RÉS
sujet qu'on vient d'entendre, après l'avoir renversé. (Voyez le mot Fugue),
Repos. C'est la terminaison de la phrase, terminaison sur laquelle le chant se repose plus ou moins parfaitement. Le repos ne peut s'établir que par une cadence sur la tonique ou sur la dominante. Si la cadence est évitée, il ne peut y avoir de vrai repos, car il est impossible à l'oreille de se reposer sur une dissonance. On voit par là qu'il y a précisément autant d'espèces de repos que de sortes de cadences pleines. Ces difTérents repos produisent dans la musique l'eilet de la ponctuation dans le discours.
Reprise. Au sens propre, c'est toute partie d'un morceau de musique qui doit être jouée ou chantée deux fois. Mais généralement on applique cette dénomination à la première ainsi qu'à la seconde division d'un morceau, quoique cette dernière ne s'exécute presque jamais qu'une fois. Dans un sens plus restreint, ou entend quelquefois par reprise la seconde partie seulement. C'est dans ce sens qu'on dit : La reprise de cette ouverture est mieux faite que la première partie.
Reprise d'un opéra. Représentation d'un opéra qu'on donne après être resté plus ou moins longtemps sans être joué.
Requiem. Prière que l'Eglise fail pour les morts, et dont l'introït commence par ce mot. Il y a de sublimes musiques composées sur ce thème, par Jomelli, Mozart, Cherubini.
Ré sol. Désignait dans l'ancien solfège le changement de ces deux syllabes sur le son ré ou sol.
Résolution. La résolution consiste en ce que la dissonance frappée descend quelquefois, mais rarement, et monte d'un degré conjoint sur la consonnance voisine. On dit aussi qu'un accord se résout sur un autre, la septième dominante se résout sur la tonique ou sur la su -dominante, ou sur une autre septième, etc. (Voyez Dissonance et Accords (des).
Résonnange. Prolongement ou réflexion du son , soît par les vibrations continuées des cordes d'un instrument, soit par les parois d'un corps sonore, soit par la collision de l'iiir renfermé dans un instrument à vent.
Résonnance multiple. Propriété que possède un son d'en faire entendre plusieurs autres. On dit résonnance
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sous-mulUple quand deux sons en produisent un iroi*
sième.
Respiration. Cest Taclion que font les poumons pour attirer ou repousser l'air. Cette action se divise en deux mouvements alternatifs, V aspiration et Y expiration. Dans Taspiration, les poumons se dilatent pour introduire l'air extérieur dans la poitrine, et dans l'expiration, ils s'affaisent pour le faire sortir.
On ne saurait trop recommander aux élèves de s'occuper de la respiration. Elle est tout pour le chant. Sans un grand volume d'air, qu'on doit savoir comprimer et ménager longtemps avec adresse, il n'est point de force ni de timbre dans la voix ; de plus, sans cette faculté, il n'est guère possible de bien pbraser un chant.
Retard. On retarde, dans un accord, une note consonnante par une note prise dans l'accord, précédent. Le retard peut être aussi purement mélodique, et ne pas figurer dans Tbarmonie sur laquelle se déroule le chant L'art des retards est celui de la coquetterie en musique, ils ont pour objet de faire désirer un son dont l'apparition satisfait l'oreille.
Le retard est l'empiétement du levé sur une partie du frappé ; presque tous les retards sont produits par l'enet des prolongations.
Retranchement de notes dans les accords. Aucune loi n'oblige d'écrire toutes les notes d'un accord : on peut donc en retrancher quelques-unes ; grâce à l'en* chatnement des accords et au sentiment de la tonalité, un accord incomplet possède, aux yeux des habiles, la physionomie et la signification de l'accord complet. 11 les possède tout entières, malgré leur réalité physique moms accusée et moins saillante.
Lorsqu'on retranche une note de Paccord parfait, on conserve ordinairement la tierce de la tonique, parce qu'elle indique le mode et caractérise l'accord. Dans un duo, on conserve habituellement les notes qui sont à la tierce ou à la suite l'une de l'autre, comme ut mit mi sol, mi utj sol mi. Les notes de l'accord de dominante peuvent toutes se retrancher successivement, et toutes s'associer les unes avec les autres : chacun de ces groupes possède une nuance particulière d'expression. Les anciens compositeurs supprimaient souvent la tierce dans l'accord final.
Rhythme. Le rhythme n'est autre chose que la symé-