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XII PRÉFACE

qui passionnait les novateurs, hommes jeunes, lettrés, élégants dans leur amour de l'antiquité, dont ils évoquaient ainsi tous les arts oubliés. De même que des tétracordes et des modes des Grecs était née la musique chrétienne, de la mélopée, du chœur antique, devait naître la tragédie lyrique moderne. Rome, la métropole des papes, avait été le berceau de la première transformation. Des patriciens de Florence furent, dix siècles plus tard, les ouvriers de la seconde, si différente de la première dans sa tendance, dans ses effets, dans sa poésie. C'est à Florence, en effet, que brilla d'abord le signal de cette renaissance, à laquelle s'attachait aussi un nom déjà illustre, et qui devait bientôt briller d'un éclat plus- vif encore : Vincenzo Galilei, père de GaHleo-Galilei, était un des chefs de cette école nouvelle.

A compter de ces premiers essais, qui eurent lieu vers le milieu du seizième siècle, commença la marche incessante de Part musical vers l'expression dramatique. Cette troisième époque, liée à nos jours par une chaîne de travaux non interrompus, apporte donc au Dictionnaire tous les mots qui composent le vocabulaire de la musique destinée au théâtre, lequel comprend principalement : le récitatif; les coupes différentes des morceaux qui se sont successivement accrus dans leurs proportions diverses, depuis l'air à voix seule, jusqu'aux compositions les plus riches et les plus compliquées, jusqu'aux finales, merveilleux assemblage des personnages du drame et du chœur, tous animés de passions diverses ; les mesures nouvelles ; les mouvements, qui indiquent l'allure de la mesure ; les nuances, qui ajoutent à l'expression; l'instrumentation, qui étendait toujours son domaine, et s'introduisait peu à

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