‹ Dictionnaire de musique théorique et historique (volume 3)Chapitre 90 sur 112 · FAN · texte numérisé non relu

FAN

cuivre fiiit entendre sans le secours d'une clef. Les fanfares sont des airs variables, capricieux, de circonstance, que produisent dans l'infanterie les clairons à clef, et que produisent dans la cavalerie les bugles à clef, les cors, les ophicléides, les trombones, les trompettes. Aujourd'hui, ce mot fanfare s'applique plus spécialement aux musiques de cavalerie, composées uniquement d'instruments de cuivre. — Fanfare se dit aussi, en lerme de chasse, de l'air qu'on sonne au lancer du cerf.

Fantaisie. Les grands maîtres, tels que Bach et ' Mozart, ont eu recours à la fantaisie pour ouvrir un champ plus vaste à la fécondité de leur génie, et trouver ainsi le moyen d'employer une infinité de recherches harmoniques, de modulations savantes et hardies, de passages pleins de fougue et d'audace, qu'il ne leur était pas permis d'introduire dans une pièce régulière. Telle était la fantaisie entre les mains de ces compositeurs illustres. Elle a bien dégénéré depuis. Ce n'est plus maintenant que la paraphrase d'un air connu, d'un refrain qui court les rues, que l'on varie de toutes les manières. Ce genre, que l'absence du talent et l'impuissance de créer une bonne pièce originale ont pu seules mettre en crédit pendant quelque temps, est aujourd'hui peu cultivé par les compositeurs célèbres.

Parmi les fantaisies les plus remarquables, nous devons citer particulièrement celles mises à la mode par Steibelt, qui publia, vers 1815, sa fameuse ïantaisie sur les airs de la Flûte enchantée. Peu de morceaux de piano ont obtenu un pareil succès. Le même compositeur en écrivit d'autres sur le môme modèle ; cent pianistes se jetèrent dans cette carrière, et tous les éditeurs de musique voulurent avoir des fantaisies.

Depuis cette épo([ue, raiiciemie, la belle fantaisie

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