TEL
une lentille, accompagnée de défaillance. Elle se jeta sur un lit et commença à trembler si fort, que deux hommes vigoureux pouvaient à peine la tenir. Elle sentit ensuite des douleurs aux pieds et aux mains. On alla chercher un médecin qui fit ouvrir la tumeur et employa quelques emplâtres; ce remède ne produisit aucun effet. Les parents, soupçonnant d'abord que leur fille avait été mordue de la tarentule, envoyèrent chercher des musiciens. Ceux-ci essayèrent d'abord deux ou trois airs sans le moindre résultat ; mais au quatrième, la malade parut attentive. Ensuite elle commença à danser d'une manière si extravagante et avec tant de vigueur et de rapidité, qu'elle fut bientôt délivrée de tout mal. Depuis cette guérison, ajoute Baglivi, elle jouissait de la meilleure santé.
Malgré l'opinion de Baglivi et d'un grand nombre d'auteurs anciens qui ont écrit sur le tarentisme, on ne croit plus maintenant à l'origine de cette maladie. L'opinion actuelle des médecins est tout en faveur de l'innocuité de la piqûre de la tarentule.
Tasto solo (à touche seule). Mots italiens qu'on écrit dans la partie de l'organiste, pour lui faire connaître qu'il ne doit pas accompagner la basse par les accords de la main droite.
Taun. Instrument en usage sur les côtes de la Barbarie. ♦
Té. Une des quatre syllabes dont les Grecs se servaient pour solfier, TV, m, ti, to.
Te Deum. Cantique attribué à saint Augustin et à saint Arabroise.
Téléphonie, de télé, — loin, et phonê^ — voix. C'est une télégraphie vocale ou moyen de correspondre à de longues distances par la puissance du son, inventé par M. Sudre. A l'aide de toute chose apparente ou sonore, M. Sudre pouvait transmettre des phrases, des ordres et donner des avis.
Ce moyen consiste à donner au sept notes de la musique une valeur équivalente à peu près à celle des signaux configurés par les branches du télégraphe. L'invention de M. Sudre a sur celle des frères Chappe l'avantage d'être perceptible par trois sens au lieu d'un seul, à savoir par l'ouïe au moyen des sons, par la vue au moyen des signaux fournis par les doigts et correspondant aux notes, enfin par le toucher, au moyen de ces mômes signaux rendus sensibles par le contact.
m^ TEM
Télioghordb. Instrument à clavier, imaginé à Londres en 1776) par ClaggeL II était accordé sans aucune considération de tempérament et les différences enharmoniques se faisaient sentir au moyen d'une pédale.
Tempérament. On appelle tempérament une altération presque insensible de la valeur du dièse et du bémol, pour les faire coïncider au môme point dans les instruments à sons fixes, tels que ]es pianos, les orgues, les harpes^ etc* Dans leur état naturel, ut dièse et ré ibémol ne coïncident pas : ut dièse est plus élevé que ré bémol. Il fallait donc altérer un peu cet état naturel pour ne pas multiplier à l'infini les touches du clavier, et pour le rendre accessible aux mains des pianistes.
Tempérament. Dans le système moderne, appelé tempeW, on trouve que tous les intervalles ne peuvent pas être pratiqués dans leur justesse parfaite, mais qu'ils perdent tantôt sur un point, tantôt sur un autre, quelque chose de leur acuité ou gravité. En effet, l'expérience nous montre qu'une suite de tierces majeures et mineures, de quintes et de quartes, accordées avec une justesse rigoureuse, lorsqu'elles arrivent à un terme donné, produisent un son ou trop haut ou trop bas, relativement aux premiers. C'est pour obvier à cet inconvénient que l'on est dans la nécessité d'altérer l'un ou l'autre son, afin de combiner les intervalles d'un mode avec ceux de l'autre; et c'est le résultat de cette opération qu'on %ppelle tempéramentf
Tempo. Mot italien qui signifie temps et s'emploie ainsi, tempo di marcia, mouvement de marche, andante maestoso à deux temps; tempo di minuetto, mouvement de menuet, mesure jadis très-modérée, mais aujourd'hui il est très-rapide ; tempo di polacca, mouvement de polonaise, allegtetto animé; tempo giusto, mouvement exact et modéré; a tempo ce temps indique qu'il faut revenir au mouvement primitif, quand on l'a momentanément quitté.
Temporiser. Ceux qui accompagnent et ceux qui dirigent sont souvent obligés, pour seconder le chanteur ou le concertiste, de s'écarter de l'exacte observation de la mesure et d'allonger ou d'abréger la justesse du temps. Cette manière de procéder s'appelle en italien tempo^ riser.
Temps fort. C'est le nom que l'on donne à la partie la plus sensible de la mesure, par opposition à celle qui