‹ Dictionnaire de musique théorique et historiqueChapitre 12 sur 222 · PRÉFACE. XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XV

aux compositeurs de nos jours ! Us n'ont cependant fait quetiéder au désir bien légitime d'augmenter les jouissances d'un public trop ingrat, et ce n'est pas leur faute si dans ces bazars si renommés, ils n'ont pas trouvé un bagage moins retentissant. On prend ce qu'on peut ; le musicien a l'esprit envahisseur :

Il a du chamelier emporté les sonnettes Plutôt que de sortir du bazar les mains nettes.

Ces musiques» au reste, sont destinées à disparaître devant l'art européen, déjà entré sur leur territoire, en allié ou en conquérant, soit à la tète des régiments, soit avec ces théâtres que de hardis navigateurs ne craignent pas de transporter à travers T Océan, et qu'il élèvent comme des temples nomades, au milieu de ces peuples qu'il faut convertir à la vraie musique.

Le premier Dictionnaire de musique qui ait paru en France, est dû à un prêtre, Sébastien de Brossard, grand chapelain et maître de musique de la cathédrale de Meaux. Ce sont les titres qu'il prend au bas de la dédicace de la première édition qui a paru à Paris, en 1703, et cette dédicace est adressée à l'évêque de Meaux, à Bossuet. Bossuet, alors âgé de soixantequinze ans, un an seulement avant sa mort, ne dédaigna pas d'accepter l'hommage du principal matti^e de musique du diocèse qu'il gouvernait depuis vingt-deux ans. (( Cette sainte ardeur, >i lui dit Brossard dans son épître dédicatoire, a qui vous anime à remplir, dans « toute leur étendue, les devoirs sacrés de Tépiscopat, « n'éclate pas seulement dans les fonctions les plus

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