PRÉFACE. XIII
peu jusque dans la musique d'églîse ; et enfin la musique purement instrumentale, née tout entière à dater de ce temps, depuis les courtes ritournelles des premiers essais d'opéra,, jusqu'à la symphonie, dernière création des temps modernes.
Il faut parler maintenant des mots qui n'appartiennent à aucune des trois grandes divisions que l'on vient de tracer, ou plutôt qui se tracent d'elles-mêmes, pour ainsi dire, dans l'histoire de la langue du musicien.
On sait peu de chose de la musique des Hébreux, et cependant la musique remplissait une place importante dans leurs cérémonies religieuses. Elle était une des magnificences du temple de Salomon, où un chœur nombreux de lévites, accompagné de haipes, chantait les louanges du Seigneur. Ce n'est pas ici le lieu de traiter cette matière, ni de parler des chants employés aujourd'hui dans les temples des Israélites, où toutes les prières se font encore en musique, de la récitation qui leur est particulière, de leurs accents vocaux. Disons seulement que les mots que l'on trouve dans les livres saints sont pour la plupart des noms d'instruments de musique, sur la signification desquels on n'est pas toujours d'accord.
11 faut mentionner aussi les mots qui appartiennent à diverses civilisations plus ou moins effacées, et qui seiTent à désigner différentes mélodies qui ont conservé à la fois, et leur individualité et leur nom primitif ; comme les airs venus des pays du Nord, de l'Irlande, de l'Ecosse, de l'ancienne Angleterre, de l'Allemagne, de la Hongrie, de certaines parties de l'Italie, de l'Espagne, de la France ; comme les chants nés dans les