JEU
jÉnÉMiES. On donne ce nom aux parties ou leçons de Toffice de la semaine sainte, composées avec des fragments du prophète Jérémie. On emploie, pour chanter ces leçons, une espèce de récitation mélodique plus variée que la psalmodie, et eoutenue ordinairement par un instrument grave, tel que le basson ou le violoncelle.
Les jérémies sont notées dans les livres du plainchant. Quelques compositeurs ont écrit des jérémies en musique.
Jet. Les morceaux de musique d'un seul jet sont ces rares coups de génie dont toutes les idées sont si étroitement liées, qu'elles n'en forment pour ainsi dire qu'une seule, et ne pourraient pas se présenter à l'esprit du compositeur l'une sans l'autre. Tels sont , par exemple, le chœur du premier acte dans la Clémence de Titus, de Mozart, et la magnifique ouverture de la Flûte enchantée.
Jeu. Nom que l'on donne à un groupe de tuyaux d'orgues rangés sur un môme registre.
Tous les tuyaux du môme jeu rendent des sons qui ne diffèrent que du grave à l'aigu, tandis que les tuyaux d'un autre jeu rendent des sons d'un autre timbre.
Les jeux, outre les noms qui les distinguent les uns des autres, comme jeu de flûte, jeu de trompette, prennent encore une dénomination de la longueur en pieds de leur plus grand tuyau.
On les divise en deux classes, savoir : ]es Jeux à boiiche qui forment le fond de l'orgue, etles^^w^ d'anche, ainsi nommés parce que l'embouchure de chacun de leurs tuyaux est armée d'une anche en métal.
On appelle encore jeu, l'association de certains jeux disposés pour être entendus ensemble : le grand jeu, le plein jeu. On dit d'un instrumentiste en parlant de son exécution qu'il a un joliy^w.
Jeu céleste. Qualité de son très-agréable et d'une grande douceur que l'on obtient sur l'orgue et le piano, au moyen de la pédale qui fait avancer des languettes de bufûe entre les cordes et les marteaux. Le jeu céleste est d'un effet encore plus flatteur, si, pour prolonger les sons, on joint à cette pédale celle qui lève les étouflbirs, et que l'on nomme vulgairement grande pédale.
Jeux ghrysantiniques. C'étaient des fêtes grecques célébrées à Sardes, capitale de Lydie, conjointement à des concours de musique.