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cher le cœur, d'intéresser l'esprit et d'exciter les cassions. Pour y parvenir, ils ont plusieurs espèces d'airs, qu'ils emploient selon l'effet qu'ils cherchent à produire. Leurs morceaux de musique sont en très-grand nombre.
Sicilienne. C'est une danse napolitaine à 6[8 qui doit s'exécuter allégro. Le dessin mélodique est binaire, c'est-à-dire semblable de deux en deux mesures. Elle a les mêmes proportions que ses sœurs, la polka et la mazurka, c'est-à-dire trois périodes et huit ou seize mesures terminatives après le rappel du premier motif, quelquefois des deux premiers.
Sifflet. Petit instrument avec lequel on sifflé ; c'est une manière de manifester son improbation.
Signes. Ce sont en général les divers caractères dont on se sert pour noter la musique.
Silence. Mom générique des signes qui correspondent aux différentes valeurs des notes, et marquent l'interruption des sons pendant toute la durée de ces mêmes valeurs. Le silence d'une ronde se nomme ^a««^, et se marque par une petite barre horizontale; celui d'une blanche, demi-patise, et se figure de même, à cela près de la différence de position sur la portée. Le silence d'une noire s'appelle soupir, celui d'une croche demisoupir, ainsi de suite.
Simple. Dans la musique, tout double ou composé a son simple^ et tout simple a son double ou composé, comme contrepoint simple ou double, figure simple ou double, etc.
Sirène. Instrument imaginé en i820 par Cagnard de la Tour pour évaluer le nombre de vibrations correspondant à un ton donné.
SiRBNioN. Piano d'une forme et d'une construction particulière, établi en 1828, par Prost, de Strasbourg, qui avait imité dans cet instrument celui que construisit, en Allemagne, Pramberger.
SiRVENTB. Sorte de poésie ancienne des troubadours et des trouvères, ordinairement satirique, et qui est presque toujours divisée en strophes ou couplets destinés à être chantés. (Voyez Troubadour.)
Sistre. Ancien instrument de percussion des Egyptiens, dont on se servait dans les cérémonies religieuses et dans la musique militaire; il était ovale, sa forme était semblable à une raquette, et fait d'une lame de métal sonore, dont la circonférence était percée de divers trous
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opposés, par lesquels passaient plusieurs baflfuettes de métal. Gfn agitait le sistre en cadence pour lui faire rendre un son.
Sociétés de musique. C'est surtout en Allemagne que les sociétés de musique ont pris un grand développement. La musique n'est cependant pas innée chez le peuple allemand, comme on le croit généralement en France. Elle est plutôt le résultat de Téducation primaire et du protestantisme. Les en&nts des deux sexes prennent chaque jour deux leçons de chant dans Técole publique, qu'ils aient de la voix ou non.
Il n'est pas une ville en Allemagne, si petite qu^elle soit, qui n'ait au moins sa société dirigée par un amateur distingué, ou par un maître de l'école primaire. Ces sociétés se composent déjeunes gens et déjeunes personnes dans la fleur de l'âge. Gomme on se cotise pour couvrir les frais de l'établissement, chaque membre, homme ou femme, paye un nombre égal de florins par an. Ce fonds sert à acheter de la musique, à payer les copies, le salon où l'on s'assemble, et mille autres choses qui sont à la di^osition du directeur.
On se réunit une ou deux fois par semaine, et l'on s'exerce à chanter des chœurs et des oratorios. Les sociétés composées seulement' d'hommes chantent les quatuors sans accompagnement. Souvent la société est forte de trois ou quatre ceîits membres. Alors les fonds sont considérables ; les soirées et les bals plus nombreux. Chaque nouveau membre y entre par ballotage'et après avoir subi un examen ; car s'il n'a pas une voix excellente, il faut au moins qu'il soit bon musicien et qu'il sache lire a prima vista. Pour ceux qui ont de la voix, on est plus indulgent, mais on leur enseigne à part des soîi*
De temps en temps les différentes sociétés se réunis^ sent, soit pour exécuter un grand oratorio au théâtre, soit pour chanter au bénéfice des malheureux. A Franc-» fort, par exemple, le maître de chapelle n'a qu'à donner un ordre, et toutes les sociétés de chant se réunissent au théâtre avec les chœurs, et composent un ensemble d'environ six à sept cents personnes. On voit alors de jeunes bourgeoises rivaliser avec les premiers artistes. Il en est de même des sociétés instrumentales, où les amateurs viennent une fois par semaine pour exécuter les symphonies de Beethoven et de Mozart. Il faut avoir entendu la marche triomphale de Titus, de Mozart, exé-