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fructueux. Ainsi le produit très-considérable alors, de la location des loges à Tannée, fut ajouté à la recette journalière sur laquelle se prélevaient leurs droits. On raya aussi du règlement de l'Opéra et de la Comédie-Française rarticle abusif par lequel une grande pièce devenait la propriété du théâtre, à partir du jour oh elle n'avait pas produit une somme déterminée. Un grand abus existait encore. Les théâtres de piovince pouvaient s'emparer de tous les ouvrages représentés à Paris, sans rien payer aux auteurs et aux compositeurs. La révolution de 89 détruisit cet abus. Ce fut encore Beaumarchais qui, secondé par Mercier et plusieurs gens de lettres, obtint de l'Assemblée constituante la liberté des théâtres et l'obligation pour tous, sans exception, de traiter de. gré à gré avec les auteurs, avant de pouvoir représenter leurs ouvrages. Ces améliorations ont été complétées depuis que les auteurs et compositeurs dramatiques, sentant aussi la nécessité d'avoir leur assemblée représentative, ont formé une commission chargée, entre autres attributions, de défendre et de protéger leurs intérêts.
Authentique (mode.) Mode ou ton dont la dominante est la quinte de la finale. On regarde aussi comme authentique^ tous les tons, pourvu que la modulation soit régulère, parce qu'on ne reconnaît jamaispourfînale que la note qui a pour dominante la quinte à l'aigu ou la quarte au grave. L'Église possède encore aujourd'hui quatre tons authentiques, — Le mot authentique renferme ici le sens à' approuver^ parce que ce furent les quatre tons admis et choisis par Saint-Ambroise.
Automates musiciens. On a avancé à ce sujet un grand nombre de faits plus ou moins fabuleux, plus ou moins invraisemblables, qu'il serait trop long de reproduire ici ; en 1738 Vaucanson fit une figure de cinq pieds qui exécutait sur la flûte douze airs différents. — Le plus célèbre des automates musiciens est celui que l'abbé Mical construisit vers la fin du siècle dernier. 11 fit un groupe de figures qui jouaient de différents instruments et formaient un concert. En 1780 et 1783 il présenta à l'Académie des sciences deux têtes humaines qui avaient, dit-on, la faculté d'articuler des sons. Suivant Vicq d'Azyr, qui fit un rapport sur ces machines, Mical avait atteint en partie le but qu'il s'était proposé. Mais il avouait que les sons rendus par ces têtes