ASS
une espère de soupir à peine marqué pour orner son chant avec l'aspiration ; ou lorsqu'un chanteur, pnr ce moyen et sans qu'on s'en aperçoive, sait prendre la respiration, et peut ensuite prolonger insensiblement, au grand plaisir et au grand étonnement de l'auditeur, la tenue et la progression de la voix.
AssYRIE^s, Musique des Assyriens, des Babyloniens, des Mèdes, des Perses, etc..
Nous n'avons point de documents assez précis pour parler en détail et avec connaissance de cause de la musique de chacun de ces peuples en particulier. Ce qui nous intéresse avant tout, c'est de savoir qu'ils l'ont aimée et pratiquée.
Il n'est pas étonnant, dit Piollin, que, dans un pays comme l'Asie, livré au plaisir, aux délices et à la bonne chère, la musique, qui en faisait le principal assaisonnement, y ait été en honneur et cultivée avec un grand soin. Le seul nom des principaux modes de l'ancienne musique, et que la moderne a conservé, le Dorieiiy le Phrygien ^ le Lydien, l'Ionien l'EoUen, marque quel a été le lieu de sa naissance ou du moins celui où elle s'est accrue et perfectionnée.
L'écriture Sainte nous apprend que, du temps de Laban, la musique et les instruments étaient fort en usage dans le pays qu'il habitait, c'est à dire dans la Mésopotamie, puisque entre autres reproches qu'il fait à Jacob, son gendre, il se plaint que par sa fuite précipitée il ne lui ait pas laissé l'occasion de le reconduire, lui et sa famille, avec des chants de joie, au bruit des tambours et au so)i des harpes.
Dans le butin que Cyrus lit mettre à part pour Cyaxare, son oncle, il est fait mention de deux musiciennes très-habiles qui accompagnaient une dame de Suse et qu'on avait fait prisonnières avec elle...
Il est à remarquer que, dans les livres de plain- (hant moderne, et à la fin des ))réviaires, on a rap-
AIJG 73
porté aux différents modes précipités les différents tons qui sont en usage dans les chants de l'Église. Le 1er et le 2e ton appartienennt au mode dorien, le 3© et le 4e au mode phrygien ; les autres aux modes lydien etmixolydien.
AsTABOLO. Instrument de musique des Maures, qui ressemble au tambour.
Atiiena. Espèce de flûte des anciens Grecs. On croit que Nicopliôle a été le premier à s'en servir dans les hymnes à Minerve. Il y avait aussi une espèce de trompette appelée atliena.
A TROIS, QUATRE, CINQ PARTIES. Composition musicale dans laquelle trois, quatre, cinq voix sont unies harmoniquement , de manière à ce que chacune d'elles exécute une mélodie différente de l'autre.
Attaca. Ce mot, quand il précède an morceau de musique, signifie que ce morceau suit immédiatement le précédent sans aucun repos.
Attaquer. C'est l'action du chanteur ou de l'instrumentiste qui commence un morceau de musique, ou le continue après un silence. On prend aussi ce mot dans le sens d'cntotiner, émettre la voix, et pour indiquer l'entrée immédiate d'une partie quelconque dans l'exécution d'un morceau de musique vocale ou instrumentale. On attaque le son avec grâce, force, netteté.
Aubade. Musique qu'on exécute à l'aube du jour sous les fenêtres de quelqu'un.
Augmenté. L'intervalle naturel qui sépare deux notes étant altéré par un dièse ou un bémol, on dit qu'il est augmenté quand le signe qui l'altère augmente cet intervalle naturel.
Les harmonistes français du IS^e siècle appelaient superflus les intervalles augmentés. Cette expression n'est pas rationnelle : il n'y a rien de superflu dans les éléments constitutifs d'un art,
AULEM.VTA. Sonate de flûte et de fifre. ^ AuLÈTE. Jouour de flûte.
AuLÉTiQLE. Art de Jouer de la flûte.
AuLOs, mot grec, qui se rend ordinairement par flûte.
AuR.\ (guimbarde). Nom particulier de l'instrument appelé en italien spassa pcnsieri.
Dans les dernières années qui viennent de s'écouler, on a perfectionné cet instrument, en réunissant six, dix guimbardes en une seule, et plus encore. La Gazette musicale de Leipsick de l'année 1816 contient dans son numéro 30 une description détaillée de la guimbarde, avec plusieurs morceaux de musique que l'on peut exécuter sur cet instrument.
Auteurs dramatiques. Dans le siècle de Louis XIV et même dans le dernier siècle, les ouvrages dramatiques étaient d'un faible rapport. Corneille mourut pauvre. Racine, quoique historiographe et pensionné, n'avait que de l'aisance. Nous n'avons vu nulle part que Molière ait acheté des terres , et si Regnard en eut une, ce fut comme trésorier de France, et non comme poète dramatique. — Les auteurs de ballets, de libretti ou de poèmes lyriques ne furent pas plus heureux. Quinault et Benserade, ces habiles collaborateurs de Lulli , n'amassèrent point de rentes avec leurs ouvrages, et vécurent des faveurs de la cour.
L'auteur de Figaro , homme d'esprit et de talent, qui savait compter aussi bien qu'écrire, mérita la reconnaissance de ses confrères en réclamant et obtenant pour tous des rétributions qui rendirent leurs travaux plus fructueux. Ainsi le produit très considérable alors, de la location des loges à l'année, fut ajouté à ia recette journalière sur laquelle se prélevaient leurs droits. On raya aussi du règlement de l'Opéra et de la Comédie-Française l'article abusif par lequel une grnnde pièce devenait In propriété