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vers et de leurs notes de musique, les gestes que les acteurs devaient faire en les répétant. L'art du geste était poussé à un tel point, que le chanteur ou le comédien qui se serait trompé en faisant mouvoir les jambes ou les bras, ou la tête, eût été hué par les spectateurs, comme s'il eût chanté faux ou mal prononcé une phrase. C'est ce qui adonné lieu au proverbe grec : « faire un solécisme avec la main. » Les anciens avaient même des instruments pour régler les gestes des acteurs. Ammien Marcellin dit à ce sujet : « On ne voit plus que chanter et faire de la musique; Partout on ne voit que des lyres, des flûtes et des instruments qui servent à régler les gestes des acteu rs. » C'est alors que la saltation ou l'art du geste reçut ne tels perfectionnements qu'on se mita jouer toute sorte de pièces sans ouvrir la bouche. On nomma ces acteurs pantomimes, ou imitateurs de tout. Un poète composa à ce sujet cette épigramme célèbre : .

« Tous les membres du corps d'un pantomime sont autant de langues, à l'aide desquelles il parle sans ouvrir la bouche. »

Les faits et les exemples que nous venons de citer, montrent quelle importance avait chez les anciens la gesticulation considérée comme accessoire de l'art théâtral, de la musique, de la déclamation et de la danse. Elle formait une science particulière qui avait ses systèmes et ses professeurs spéciaux. Les rivalités des mimes et des danseurs donnèrent souvent lieu à des discussions orageuses sur les théâtres de l'antiquité. On sait quels longs débats soulevèrent, chez les Athéniens, les danseurs Pyrrhus et Bathyle, qui, tous deux, excellaient dans la gesticulation.

Aujourd'hui, on semble avoir perdu les traditions de cet art qui jadis savait animer la danse par les séductions du geste. Les gestes d'expression des pas de caractère dans les ballets du seizième, du dix-septième et du dix-huitième siècle, ont disparu pour faire place aux mouvements monotones et froids qu'on a nommés figures de la contredanse française.

Cependant, depuis l'apparition de danseuses originales, telles que Mesdames Taglioni, Essler, Carlotta Grisi, Tart chorégraphique semble se tracer une route nouvelle ; le règne des danseurs est fini, celui des danseuses commence.

GiouB. Air d'une danse du même nom, dont la me-

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