‹ Dictionnaire de musique théorique et historiqueChapitre 143 sur 222 · LAU · texte numérisé non relu

LAU

Lapa. Nom turc des tubes en cuivre, longs d'environ huit ou neuf pieds, se terminant comme nos trompettes et servant dans la musique.

La ré. Ces syllabes désignaient dans l'ancien solfège cette mutation d'après laquelle on se servait, en chantant, de la syllabe ré pour les sons la ré, et non de la syllabe la.

Largo. Ce mot, écrit à la tête d'un air, indique un mouvement plus leat que V adagio, et le dernier de tous en lenteur.

Le diminutif larghetto annonce un mouvement moins lent que largo et plus lent que Vandante.

Le largo n'a souvent pas plus de lenteur que l'adagio; mais il a quelque chose de plus décidé dans le caractère. L'adagio semble devoir être pins onctueux, plus sensible, plus affectueux ; il a autant de noblesse que le largo, mais celui-ci a plus de fierté.

Le largo convient à ce qui est religieux, l'adagio à ce qui est tendre et d'une tristesse passionnée.

Larigot. Jeu d'oi^e, l'un des plus aigus. Il sonne la quinte au-dessus de la doublette. Ce jeu, qui est compris parmi les jeux à bouche, est d'étain et a quatre octaves et demie d'étendue, ce qui forme tout le clavier.

Larigot. Espèce de petit flageolet qui n'est plus en usage, il était ordinairement accompagné du son de tambourin.

Larynx. Organe de la voix. Il est situé sur la ligne médiane du corps, à la partie supérieure et antérieure du cou. Il a la forme d'un cône tronqué et renversé qui surmonte la trachée-artère avec laquelle il communique. Le larynx livre passage à l'air, par l'acte de la respiration, et il lui imprime certaines modifications qui constituent la voix.

La soL. Mutation des deux syllabes la et sol sur le son ré.

Lauda sion salvatorem. Suite de versets ou prose que Ton chante dans l'Église romaine, le jour de la Fête- Dieu.

Laudi, (Laudes). On entend par le mot italien Laudi, les cantiques que l'on chantait en Italie au temps de Laurent de Médicis, qui en composa plusieurs, et de saint Philippe de Néri. Ce genre de poésie était trèsestimé en Italie au quinzième siècle. La musique en

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