TUB
TROMPKTTiNE. Petit cornet de poste construit en 4854 à Ingolstadt par Stegmaler.
Trompettiste. Artiste, qui, dans un orchestre, exécute la partie de trompette.
Troubadours. Poôtes provençaux des XI% XII' et XIIP siècles, ainsi appelés du mot troubar^ trouver, inventer : ils nommaient leur art la .gaie science. Les plus célèbres d'entre eux turent P. Vidal, Arnaud Daniel, Janfred Rudel, Bertrand de Born, Anselme .Fayditt, Raimond Béranger, comte de Provence, Richard Cœur-de-Lion, Thibaut, comte de Champagne et Guillaume IX, comte de Poitiers. Leurs poésies, qui, pour la plupart appartiennent au genre lyrique et sont trèscourtes, se composaient de sirventes, plaints, tensons, ballades j novas (ou nouvelles). Ils chantaient surtout la chevalerie et l'amour.
Le troubadour de profession allait de château en château réciter ou chanter ses vers, en s'accompagnantd'un instrument, ordinairement d'une espèce de guitare : souvent aussi il se faisait accompagner d'un jongleur (Cbwir), par lequel il faisait chanter ses vers. Les troubadours étaient répandus dans le Midi de la France : Ils florissaient surtout à Toulouse, à Narbonne, à Aix en Provence. Ils parlaient la langue d'Oc, ou le languedocien.
Trouvères. Poètes du nord de la France, qui du XP au XV' siècle ont composé en roman- wallon ou langue d'Oïl (le vieux français) ; ils existaient en même temps que les troubadours, et leur nom aie môme sens {trouver, troubar). Mais, tandis que les troubadours ont surtout brillé dans le genre lyrique, c'est à la poésie épique que les trouvères se sont livrés de préférence. Ils ont admirablement réussi dans la grande épopée, qui a pris par excellence le nom de roman, et dans les fabliaux, qui sont souvent chez eux des chefs-d'œuvre d'originalité, de naïveté, de gaieté. Les trouvères ont aussi fait quelques poésies lyriques, tels que lais, virelais et ballades ; enfin on leur doit les romans de chevalerie en prose. Les plus célèbres trouvères sont Wistace ou Wace, Lambert, Alexandre de Bernay, Renaud, Gauder, Gilbert de Moutreuil, Jehan de Flagy, Guillaume de Lorris et Jean de Meung, dit ClopineL
Tuba. Espèce de trompe romaine, dont le son était
TYM 471
très-borné, mais qui donnait des sons très-forts et trèséclatants.
Turquie (De la musique en). Il est certain que les Turcs aiment beaucoup la musique, sans lui donner cependant une valeur d'art comme en France, en Allemagne, en Italie, etc., etc. Aujourd'hui, il est de bon ton à Conslantinople de trouver un plaisir à la musique, et de savoir jouer de quelque instrument. Les Turcs bien élevés chantent peu, et les hommes du peuple beaucoup. Mais si aux yeux des premiers c'est chose déshonorante que de chanter en public pour de l'argent, ils aiment néanmoins à se faire entendre dans les cercles intimes et dans leur harem. C'est à tort que quelques écrivains ont prétendu que les Turcs n'ont aucune théorie musicale. Il est vrai que la plupart e^prennent à chanter et à jouer par le seul secours de l'oreille. Mais ils n'en ont pas moins des signes réguliers pour noter les sons, un rhythme particulier dans leur mélodie. Leur chant a une juste intonation et leur exécution une mesure convenable. Pour noter leurs sons, ils se servent de nombres, comme les anciens, et leurs chansons populaires les plus répandues sont notées de cette façon.
La musique turque, comme celle de toutes les nations qui ignorent l'art véritable, ne sort pas des deux extrêmes. Elle est très-douce ou bien excessivement heurtée et bruyante. L'amour et la guerre, voilà les éternels textes des chansons turques, et leurs harmonies dépassent rarement l'accord de la dominante, ou celui du mode relatif en mineur, et vice versa. Les chants d'amour et les chants militaires sont toujours dans le mineur, caractère propre des nations qui ne connaissent pas l'art musical.
TuTTf. Mot italien qui signifie tous et qui sur les partitions indique que toutes les parties doivent se faire entendre ensemble.
Tuyaux d'ougue. Tubes de bois, d'élain ou d'autre mélange métallique appelé étoffe^ qui rendent des sons, lorsque le vent des soufflets y est introduit.
Tympanischo. Aacien instrument en usage chez les français ; selon Je dire de Pretorius, il se composait de trois petites planches très-minces, jointes grossièrement sous la forme de pyramide très-allongée. Sur la planchette supérieure était tendue, une longue corde de boyau que Ton faisait vibrer par le moyen d'un archet de
472 UKR
crin enduit de colophane. On ajoutait quelquefois une seconde corde plus courte, accordée à Toctave aigu.
Tympanum. Ancien instrument dont les cordes étaient mises en vibration par de petits bâtons garnis à leurs extrémités de boules d'étoupe dont on frappait les cordes avec les mains.
Typotone. Nouveau diapason inventé par M. Pinsonnatj à Amiens. Ce diapason est formé d'une petite plaque en nacre, percée d'une ouverture en biseau, sur laquelle est appliquée une petite lame métallique. Cette plaque se met entre les dents, en tournant le côté de la lame vers l'intérieur de la bouche ; et le moindre souffle suffit pour en tirer un la assez semblable à celui que produirait un hautbois.
Tyrolienne. Espèce de valse ou mélodie notée en triolets, en mesure à trois temps et d'un mouvement modéré. Les chansons tyroliennes ont à peu près toutes la même allure et s'exécutent ordinairement avec une voix de tête assez particulière, et que les nationaux appellent dudeln, La tyrolienne de Guillaume Tell est célèbre.
Ugab. C'était, chez les Hébreux, le nom général des instruments à vent.
Ukraine (Chants populaires de 1'). Les airs de l'Ukraine respirent la douceur, le calme et la tristesse. Le peuple vaincu et persécuté pleure dans ses chants la perte de sa liberté. Ses dumki sont comme les derniers rayons de son bonheur passé que la tyrannie n'a pu briser. On n'y retrouve point, comme dans les chants Kosacks ou Serbes, cette soif de la vio active et aventureuse qui leur est commune avec les Klephtes et les Monténégrins; chez les paysans d'Ukraine, la passion des armes cède au goût paisible de la vie agricole : le foyer domestique est préféré à tous les prestiges de la gloire; les femmes et les hommes du peuple sont poêles et musiciens. Pariout le travail du jour finit par une chanson, et souvent les sentiments de la vie simple, sans acci-