SAX
série d'instruments à vent, dont la famille s'appele Sax. On dit : Le saachorne^ le saxophone le saœotromhâ le saœtuba^ etc.. M. Sax a reçu pour ses nombreuses inventions des récompenses à toutes les expositions.
Saxhorn. — Instrument en cuivre à bocal, armé d'un mécanisme de cylindres. Ad. Sax a institué une famille entière qui parcourt une immense étendue de Taigu au grave. Le plus élevé est en si bémols à l'octave supérieure de l'ancien bugle en si bémol ou de la clarinette en si bémol, ou encore une quinte au-dessus du petit bugle en mi bémol. Le plus grave est le saxhorn contre-bourdon en si bémolj deux octaves au-dessous de l'ophicléide.
Les soxhorns forment les fonds de l'orchestre de fanfares-Sax.
Saxophone. — Le saosophone est un nouvel instrument en cuivre, inventé et construit par Ad. Sax, et il est armé de dix-neuf à vingt-deux clefs et qui se joue au moyen d'un bec à anche dans le genre de celui d'une clarinette. Son étendue est de deux octaves et une sixte. Le cône de l'instrument est parabolique, le doigter procède par octave comme celui de la flûte. Il existe des saxophones à peu près dans tous les tons, ils se divisent généralement pour le ton et le diapason en saxophone basse si bémol ou ut, en saxophone baryton mi bémol ou fa, en Saxophone ténor si bémol ou ut, en saxophone alto mi bémol ou fa, en saxophone soprano si bémol ou ut, et enfin en saxophone suraigu mi bémol ou fa.
Saxotromba. — Instrument en cuivre à bocal, armé d'un mécanisme de cylindres. Cet instrument a été inventé par M. A. Sax, vers 1843. 11 comporte une famille de sept membres allant de l'aigu au grave, divisés par quinte et quarte.
Les proportions du saxotromba sont entièrement nouvelles, et sa voix tient, en quelque sorte, le milieu entre le timbre des trompettes, des trombones, d'une part, et de l'autre, des bugles et des ophicléïdes.
Le saxotromha-alto remplace le cor avec un immense avantage, ayant une bien meilleure sonorité, et n'exigeant pas, à beaucoup près, autant de talent de la part de l'artiste. Le doigté est le même pour tous les membres de la famille.
Saxtuba. — • Instrument de cuivre à bocal armé d'un mécanisme de aylindres. Cet instrument fut inventé par Ad. Sax, vers 1850, à l'occasion de l'opéra de M. na-
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lévy : le Juif errant. Sa famille comporte sept membres de l'aigu au grave, comme celle du saxoiromha. La forme des sax tubes a de l'analogie pour la forme avec celle des ^«ô^ romains. Au moyen de ses cylindres, leur échelle est chromatique.
Saynette. Petite comédie mêlée de chansons que Ton représente en Espagne. Les saynet^es sont des espèces d'mtermèdes comiques, joués par trois ou quatre acteurs, et quelquefois même par un seul.
ScALA (Théâtre de la). Le théâtre de la Scala, à Milan, est> sans contredit, une des scènes les plus importantes de TEurope. Malgré son immense développement, cette salle est fort sonore; ce <|ui est dû, sans doute, à l'absence de ces rangs de galeries et de loges ouvertes, qui absorbent une grande partie du son dans nos Uiéâtres. Lorsque le public veut bien écouter, ce qu'il ne &it guère que par fraction, hormis à certains moments convenus, la plus faible émiseion de son arrive jusqu'aux dernières limites de la salle. A la Scala, des artistes doués de peu de voix sont parfaitement entendus.
L'orchestre de la Scala se distingue avant tout par une merveilleuse science d'acccmpagnement ; et c'est un immense mérite. Là, les individualités ne cherchent pas isolément à briller, et tout l'amour propre consiste dans le bon ensemble de la masse. Vous entendriez souvent chanter tout un air, un duo, sans songer qu'il existe un orchestre, tant il se mesure supérieurement sur les nuances du chant. Cette supériorité discrète dans les accompagnements ne l'empêche pas d'être nerveux, puissant, chaleureux dans les moments voulus.
ScALiscmN. — Instrument à percussion des anciens Hébreux dont il est fait mention dans le triomphe de David.
Scander. Exécuter un trait de manière à en distinguer les temps de chaque mesure, les diverses articulations, tant en marquant les coulés, les piqués, que les divers rhythmes provenant de la progression linéaire ou ternaire des notes.
Scène. Division du poëme dramatique, déterminée par l'entrée d'un nouvel acteur. On divise une pièce en actes, et les actes en scènes. Au concours décomposition musicale de l'Académie des Beaux-Arts, on donne souvent le nom de scène à la poésie que les concurrents mettent en musique.
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Dans les scènes à plusieurs personnages, le chaat doit avoir autant de caractères différents qu'il y a d'interlocuteurs. Il faut rendre dans les scènes, non-seulement le caractère de la passion qu'on veut peindre, mais celui de la personne qu'on fait parler. Ce caractère s'indique, en partie, par le genre de voix qu'on approprie à chaque rôle; car le tour de chant d'un ténor est différent de celui d'une basse. On met plus de gravité dans les chants de bas-dessus, et plus de légèreté dans ceux des voix aiguës. Mais outre ces différences, le compositeur vraiment habile en trouve d'individuelles qui caractérisent ses per« sonnages.
ScH^ifioN. Morceau de musique des anciens Grecs, d'un caractère doux.
ScHEHZAKDo, En BADINANT. Gc mot italien désigne une exécution légère et badine.
SCHERZI MUSIGALI, PLAISANTERiES MUSICALES. L'art de
plaisanter savamment en musique a toujours été un des privilèges des hommes de génie. Parmi les charmants badinages enfantés par la verve des compositeurs, il faut citer particulièrement le caprice de Marcello, les canons burlesques du P. Martini, les fugues trillées de Porpora, etc.
Scherzo, Badin âge. On donne ce nom à un morceau de musique de peu d'étendue et d'un style léger et badin. Le scherzo est assez souvent un menuet d'un caractère plus bizarre que celui des menuets ordinaires.
ScHiSMA. G'est le nom d'un petit intervalle qui n'est pas usité dans la musique pratique, mais qu'on emploie dans la science canonique.
ScHMiDT. Ancien luthier à Cassel copiait les violons de Bachmann qui ressemblaient à ceux de Stradivarius dont ils étaient des copies exactes. On trouve souvent ces violons portant l'étiquette de Stradivarius.
ScHOPAR. Instrument des Hébreux fait avec la corne d'un bélier ou d'un bœuf, et dont le son très-éclatant servait à annoncer les cérémonies du culte divin.
ScHONGER. Luthier à Erfurth, travaillait d'après les modèles de l'école de Grémone. Ses instruments ont assez de valeur.
ScHOTisGH. G'est une sœur delà polka; mais on la danse plus lentement. Son caractère rbythmique est binaire, c'est4i-dire que le pas change de nature chaque
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deux mesures. On écrit la schotisch à 2|4 ou à quatre-
temps.
Sghryari. Espèce de hautbois anciennement en usage en Italie.
ScHYARi. Sorte d'instrument à vent en usage il y a ^quelques siècles, dont la structure ressemblait à celle de la cornemuse, si ce n'est qu'il était ouvert dans la partie inférieure.
SciOLTO, Délié, Affranchi, Libre. Ce mot, placé sous un trait de musique, indique que les notes doivent en être détachées.
SciOLTO GONTRAPUNTO, Canonb SGiOLTO. Contrepoint, canon affranchi des règles strictes que Ton a imposées à ces sortes de compositions.
ScLAH. C'est une opinion à peu près générale, que ce mot hébraïque, qui se trouve si souvent dans les psaumes, a une signification musicale, sans cependant qu'on puisse déterminer quel est son véritable sens. Les uns croient que c'est notre da capo ou le signe de la reprise^ d'autres prétendent que cette expression indique un changement de ton ou de temps, un silencey etc.
ScoLiES. Chez les anciens grecs on appelait ainsi les chansons dithyrambiques. Dans la suite on donna ce nom aux chansons morales.
ScoRDATURA. Ce mot italien ne peut se traduire en français que fdLvdésaccor dément^ qui n'est pas reçu dans notre langue ; il signifie l'action de désaccorder un instrument à cordes. Comme rien de faux n'est admis en musique, ce désaccordement consiste à donnera l'instrument un accord qui, sans être faux, n'est cependant pas celui qui lui convient et qu'on lui donne de coutume. La scordatura se pratique pour étendre les limites de l'instrument, ou faciliter certaines positions que l'accord ordinaire ne permet pas de prendre, et produire par ce moyen des effets nouveaux et extraordinaires. Paganini en faisait un grand usage.
Sdruggiolo, enharmonique. Cette expression italienne indique la manière de glisser enharmoniquement avec la voix sur quelques sons. Cet agrément, qui n'est pas toujours de bon goût, est particulièrement employé dans le cantabile. Mais on doit, pour qu'il produise un effet attrayant, n'en faire usage que de la tonique à la quarte, et, ce qui est encore plus convenable, de la quarte à la tonique. On peut encore s'en servir en pas-
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sant d'un son à celui qui le précède immédiatement dans réchelle musicale ascendante, par exemple^de Toctave à la septième mineure, et de la quinte à la quarte mineure.
Second. Epithète qui, entre deux parties ou voix égales, indique la plus basse, comme second violon^ se^ conde mole.
Seconds. Intervalle d'un degré conjoint; ainsi, les marches diatoniques se font toutes sur les intervalles de seconde.
On distingue quatre sortes de secondes : 1® la seconde majeure formée d'un ton entier : 2® la seconde mineure, formée d'un demi-ton ; 3® la seconde augmentée, formée d'un ton et demi ; 4"* Enfin la seconde minime qui appartient au genre enharmonique, et ne peut pas être employée dans la musique.
Secousse. Explosion que l'air fait en entrant dans un tuyau d'orgue.
DEONO, Al segno. Au siqnIs. Ces mots signifient que l'on doit reprepdrele morceau à [partir du signe indiqué.
SsauE, Suit. Cette expression italienne, placée au oas d'une page ou entre deux morceaux de musique, indique qu'on doit continuer à exécuter ce qui suit sans aucune interruption.
Sbguidille, en espagnol Seguidilla. Air de chant et de danse fort en usage en Espagne. La mesure «i est à trois temps, et le mouvement animé. Cet air est moins étendu que le boléro et le fandango, dont il a le ôaractère. C'est, à proprement parler, une chanson. La ritournelle se fait entendre au commencement et môme au milieu de chaque couplet, ou estrivillo.
Seing. Espèce de cloche dont on faisait usage au treizième siècle et que l'on plaçait dans la tour de l'église.
Semànterion. Instrument de percussion des Grecs, qui consistait en une planche sur laquelle on frappait avec un marteau. On s'en sert encore chez les Grecs modernes qui habitent parmi les Turcs, il remplace les cloches^ dont l'usage est interdit par les disciples de Mahomet.
Séméiographîe. La séméiographie musicale, ou description des signes, comprend : la portée, les clefs, 1^ notes, les silences, les accidents, les points d'orgue, les points d'arrêts, les signes d'agrément, les barres et l'orthographe musicale.
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Semblo-mblodium. Instrument de musique desliaé pour renseignement construit par Fruh, en 1857.
Semt. Cette expression ktine, qui signifie demi, s'ajoute à plusieurs mots, comme semi^bréve, semi-mi^ ntmCj etc.
Sensibilité. Disposition de l'âme qui inspire au compositeur les idées vives dont il a besoin, à l'exécutant la vive expression des beautés et des défauts de la musique qu'on lui fait entendre.
8EPTii}ME. Intervalle dissonant de sept degrés. Il y a trois sortes de septièmes, la septième mineure^ la BBpHèvaemajeum et la septième diminuée.
Sdptuor. Gompositicm à sept parties obligées.
Le septuor vocal est toujours accompagné par Torchestre ou le piano. Le septuor instrumental se borne aux sept instruments pour lesquels il est composé.
Nous possédons d'excellents septuors de Beethoven, de Kaikbrenner, de Bertini, etc.
Séraphin (Sanctus). Le meilleurélève de Stradivarius dont les instruments très-estimés, portent la date de Venise 1707.
Séraphine. Instrument à anche libre, imaginé en 1842, par Bazin, de Canton (Amérique du Nord).
Sérénade. Les sérénades sont des concerts donnés la nuit e» plein air. Aussi Tétymologie de ce mot semblet-elle venir du mot italien sereno. Il y a peu de condi» tiens essentielles pour la composition des morceaux exécutés en sérénade. On peut cependant dire que l'on a généralement choisi des mélodies tristes et langoureuses de nature à laisser ]a personne à qui on offrait cet hommage dans un vague demi-sommeil qui lui permettait à -peine dans cette occasion de distinguer la réalité du rêve. Les tons bémolisés, surtout ceux de mi et de la, dont la douce harmoiiie s'accorde bien avec le mystère dont les exécutants cherchent d'ordinaire à s'environner, seraient heureusement employés.
La véritable patrie de ces concerts nocturnes, c'est l'Espagne et l'Italie. Voilà où il faut chercher }'origine de la sérénade. Elle se plaisait surtout dans les chaudes contrées, où la nuit est l'instant de toutes les intrigues d'amour. A Venise, les gondoliers ont conservé les iradi tiens de la sérénade dans les barcaroUes que la nuit ils font entendre sur les lagunes.
Serinette. Très-petit orgue h cylindre, qui joue des
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airs sans accompagnement, et qui sert h Téducation musicale des serins.
Serpent. Instrument h vent que Ton embouche par le moyen d'un bocal. Le serpent est un cornet replié pour le rendre moins long, et pour que les doigts puissent atteindre les trous qui en règlent l'intonation. Ses replis et sa forme lui ont fait donner le nom de "serpent.
On se sert de cet instrument dans les églises pour soutenir le chœur, et il était en usage autrefois dans les musiques militaires pour exécuter avec le trombone la partie de contrebasse.
Serrure de transposition. Appareil pour donner aux pianos la propriété de transposer, imaginé en 1847, par Bardies.
Sextuor. Composition à six parties obligées.
Le sextuor vocal est accompagné par l'orchestre ou le piano. Le sextuor instrumental se borne toujours aux six instruments pour lesquels il est composé.
Boccherini a écrit des sextuors pour flûte, deux vio- IcMis, viole et deux violoncelles. Les sextuors pour deux clarinettes, deux cors et deux bassons, sont d'un bon effet.
Sextuple (mesure). Mesure à deux temps composée de six notes égales, dont trois pour chaque temps.
Si. Note de musique que les Allemands désignent par la lettre A, lorsqu'elle est sans altération, et par la lettre 6, lorsqu'elle est altérée d'un bémol. C'est le septième degré de notre échelle musicale dans le mode majeur, et le second dans le mode mineur. Il porte accord parfait diminué, et s'emploie en harmonie dans les deux modes, en suivant toujours une marche différente.
Si. Septième syllabe du solfège moderne. Cette septième note fut ajoutée aux six de Gui d'Arezzo, par un nommé Lemaire. Dès l'année 1671, on rencontre le « dans les partitions de différents opéras représentés pendant le règne de Louis XIV.
Siamois (Musique chez les). Les Siamois paraissent avoir fait plus de progrès dans la musique que les autres nations de l'Asie. Leurs mélodies généralement vives et brillantes, ne sont pas dépourvues de charme, même pour l'oreille exercée d'un Européen. Il y a beaucoup de douceur, d'agrément et de simplicité dans la musique des Siamois. Elle diffère de celle des autres nations orientales barbares , en ce qu'elle est en général dans le mode mineur. Le but des musiciens siamois est de tou-