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troisième. Il est aujourd'hui passé de mode, et les compositeurs piodernes Tout employé rarement.
Les grands coryphées du rondeau scénîque sont les Gluck, les Piccinni, lesSacchini, les Paisiello, les Cimarosa, les Mozart, les Rossini. Quant au rondeau instrumenta], dont les maîtres sont Haydn, Mozart, Beethoven, Onslow, il suit les règles du rondeau vocal. Beethoven seulement que débordait sa fécondité, multiplia souvent les reprises de ses rondeaux.
Rosalie. On donne ce nom à la répétition d'une même phrase de chant, sur les cordes qui sont un degré plus haut. On a banni de toutes les compositions de bon goût les répétitions fastidieuses et banales, trop faciles à deviner ou à prévoir.
Rose. Nom que Ton donne à l'ouverture circulaire pratiquée sur la table des clavecins, des théorbes, des luths, des guitares.
Rossignol. Sorte de petite flûte à piston, qui se fait ordinairement avec un tuyau d'écorce détaché d'une branche de bois vert.
Rote. Ancien instrument qui participait de la harpe et du psaltérion. II avait la forme d'une harpe diminuée. Il était monté de cordes de boyaux. La rote était triangulaire comme la harpe, avec une table et une caisse sonore percée d'ouïes.
Roue-Archet. On appelle ainsi une roue pleine, frottée de colophane, qui dans la vielle tient lieu d'archet.
Roulade. C'est le nom vulgaire donné en musique à ces traits rapides imités de la musique instrumentale, et qu'on place ordinairement dans les points d'orgue pour faire briller le talent du dianteur, ou dans toute autre circonstance, pour donner plus de grâce à la mélodie ou plus de force à l'expression. Les Italiens sont prodigues de cet ornement de la musique vocale. Il est vrai que la langue italienne est remplie de syllabes sonores sur lesquelles on peut prolonger la voix.
En français nous n'avons que les o, les é et les a sur lesquels on puisse convenablement placer un trait de chant, et comme ces voyelles ne se présentent pas assez fréquemment dans notre versification lyrique, on est souvent obligé de passer plusieurs notes sur des i, des u, et même des e muets, ce qui est fort disgracieux. La roulade n'est pas toujours déplacée dans une situa-
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tion triste et pathétique, surtout lorsque la chanteuse réunit la force à l'agilité. Il y a telles scènes dans lesquelles elle donne à certains passages une expression d^énergie qu'on n'aurait certainement pas obtenue avec uae mélodie simple. Et cela se conçoit; lorsqu'une âme est trop affectée, elle ne trouve plus de paroles et ne peut s'exprimer que par des interjections.
Roulement. Le roulement s'exécute sur le tambour et la timbale par le mouvement alternatif de deux baguettes, et en frappant deux coups avec chacune. Le roulement de timbale produit un effet surprenant dans le crescendo et le forte d'un orchestre nombreux ; il y a quelque chose de mystérieux et de sinistre, s'il est tait pianissimo, ou si les timbales soct voilées. On l'emploie avec succès de cette manière dans un morceau lent, surtout dans une marche funèbre.
Plusieurs symphonies de Haydn commencent par un roulement de timbales*
Roulement. Se dit également de plusieurs tons différents poussés d'une même haleine, soit en montant, soit en descendant.
Routinier. On donne ce nom aux ménétriers de village et aux acteurs d'opéra qui, sans avoir appris la musique, et guidés seulement par un instinct plus ou moins heureux, parviennent à jouer ou chanter de routine un certain nombre de contredanses et de valses, ou des airs de chant, et même des rôles d'opéra.
Rubebe. Était un instrument d'une nature plus grave que la vielle et n'ayant que deux cordes.
RuGGERi (Giovanni-Baptista). Elève d'Amati, travailleur consciencieux et qui mérite une place dans le nombre des grands luthiers de l'époque, vivait encore en 1709. — Ruggeri Vincenzius dit il Per^ travailla de 1645 à 1650.
RuNA. C'est le nom d'une mélodie qui, depuis les temps les plus reculés, est en usage en Finlande.
Russie (de la Musique en). Parmi les peuples qui s'occupent de musique et qui possèdent des chants nationaux, on doit sans aucun doute placer la Russie. Là, l'artisan, le marinier, le soldat dans la marche, l'agriculteur, le postillon, le voiturier, enfin toute la population chante en se livrant à ses divers travaux.
Pendant que Pierre-le-Grand fut sur le trône, ses réformes s'étendirent jusque sur la musique. Il fit venir
d'Allemagne toute sorte d'instruments, institua une compagnie de jeunes Russes destinés à apprendre Ja musique, encourageant principalement la musique militaire.
L'impératrice Anne porta sur le trône le goût de l'art musical. Dans les premières années de son règne, en 1737, Araja,. compositeur napolitain, mit en scène le premier opéra italien qui ait été exécuté en Russie, intitulé : Ahijazare^ et l'année suivante, Sémiramide.
Sous Catherine II, la musique acquit une nouvelle splendeur. On représenta, en 1702, VOlympiadey de Manfredini, et la salle était toujours remplie par plus de trois mille spectateurs. Des intermèdes italiens et des comédies russes et françaises alternaient avec l'opéra.
Sarti fut maître de chapelle de la cour depuis 1785
t'usqu'en 1801. L'impératrice le combla d'honneurs et de «ens, et le nomma directeur d'un nouveau Conservatoire de musique , avec une augmentation d'appointements assez considérable.
En 1843, l'empereur de Russie institua un Opéra- Italien à Saint-Pétersbourg, et cette nouvelle institution fut accueillie par les Russes avec enthousiasme. Depuis, le théâtre italien de Saint-Pétersbourg n'a pas cessé d'être compté au nombre des plus importants qu'il y ait en Europe. Les meilleurs artistes ont paru successivement pur cette grande scène. L'empereur les avait pris sous sa protection particulière.
Aujourd'hui le Théâtre-Italien de Saint-Pétersbourg est livré à la spéculation particulière. Il a son impressario responsable, et les engagements ne se font plus par ordre du délégué du Czar.
S. Cette lettre, écrite alternativement avec le T, signifié solo, tandis que l'autre signifie tutti.
On donne aussi le nom de s au tuyau d'anche du basson> parce que sa forme ressemble à celle de cette lettre,