‹ Dictionnaire de musique théorique et historique (volume 3)Chapitre 46 sur 112 · AUT · texte numérisé non relu

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du théâtre, à partir du jour où elle n'avait pas produit une somme déterminée. Un grand abus existait encore. Les théâtres de province pouvaient s'emparer de tous les ouvrages représentés à Paris, sans rien payer aux auteurs et aux compositeurs. La révolution de 89 détruisit cet abus. Ce fut encore Beaumarchais qui, secondé par Mercier et plusieurs gens de lettres, obtint de l'assemblée constituante la liberté des théâtres et l'obligation pour tous, sans exception, de traiter de gré à gré avec les auteurs, avant de pouvoir repérsenter leurs ouvrages. Ces améliorations ont été complétées depuis que les auteurs et compositeurs dramatiques, sentant aussi la nécessité d'avoir leur assemblée représentative, ont formée une commission chargée, entre autres attributions, de défendre et de protéger leurs intérêts.

Automates musiciens. On a avancé à ce sujet un grand nombre de faits plus ou moins fabuleux, plus ou moins invraisemblables, qu'il serait trop long de reproduire ici. — Le plus célèbre des automates musiciens est celui que l'abbé Mical construisit Yers la fin du siècle dernier. Il fit un groupe de figures qui jouaient de différents instruments et formaient un concert. En 1780 et 1783 il présenta à l'Académie des sciences deux têtes humaines qui avaient, dit-on. la faculté d'articuler des sons. Suivant Yicq d'Azyr, qui fit un rapport sur ces machines, Mical avait atteirit en partie le but qu'il s'était proposé. Mais il avouait que les sons rendus par ces têtes n'étaient que des imitations très-imparfaites de la Yoix humaine. — Yoici le mécanisme de ces automates : les têtes posaient sur des boîtes dans l'intérieur desquelles on avait disposé des glottes artificielles qui rendaient des sons plus ou moins graves. On faisait parler ces glottes au moyen d'un clavier. Le joueur de flûte et le joueur de tambourin de Yaucanson sont beaucoup plus célèbres 3 «

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