‹ Dictionnaire de musique théorique et historiqueChapitre 142 sur 222 · LAN · texte numérisé non relu

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proprement dite et se divise, comme elle, en deux parties essentiellement distinctes : la littérature générale qui traite, au point de vue musical, du bon goût, des styles, des écoles, du but et de la valeur réelle des règles, du classique, du romantique et de cent autres questions musicales dont Vénumération est inutile; et la littérature particulière qui enseigne à écrire convenablement chaque genre de musique. Cette dernière partie s'appelle aussi composition : on y attache ordinairement les règles de la mélodie.

La philosophie de la musique consiste à rechercher les rapports secrets des sons avec nos sentiments et nos pensées. L'existence de ces rapports ne peut pas être contestée, puisque la musique exprime réellement des sentiments et des pensées au moyen des sons. C'est une science à peine ébauchée.

Enfin, la musique et l'harmonie ont leur histoire, où les théories et les œuvres pratiques, les théoriciens et les compositeurs, les tâtonnements de l'inexpérience, les bévues de l'erreur, les succès du talent et les progrès de la science musicale apparaissent tour à tour.

Madame Layne a publié, il y a quelques années, à Paris, un ouvrage intitulé : Grammaire musicale, basée sur les principes de la grammaire française. Dans son livre, l'auteur donne aux lettres le nom de sons ; à l'alphabet, celui de gamme ; les articles sont comme les trois clefs fa, do, sol. Elle appelle substantifs !les notes ; adjectifs superlatifs les dièses; adjectifs diminutifs les bémols, adjectifs comparatifs les bécarres. Les mesures sont les verbes actifs ; celles à trois temps les verbes passifs ; celles à deux temps les verbes neutres et ainsi de suite.

On doit à M. Sudre une invention au moyen de laquelle avec les sept notes de la gamme il était arrivé à transmettre toute espèce de phrase dans quelque langue que ce fût<

Languette. Nom du petit morceau de bois des sautereaux d'un clavecin ou d'une épinette, où se trouve introduit un morceau de plume de corbeau. C'est aussi le nom d'un petit morceau de métal mobile qui vibre dans les anches de certains jeux d'orgue. — On nomme également languette une petite soupape à ressort qui sert à ouvrir ou à fermer les trous de quelques instruments à vent»

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