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RON

romances : S'il est vrai que d'être deux; Bouton été rose^ de Pradher ; Je t'aime tant, de Garai ; Te bien aimer, ô ma chère Zélie, de Planlade ; Un jeune Trot^ hadour, de Dalvimare ; Charmant ruisseau , de Domnich; Partant pour la Syrie, de la reine Hortense ; La Suissesse au bord du lac, de Goulé ; Fleuve du Tage, de Follet ; et de nos jours, on peut citer quelques charmantes compositions de ce genre, de M"" Loïsa Puget, et de Mm. Th.Labarre, Grisar, Masini, Glapisson, Monpou, Henrion, P. Bérat.

Le nom de romance est bien ancien en France ; on l'avait abandonné pendant un siècle. On appelait brunettes les chansons rimées sur un sujet plein de tendresse et de sentiment. Dans les anciens recueils de Ballard, du temps de Louis Xlll et de Louis XIV, toutes les romances portent le nom de brunettes.

Les romances, les brunettes destinées aux amateurs de haut parage, étaient désignées sous le titre airs de cour ; les chansons prenaient celui de voix de ville, dont ont a fait plus tard vaudeville.

Ronde. Sorte de chanson ordinairement mêlée de galanterie, composée de divers couplets qu'on chante dans une réunion nombreuse, debout, formant le rond, en se tenant tous par la main. Chacun chante son couplet, et Ton fait chorus en reprenant le refrain sur lequel on danse en même temps. La ronde a été introduite dans nos opéras comiques, où elle fait beaucoup d'effet. On cite les rondes de Cendrillon, du Chaperon rouge, de la Neige, du Postillon de Lonfumeau, des Porche-rons, etc.

Ronde. Note blanche et ronde, sans queue, laquelle vaut une mesure entière à quatre temps, c'est-à-dire deux blanches ou quatre noires. La ronde est de toutes les notes d'un usage habituel celle qui a le plus de valeur. Autrefois elle était celle qui en avait le moins, et s'appelait semi-brève. Les rondes, les blanches et les noires furent imaginées par Jean de Meurs^ vers l'année i350.

Rondeau. Sorte d'air vocal né en Italie, qui de là passa en Allemagne et en France. Il était autrefois un des ornements de la scène lyrique, la volupté des dilettanti. Le rondeau est composé ordinairement d'une première, d'une seconde et d'une troisième parties ou reprises, dont la première se répète après la seconde et la

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