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vait autrefois de contre-basse aux différentes espèces de violes.
ViOLON-ÉOLiBN. Instrument dont les cordes étaient mises en vibration par un courant d'air, imaginé et construit en 1835, par Isouard.
Violon piccolo. Accordé en do^ au-dessous des lignes sol, ré, la. Il n'est plus en usage.
ViOLON-TROMPETTE. Instrument à cordes et à vent réunies. Dans le corps du violon se trouvaient renfermés les tubes d'une trompette, l'une des extrémités suivait le manche et sortait par la tête, cette originalité est due ù Hell^ de Vienne, qui la produisit en 1854.
Virtuose. Ce nom s'applique en musique à ceux qui possèdent un talent remarquable d'exécution dans le chant comme dans le jeu des instruments.
Virtuose de chambre. C'est ainsi qu'on désigne ordinairement , dans les cours ultramontaines , les chanteurs et les exécutants de concerts attachés à leur service.
Vitaliens. Nom du chœur de musiciens romains, institué par Vitalien pour l'usage de la musique sacrée.
ViVACB, Vivement. Epithète souvent jointe au mot allegro, et qui indique une exécution pleine d'entratnement, analogue au sentiment dominant du morceau de musique.
Vocalisation. Espèce de solfège qui ne se chante que sur la voyelle a.
Vocaliser. Chanter sur une voyelle en ne se servant que de l'a. Cet exercice est nécessaire au perfectionnement du chant après l'étude du solfège. Pour cela, il faut : 1® savoir bien attaquer le son ; 2* passer d'un registre à l'autre d'une manière insensible ; 3® porter la voix ; 4° exécuter tous les agréments avec grftce, 1^reté et précision ; 5* phraser le chant musical.
Voix. La voix humaine prend naissance dans la glotte moyennant une expiration un peu forcée. L'air, chassé des poumons, s'achemine d'abord par un canal assez large, mais qui bientôt se resserre et doit enfin traverser une étroite fente. Les bords de cette ouverture sont deux lames vibrantes qui, semblables à celles des anches, permettent ou interceptent de temps en temps le pas-
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sage de Tair ; et ainsi, par ces alternatives, elles doivent déterminer des ondulations sonores dans le courant d'air qui les frappe. Outre le palais, la langue^ les dents, les lèvres, tous organes utiles au mécanisme de la voix, la trachée-artère, les poumons, le larynx, les sinus frontaux et maxillaires, les fosses nasales, concourent aussi à sa formation.
L'acuité, la force, l'agrément, et le caractère individuel de la voix dépendent de l'organisation et de l'altération de l'organe principal de la voix, qui est le larynx.
Lavoix^se divise : 1® relativement aux quatre principtdes voix de l'homme, en voix de soprano, d'alto, de ténor et de basse ; 2* relativement au registre, en voix de poitrine, de tète, et même de médium ; 3*^ relativement à sa qualité, en voix bonne, c'est-à-dire, claire, sonore ou argentine, pleine, juste, agile, flexible, vigoureuse, forte, agréable, douce, riche, étendue, etc. ; et en voix mauvaise, c'est-à-dire, faible, mince, criarde, trop forte, nasillarde, gutturale, lourde, voilée, etc. ; 4* relativement à son acuité et à sa gravité, en voix grave, moyenne, aiguë.
La voix humaine est le plus beau moyen d'exécution que possède la musique. Les instruments ne servent qu'à l'imiter ou à l'accompagner. Semblables, pour ainsi dire, aux esclaves qui précèdent ou suivent leurs maîtres, les instruments ne font entendre leurs accents sur le théâtre que pour annoncer le chanteur et lui servir de cortège.
Chaque espèce de voix ayant une qualité propre, elles fournissent au compositeur les moyens de varier les effets. La chose essentielle est de ne pas les forcer en les jetant hors de leur étendue naturelle. A la richesse des moyens, aux ressources de la science et du travail se joint encore, chez certains individus, la magie d'une remarquable sonorité dans la voix. .Ceux qui ont entendu les grands chanteurs italiens ne perdront jamais le souvenir des vives jouissances que leur ont fait éprouver leurs suaves accents.
On a beaucoup disserté sur les moyens les plus propres à assurer la conservation de la voix.
C'est là une question d'hygiène trop importante pour que nous ne la traitions pas au moins sommairement dans ce livre à la fois historique, théorique et didactique, '^
Le docteur Second, qui a fait des études spéciales sur la constitution de la voix humaine^ nous fournit des renseignements dont nous profitons d^autant plus volontiers, qu'ils ont été élaborées sous les yeux d'un maître justement estimé. M. Manuel Garcia; les chanteurs y puiseront d'utiles préceptes.
La vie de l'homme se maintient par deux fonctions principales qui mettent incessamment son organisme en rapport avec le monde extérieur. Le poumon, d'une part, donne accès à une matière gazeuse, l'oxygène de l'air qui passe, par endosmose, des vésicules pulmonaires dans le torrent de la circulation ; l'estomac, d'autre part, reçoit les matières solides et liquides qui doivent servir à la nutrition.
Puisque, chez le chanteur, l'une de ces deux fonctions s'exécute avec exagération, il est très-important d'examiner quelles seront les modifications que cette suraction fera subir à l'organisme.
Pendant bien des siècles, une grande incertitude a régné dans l'explication physiologique de ces phénomènes ; aujourd'hui, plus de vague, plus de vains raisonnements ; la lumière nous est venue, et c'est aux chimistes modernes que nous la devons en grande partie.
Il résulte des expériences de Lavoisier et de Séguin, qu'un homme adulte absorde neuf cent quatre-vingtquatorze grammes d'oxygène parjour. Malgré l'absorption de cette énorme quantité de gaz, on peut s'assurer qu'au bout de vingt-quatre heures, le même homme n'a pas sensiblement augmenté de poids, et cependant il a, en outre, introduit dans son estomac une certaine quantité d'aliments.
— Qu'est devenu l'oxygène?
— Que sont devenues les matières nutritives introduites dans l'estomac?
L'oxygène, transporté dans tous les organes, se fixe sur le carbone et l'hydrogène, et le poumon le restitue à l'air sous forme d'une combinaison carbonée ou hydrogénée, acide carbonique et eau.
Comment l'homme pourvoit-il à la consommation continuelle de ces deux éléments constitutifs? Par l'alimentation. Manger, c'est faire provision de carbone et d'hydrogène; respirer, c'est consommer ce môme carbone et ce même hydrogène.