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font deux parties qui montent ou descendenl ennième temps.
Directeur de théâtre. En France, c'est celui qui tient du gouvernement le privilège en vertu duquel il dirige à ses risques et périls, en fournissant caution, un théâtre subventionné ou non subventionné. En Italie, on l'appelle iî»/i?Tsarzoet c'est lui qui cautionne la subvention votée par la commune. Il doit se soumettre aux volontés d'une direction qui préside aux spectacles. Ordinairement ce sont les nobles, les dignitaires, les magistrats, en un mot les personnages les plus distingués de la ville, qui sont appelés à former celte commission ou direction. Elle choisit les artistes sur ime liste que l'entrepreneur, c'est-à-dire Vimpresario doit présenter à une époque convenue et fait ellemême la répartition de leurs appointements. Voilà pourquoi en Italie les artistes dits de Cartello gagnent des sommes considéi-ables, tandis que la masse vit presque de privations.
Dis. Nom du ré dièse dans la solmisation des Allemands; c'est ainsi qu'ils désignent quelquefois le ton de miB.
Disc.visT ou Déchant. C'est-à-dire double chant. C'était, dans nos anciennes musiques, cette espèce de contre-point que composaient sur-le-champ les parties supérieures, en chantant impromptu sur le ténor ou la basse. Dans les comj^josilions écrites pour deux voix, on appelait discant la voix qui accompagnait le chant principal.
DiscoRD. Qui n'est pas d\aecord : un violon discord, un piano discord.
DiscoRD.viNT. On appelle ainsi tout instrument dont on joue et qui n'est pas d'accord, toute voix qui chante faux, toute partie qui ne s'accorde pas avec les autres.
Discorde. Instrument des peuples de l'antiquité,
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particulièrement des Égyptiens. 11 avait la forme d'un luth aplati, avec un long manche, et il était formé de deux cordes.
Discorder. Être discordant.
DiSDiÀPASON. Double octave : on donne aussi ce nom à un jeu d'orgue.
Disjoint. Les intervalles disjoints sont ceux dont les sons qui les composent ne se suivent pas immédiatement, mais sont séparés par des degrés intermédiaires, comme ut, mi; fa, la.
Disposition. Ce mot désigne un certain degré de facultés innées pour apprendre une chose. Il a des dispositions pour la musique, signifie il possède les dons de la nature pour faire des progrès en s'appliquant à cet art.
Dissonance. On entend en général par ce mot un intervalle qui cause à l'oreille une sensation plus ou moins fâcheuse. Cependant la dissonance n'exclut pas complètement les sensations agréables. Ménagée avec goût, elle embellit la composition, et fait disparaître celte monotonie fatigante qui résulterait de la continuité d'accords consonnants.
Aux intervalles dissonants appartiennent : lo la quarte naturelle, si elle est un retard de la tierce ; 2'^ la quinte diminuée avec son renversement, la quarte augmentée ; 3° la quinte augmentée et la quarte diminuée ; 4o la sixte augmentée ; 5o toutes les secondes et les septièmes ; 6o toutes les neuvièmes; 7'> la onzième et la treizième.
Les dissonances doivent-elles se résoudre toujours en descendant? Presque tous les théoriciens répondent d'une manière affirmative. Par une conséquence immédiate de cette règle, on défend de retarder aucune note que l'on veut faire monter, si le retard produit une dissonance. En effet, on ne peut pas la faire
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monter si toute dissonance doit se résoudre eu descendant.
On n'excepte que la sensible dont l'attraction vers la tonique absorbe la sensation de la dissonance, et celle-ci, non-seulement ne blesse pas l'oreille dans son mouvement ascendant, mais la satisfait par une des conséquences les plus nécessaires de la loi de tonalité. En effet, la tonalité exige que la sensible se résolve en montant vers la tonique. Celte règle souffre peu d'exceptions.
Dithyrambes. Danses accompagnées de chant et de musique instrumentale, exécutées en l'honneur de Bacchus.
fi Dithyrambique. C'était, dans l'ancienne musique
grecque, un certain style qu'on appelait aussi bachif/ncy parce qu'il était dédié à Bacchus. Selon quelques théoriciens, ce style était caractérisé par l'emploi des sons moyens du système.
DiTON. Tierce majeure.
DiTTONKLAsis. Nom doiiué par le mécanicien Mul- 1er, de Vienne, à un clavecin inventé par lui en 1800. Cet instrument était composé de deux claviers dont les cordes étaient accordées à l'octave l'une de l'autre : il s'y trouvait aussi une lyre avec des cordes de boyau.
Divertissement. C'est un terme générique dont on se sert pour désigner tous les petits poèmes mis en musique pour des fêtes particulières, et les danses mêlées de chant qu'on plaçait à la lîn des opéras.
Divertissement. Morceau de musique d'un genre léger et facile, composé pour un ou plusieurs instruments. Le divertissement n'est quelquefois qu'une suite d'airs connus, ajustés les uns aux autres et mêlés de variations. Nous avons de tivs-agréables divertissements de Yiotli, de Beriot, pour piano et violon, de H. llerz. deThalberg, deListz, de Prudent, deDoehIer, de H. Berlin i, pour piano.
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DiVERTissEME.NT. Oïl appelle aussi divertissement les passages de la fugue d'école qui servent de transilions pour promener le sujet principal dans différents tons.
DivisARiuM. Nom latin du quatrième tétracorde du système des Grecs .
Divisi (divisés). Lorsque ce mot se trouve dans les parties des premiers violons, au-dessus de passages entiers écrits avec leur octave, il signifie que l'exécution de ces passages est divisée en deux, c'est-à-dire que l'un des exécutants joue les notes supérieures de l'octave, et l'autre les notes inférieures.
Division des rapports. Les intervalles peuvent être classés sous trois espèces de divisions différentes, savoir : la division arithmétique ^ la division /iarmomV/i/e et la division géométrique. Les deux premières ont entre elles ceci de commun, que le nombre majeur est attribué au son fondamental, et occupe la pre» mière place dans le calcul.
Dixième. Intervalle qui comprend dix sons, ou la tierce de l'octave. En harmonie, la dixième est toujours considérée comme la tierce et porte toujours ce nom, excepté 1° dans la basse chiffrée, quand la neuvième monte à la tierce; on la marque alors avec un dix, et on l'appelle une dixième; 2° dans le contrepoint double, attendu que le renversement ne se fait jamais à la tierce, mais toujours à la dixième.
Dix-HUiTiÈME. Double octave de la quarte.
Dix-septième. Double octave de la tierce.
Dix-TsEuviÈME. C'est la double octave de la quinte.
Docteur en musique. Les dignités académiques de la musique ne se trouvent que dans deux universités, dans celle d'Oxford et dans celle de Cambridge, en Angleterre. Le titre de bachelier est le grade inférieur de ces dignités, et le litre de docteur en est le grade supérieur.
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Doigter. C'est faire marcher d'une manière convenable et régulière les doigts sur quelque instrument, et notamment sur l'orgue et le piano, pour en jouer le plus facilement et le plus nettement qu'il est possible. Sur les instruments à manche, tels que le violon et le violoncelle, la plus grande règle du doigté consiste dans les diverses positions.
DoLCE (doux). Ce mot, placé sous une phrase de chant, indique une manière d'exécuter douce, moelleuse, expressive, gracieuse et caressante, qui n'exclut pas une certaine vigueur dans le son, sans le porter néanmoins au delà du mezzo forte.
Dominante. C'est, des trois notes essentielles du ton, celle qui est une quinte au-dessus de la tonique. La tonique et la dominante déterminent le ton ; elles y ont chacune la fondamentale d'un accord particulier, tandis que la médiante, qui constitue le mode, n'a point d'accord à elle, et fait seulement partie de celui de la tonique.
On a donné ce nom de dominante à la quinte du ton, attendu qu'elle domine toujours et s'emploie dans une infinité d'accords qui n'admettent pas la tonique.
Dominante. C'est, dans le plain-chant, la note que l'on rebat le plus souvent, à quelque degré que l'on soit de la note finale.
Le premier ton du plain-chant a sa dominante à la quinte de la finale,
Le second à la tierce mineure.
Le troisième à la sixte mineure,
Le quatrième à la quarte.
Le cinquième à la quinte,
Le sixième à la tierce majeure.
Le septième à la quinte,
Lt le huitième à la quarte.
C'est la diversité des dominantes qui, jointe aux