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de foiiel sans en délruiro ontièromenl rexpression, comme un sommeil, un nocturne, une cavatine pleine de sentiment et de suavité, et toute espèce de chant qui doit finir piano. Ces morceaux n'en seront pas moins applaudis, s'ils sont d'ailleurs bien faits. Au surplus, ce n'est pas aux bravos d'un moment que prétend l'homme de génie, mais à une estime durable.
Couplet. Nom qu'on donne dans les romances et les chansons à cette partie du poëme qu'on appelle strophes dans les odes.
Coupure. Suppression que l'on fait d'un certain nombre de périodes dans le courant d'un morceau de musique, pour en rendre la marche plus rapido. C'est aux df^rnières répétitions d'un opéra que se font habituellement les coupures. Celles-là sont réglées sur le besoin que l'on a de passer plus vite de telle situation à telle autre, et d'activer ainsi le jeu de la scène. On les demande au compositeur, qui du premier coup d'œil voit ce qu'il doit sacrifier, et qui d'un trait de plume a bientôt rajusté les deux bouts.
Courante. Air à trois temps, propre à une danse ainsi nommée à cause des allées et des venues dont elle était remplie. Cet air n'est plus en usage, non plus que la danse dont il porte le nom.
Couronne. Trait en demi-cercle qui couronne le point d'orgue et le point d'arrêt ou de repos. Les Italiens nomment souvent couronne, corona, le point d'orgue lui-même.
Couvert. Ce mot indique qu'on doit couvrir d'un drap les timbales, afin d'en amortir le son.
11 y a des octaves et des quintes que, dans les écoles d'harmomie, on appelle couvertes ou cachées y on fait une quinte ou une octave cachée lorsqu'on marche à la quinte ou à l'octave par mouvement direct.
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Crembalum. Instrument des Romains, qui, selon quelques-uns, ressemblait aux castagnettes, et, selon plusieurs autres, n'était qu'une guimbarde.
Crescendo. Ce mot italien signifie en croissant, en augmentant. Le crescendo consiste à prendre le son avec autant de douceur qu'il est possible, et à le conduire par degrés imperceptibles jusqu'au plus grand éclat. Cet effet est fort beau, et termine bien une symphonie. Presque toutes les ouvertures d'opéra arrivent à leurs derniers effets par un crescendo.
Crescere (monter). On dit en italien qu'un chanteur cresce, qu'un instrumentiste cresce (joue ou chante trop haut), lorsque leur intonation est plus élevée qu'elle ne doit être. La cause de ce défaut est naturelle ou accidentelle.
Crible. Planche percée de trous, qui est destinée à maintenir les tuyaux dont les embouchures sont placées dans le sommier de l'orgue.
Crier. C'est exagérer la force des sons de la voix en chantant. Ce défaut est celui des chanteurs dont la voix ne se produit point avec facilité.
Cristallocorde. Nom d'un clavecin inventé à Paris en i785, par un certain Boyer, Allemand. Cet instrument avait des cordes de cristal .
Critique musicale. La véritable critique musicale suppose de grandes et profondes connaissances dans l'art, ainsi qu'un goût exquis. Elle ne se contente pas seulement d'examiner les compositions d'après leur forme extérieure et technique, mais encore elle les apprécie d'après leur caractère esthétique. Si en outre cette critique est impartiale, claire, écrite dans un langage convenable, dégagée de toute passion, elle encouragera l'art, perfectionnera le goût. Il faut avouer pourtant, qu'à part de rares et honorables ex-
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Déplions, (le trilles critiques ne remplissent pas son» \(n\l les colonnes de nos journaux périodiques.
Croisé. Les parties se croisent, lorsque la plus élevée, en descendant, se trouve plus basse que la partie qui était auparavant plus grave, laquelle, en montant, devient à son tour la plus élevée.
Crodias. Nom grec des flûtes.
Croix. Signe qui marquait le trille dans l'ancienne musique. On se sert d'une petite croix pour désigner dans une basse chiffrée les intervalles augmentés. La quarte augmentée se chiffre par un quatre précédé d'une croix, -f- 4. Quelques auteurs chiffrent l'accord de la septième dominante par un sept avec une croix audessous, .j.. La petite croix indique presque toujours que c'ost une note scmible qui forme l'intervalle indiqué.
Cromorne. Mot tiré de l'allemand, et qui signifie cor tordu. Cet instrument est représenté comme une corne de bœuf tordue, avec quatre trous dans la partie inférieure. C'est aussi le nom d'un jeu de l'orgue. Il joue à l'unisson de la trompe, mais donne un son moins éclatant. Il se place au clavier du positif. (Voyez Orgue.)
Croque-INote. Nom qu'on donne par dérision à ces musiciens ineptes qui, versés dans la combinaison des notes, et en état de rendre à livre ouvert les compostions les plus difficiles, exécutent au surplus sans sentiment, sans expression, sans goût. Un croque-note rendant plutôt les sons que les phrase, lit la musique la plus expressive sans y rien comprendre, comme un maître d'école pourrait lire un chef-d'œuvre d'éloquence écrit avec les caractères de sa langue, dans mie langue qu'il n'entendrait pas.
Crotales. Instrument de percussion composé de deux pièces de fer resspinblant ass'v. à deux écuell<\s
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ruiules, loil épaisses et peu concaves. On en joue de la même manière que des cymbales. Les crotales sont encore en usage en Provence, où elles ont reçu le i)om de Chaplachoon. (Voyez Cimbales antcques.)
Cruha. Les Latins donnaient ce nom à certains instruments formés de plusieurs vases de terre en forme d'huîtres, ou autrement ; en les frappant les uns contre les autres, ils produisaient un son.
Cruscitiros. C'est le nom d'une chanson de danse des anciens Grecs, accompagnée de flûtes.
Cuvette. La cuvette est une partie de la harpe qui sert de base à l'instrument ; elle contient le mouvement par lequel les pédales attirent les tringles qui mettent en jeu le mécanisme renfermé dans la console. A chaque côté de la cuvette figurent les pédales: il y en a quatre à droite et trois à gauche.
Cv.MBALE. Jeu d'orgue, à bouche et enétain. Il est compris parmi les jeux de mutations et diffère seulement de la fourniture parla grosseur moindre de ses tuyaux.
Cymbales. Instrument de percussion composé de deux plaques circulaires d'airain , d'un pied de diamètre et d'une ligne d'épaisseur, ayant chacune à leur centre une petite concavité et un trou dans lequel on introduit une double courroie. Pour jouer de cet instrument, on passe les mains dans ces courroies, et l'on frappe les cymbales l'une contre l'autre du côté creux. Le son qu'elles rendent, quoique très-éclatant, n'est pas appréciable.
On réunit les frappements des cymbales à ceux de la grosse caisse, pour marquer lerhylhme, ou seulement la mesure, dans les marches guerrières, les airs de danse fortement caractérisés, et les ouvertures, symphonies et chœurs qui ont une couleur militaire.
Les sons frémissanls et grêle des cymbales , dont le bruit domine tous les autres bruits de l'orchestre, réunis aux sifflements aigres de la petite flûte et à des coups bien rliythmés des timbales ou des tambours, expriment avec une vérité effrayante , soit des sentiments de férocité, soit une orgie bacchique où la joie tourne à la fureur. On connaît le prodigieux effet produit par les cymbales dans le chœur des Scythes, de Gluck.
CvMBVLES ANTIQUES. « Elles sout fort petites, dit M. Berlioz, et leurs son est d'autant plus aigu qu'elles ont plus d'épaisseur et moins de largeur. J'en ai vu au musée de Pompeï, à Naples, qui n'étaient pas plus grandes qu'une piastre. Le son de celles-là est si aigu et si faible qu'il pourrait à peine se distinguer sans un silence complet des autres instruments. Les cymbales servaient, sans doute, dans l'antiquité, à marquer le rhythme de certaines danses, comme nos castagnettes modernes. »
CzACAN. Espèce de flûte, en forme de canne, qui a eu de la vogue en Allemagne, vers 1800, et pour laquelle on a écrit beaucoup de musique. Le son en était très-doux.
D, D SOL RÉ, ou D LA RÉ. Ces cxprcssious, qui dérivent de l'ancienne manière de solfier, désignent le second degré de la gamme diatonique , lequel , dans le solfège moderne, s'appelle ré.