrement passées de mode. — On appelait autrefois ariette de bravoure, ce que nous désignons aujourd'hui sous le nom d'a/r à roulades. Les ariettes composées avant le quinzième siècle portaient prestjue toutes le nom de chanson.
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Arioso. Ce mot italien, placé à la tète d'un morceau de musique, indique une manière de chant expressive et soutenue.
Aristoxéniens. Disciples d'Aristoxène, maître de musique grec, et inventeur d'un système opposé à celui de Pythagore, puisqu'il se basait sur le jugement de l'oreille, tandis que ce dernier était appuyé sur le calcul.
Armarils. Archich antre dans les couvents, et même le gardien des livres d'église.
Armer la clef. C'est mettre auprès d'elle les accidents convenables au ton dans lequel on veut écrire la musique.
Armure. Voyez le mot précédent: Armer la clef."
Arpège. De l'italien arpegio et arpa^ harpe. — Manière de faire entendre successivement tous les sons qui entrent dans la composition d'un accord, au lieu de les frapper simultanément. Le piano et la harpe ne pouvant rendre que des sons qui ne durent pas, on est quelquefois obligé, pour soutenir l'harmonie, de frapper plusieurs fois et l'une après l'autre les touches ou les cordes de ces instruments. Ce qu'on fait par nécessité, on le fait aussi par goût. Il y a des instruments qui ne peuvent faire entendre que deux sons à la fois, comme le violon, le violoncelle et la viole, et d'autres qui n'en peuvent rendre qu'un seul, comme tous les instruments à vent. Si donc l'on veut faire entendre sur ces instruments une harmonie pleine, on est obligé de jouer alternativement sur chacune des noies qui composent les accords dont on fait usage. C'est ce qu'on appelle a?7;é^er ou faire des arpèges. — Les arpèges se font plus souvent sur le violon, le violoncelle, le piano et la harpe, en allant du grave à l'aigu, et revenant sur les mômes notes de l'aigu au grave. — Les arpèges ne peuvent être exécutés avec la même facilité par les instruments à vent que par