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GAL

G. Cette lettre est le signe par lequel on indique encore la cinquième noie de la gamme d'«/, c'est-àdire le sol dans la solmisation allemande et anglaise.

Gré sol. Ancien nom du sol dans la solmisation française.

Gaillarde. Ancien air de danse d'un monvement animé, en mesure ternaire. Il se jouait dans les seizième et dix-septième siècles après la pavane et autres danses lentes.

Gajo, Gai. Celte expression italienne, placée en lôte d'un morceau de musique, signifie que le mouvement et le caractère du morceau doivent être vifs et animés.

Galoubet. Instrument à vent dont l'usage est fort ancien en France, et qui depuis plus de deux siècles n'est cultivé que dans In Prc>vence. Le galoubet est le plus gai de tous les instruments champêtres et le plus aigu des instruments à vent. Ce n'est qu'à force de travail et de soins que l'on parvient à bien jouer de cet instrument qui n'emploie que la main gauche, et sur lequel il faut former deux octaves et un ton avec trois trous seulement. Le galoubet ne va pas sans le tambourin, sur lequel l'exécutant marque le rhylhmeet la mesure en le frappant avec une bai^uette.

Les joueurs de galoubet sont très-communs en Provence et dans quelques parties du Languedoc; il y en a d'une force extraordinaire et qui exécutent des

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concertos de violon sur leur instrument. On en rassemble jusqu'à vingt-cinq dans une fête champêtre, et quoique leur musique soit toujours gaie et rapide, l'ensemble le plus parfait ne cesse jamais d'exister entre eux.

Gamma. Troisième lettre de l'alphabet grec, qui correspond à notre G. Anciennement on donna le nom de gamma à l'échelle de Guido, où la corde la plus grave était marquée par le 50/ et appelée hypo-proslambanomenos.

Gamme. Tout système de musique ou tonalité possède une espèce de formule appelée ,^a7?i?ne, qui le résume et le représente. Ainsi la gamme des Grecs résume et représente leur système de musique ; ainsi notre gamme moderne résume et représente notre tonalité moderne.

Une gamme est tout bonnement une série ascendante ou descendante de sons , que l'on a disposée d'une manière conforme à la tonalité qu'elle doit représenter.

Notre gamme est composée de huit notes, dont la huitième est la répétition de la première à l'octave, nom qui vient du latin octavuSy huitième y et que l'on donne à l'espace entier occupé par la gamme, parce que celle-ci est composée de huit notes , et à la huitième de ces notes en haut ou en bas, par la bonne raison qu'elle est la huitième.

Ces huit notes sont désignées par ces huit syllabes : ut ou do, ré, mi, fa, sol^ la, si, ut.

Ces notes sont séparées les unes des autres par des intervalles qui ne sont pas tous égaux : les uns ont une certaine étendue appelée un ton comme d'ut à ré, etc.; et les autres, une étendue moitié plus petite, à peu près, qu'on appelle demi-ton, comme de mi à fa, etc. La gamme tout entière est composée ainsi : un ton.

un ton, un Ion, un denii-ton, un Ion, un ton, un Ion, un demi-Ion.

La première tierce inférieure d'une gamme peut être composée de deux tons, comme d'iu à ml naturel ou d'un ton et demi, comme d'ut à mi bémol. Elle est appelée mnjeure dans le premier cas, et mineure dans le second. Si elle est majeure, la gamme est dite du mode majeur et si elle est mineure, la gamme esl dite du mot mineur.

La gamme m?, ré, ??2/, fa, sol, ta, si, ut est le type des autres gammes employées dans la tonalité moderne, et celles-ci doivent en oftVir une exacte reproduction pratique. Cette reproduction est obtenue au moyen de signes conventionnels appelés dièses, bémols, bécarres, qui élèvent ou qui abaissent les notes de la gamme typique, précisément comme il faut qu'elles le soient, en pratique, pour former les gammes nouvelles. Ainsi, par exemple, en élevant d'un demi-ton, par un dièse, la note fa delà gamme typique, on obtient une gamme nouvelle sol, la, si, ut, re, mi, fa dièse, sol, qui est l'exacte reproduction pratique de la gamme typique. Il ea est ainsi des autres gammes.

Chacune de ces gammes individuelles forme précisément ce que l'on appelle un ton, quand on dit, par exemple, que tel morceau de musique est dans tel ton. Ainsi, le ton d'ut, de ré, de mi, etc., n'est pas autre chose que la gamme particulière dont ut, ré, ou mi, est la première note.

L'origine de la gamme moderne, c'est-à-dire l'ordre dans lequel les tons et les demi-tons y sont disposés n'avait pu être encore expliqué d'une manière satisfaisante par aucun de nos théoriciens, avant les remarquables travaux de M. Fétis. Le nom de gamme qui a été donné à cette échelle vient d'une lettre de l'alphabet grec, r, que Guido d'Arrezzo choisit pour dé-

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