‹ Dictionnaire de musique théorique et historiqueChapitre 13 sur 222 · XVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVI PRÉFACE

« éminentes; elles se plaît encore à descendre aux « emplois les plus simples, et ne trouve rien que de « Grand et d'Auguste dans les moindres parties du « culte de Dieu. La musique est une de ces parties, on (i n'en peut disconvenir. Ses premiers sons ont été « consacrez à chanter les louanges du Seigneur ; et si a la corruption des hommes a entrepris de la détourner « de sa source, pour l'appliquer à des objets profanes, « elle n'en est ny moins pure, ny moins édifiante, pour (c les cœurs que l'Esprit saint a préservez de la conta- (( gion. »

Le Dictionnaire de Brossard est le premier qui ait paru en langage moderne. « 11 est vrai, dit M. Fétis, « que dès le quinzième siècle, Tinctor avait composé « un recueil de définitions des termes de musique en « usage de son temps ; il est vrai encore que le bohème « Janowka avait publié à Prague un lexique de musique « en latin, deux ans avant que Brossard donnât son « dictionnaire : mais le Definitorium de Tinctor, manus- « crit inédit, était d'une excessive rareté, et n'était pas « plus parvenu jusqu^à Brossard que le lexique de « Janowka, ainsi qu'on peut le voir dans le catalogue des livres qu'il avait lus. » Car Brossard a joint à son Dictionnaire, un catalogue déplus de neuf cents auteurs qui ont écrit sur la musique^ en toutes sortes de temps, de pays et de langues.

Brossard n'avait pas pensé d'abord à faire un Dictionnaire. Il avait composé et publié plusieurs livres de motets ; dans ces compositions, toutes les indications de mouvements et de nuances étaient en italien, comme on iait encore aujourd'hui. Car si le français est la langue cosmopolite, la langue de la conversation, l'italien, langue des musiciens, en vertu d'une convention

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