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leurs, Ch. Turpinski, Chopin, Orlowki, Wycocki. etc. Outre ces noms déjà connus, on cite à Varsovie une foule de jeunes talents et de compositeurs distingués; mais n'ayant ni unité'ni but, ils ne peuvent agir sur l'avenir de Tart en Pologne.
Juger Topera polonais par ce qui se fait maintenant, ce serait donner une bien fausse idée de la scène et surtout de l'opéra national. Quand on songe avec quelle sévérité le gouvernement russe proscrit tout ce qui porte l'ombre de nationalité, on s'étonne même qu'il permette déjouer des opéras traduits en polonais; car c'est déjà avouer qu'il existe des Polonais et une langue polonaise. Avant la dernière j^évolution, Elsner, Turpinski, Stephani, Danze, alimentaient la scène nationale; aujourd'hui on ne joue que des traductions. Les opéras d' Elsner et de Turpinski sont à V index.
Avant 1830. il y avait quatre théâtres qui jouaient à la fois, le Grand-Qpéra, le Théâtre-Français, les Variétés- Polonaises et l'Opéra- Allemand. Aujourd'hui, deux à peine peuvent exister.
Le théâtre de l'Opéra est un des plus grands de l'Europe. Dans ces dernières années le Conservatoire de Varsovie a été réorganisé sous la direction de M. Apollinaire de Kontsky.
Polonaise. Air de chant et de danse mesuré à trois temps et d'un mouvement modéré. La Polonaise nous vient de la Pologne, ainsi que l'indique son nom ; elle se distingue par un rhythme boiteux, que l'on obtient en syncopant les premières notes de la mesure.
PoLYGORDE. Instrument à archet inventé en 1799 par Hfilsner de Leipsick, ressemblant à la contrebasse et pouvant en tenir lieu.
PoLYPLECTRUM. Instrument construit par Dietz en 1827, dans lequel on avait cherché la possibilité de prolonger le son et d'en modifier les accents, au moyen d'un archet continu.
PoLYSONOR. Mécanisme imaginé en 1848, par Zeiger, pour faire rendre au piano plusieurs sons par la même touche.
PoLY-TONi-CLAvicoRDJUM. Était uu instrument du môme genre que la Mélodica (voir ce mot) il fut construit "^ïirStein d'Augsbourg en 1760.
Pompe. C'est, dans le cor et la trompette, un fragment de tuyau en forme de fer à cheval, qui par ses deux
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extrémités vient s'emboîter avec une grande précision sur les deux bouts formés par une section faite vers le milieu du corps de l'instrument, et les recouvre entièrement. En enfonçant plus ou moins cette pompe, on allonge ou on racourcit le grand tuyau, ce qui élève ou abaisse le ton.
Dans la flûte, la clarinette, le basson, la pompe est une emboîture en métal, placée entre les principales pièces pour les réunir, et qui sert aussi à donner plus d'extension à l'instrument, et à baisser par conséquent son intonation.
Ponctuation, Ponctuer. C'est, en terme de compositibn, marquer les repos plus ou moins parfaits, et diviser tellement les phrases, qu'on sente par la modulation et par les cadences leurs commencements, leurs chutes et leurs liaisons plus ou moins grandes, comme on sent tout cela dans le discours à l'aide de la ponctuation.
PoNTiCELLO. C'est le nom italien du Chevalet (voyez ce mot). On trouve quelquefois dans ies partitions : stU pontïcello, sur le chevalet.
Pont-Neup. On appelle ainsi de petits airs et même de simples refrains gothiques, sans mesure, sans rhythme, d'une modulation triviale et vulgaire. Les ponts-neufs ont été quelquefois admis à l'Opéra-Comique, et l'on a applaudi avec transport Toto Carabo, Au clair de la lune, Malboroug, Ah! vous dirai-je, maman^ que quelques compositeurs ont daigné mêler à leur périodes harmonieuses. Le peuple parisien cria au miracle. Mais les connaisseurs ne tolèrent ces sortes d'emprunts que quand un travail harmonique, élégant et pur, un dessin hardi vient leur servir d'excuse.
Port de voix. C'est ce que les Italiens appellent por^ tamento, 11 y a deux manières de porter la voix ou les sons ; la première, lorsqu'on lie plusieurs sons d'égale valeur, qui procèdent par degrés conjoints ou disjoints ; la seconde se pratique entre deux sons qui forment un intervalle plus ou moins grand, eUqui procèdent par degrés disjoints seulement. Elle consiste à faire glisser la voix promptement par une liaison fort It'gère, qui part de l'extrémité de la première des deux notes, pour passer à celle qui la suit, en l'anticipant.
Portée. La portée ou ligne de musique est composée de cinq lignes parallèles, sur lesquelles ou entre lesquelles les diverses positions des notes en marquent les