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Batiphone. Espèce de clarinette busse, construite en Allemagne.
Bâton, Sorte de barre qui traverse perpendiculairement une ou plusieurs lignes de la portée, et qui, selon le nombre des lignes qu'elle embrasse, exprime une plus grande ou moindre quantité de mesures qu'il faut passer en silence. — Les bâtons ne sont plus en usage, et l'on marque le nombre des pauses avec des chiffres placés au-dessus de la portée.
Bâton de mesure. C'est un bâton fort court, ou môme un rouleau de papier, dont les chefs d'orchestres se servent pour marquer la mesure.
Battement. Espèce de mordante^ ou selon quelques^ uns, de trille, qui, au lieu de commencer par une note plus élevée, commence par la note plus basse que la note principale.
Batteur de mesure. Le batteur de mesure était appelé chez les anciens Grecs coryphée, parce qu'il était placé au milieu de l'orchestre dans une situation élevée, pourêtreplus facilement vu et entendu de tout l'orchestre. Les Romains les appelaient p^c^arn. Pour rendre la percussion rhythmique plus éclatante, ils garnissaient leurs pieds de certaines chaussures ou sandales de fer.
Quelques nations ont des manières particulières pour battre la mesure. Les Chinois se servent de tambours ; les Hongrois, dans leurs danses nationales^ marquent la mesure en dansant, avec les éperons de leurs bottes, qu'ils frappent l'un contre l'autre ; les Portugais, dans leurs danses, la battent en faisant claquer leurs doigts, et les Espagnols avec les castagnettes.
Battochio. C'est le nom d'un instrument auxiliaire qui donne l'intonation à plusieurs autres instruments.
Battre la mesure. C'est en marquer les temps par des mouvements de la main ou du pied qui en règlent la durée, et par lesquels toutes les mesures semblables sont rendues parfaitement égales, en valeur chronique, dans l'exécution.
Bayadère. Ce mot vient du portugais bailodera^ femme qui danse, danseuse. Les Bayadères forment dans l'Inde une partie du personnel attaché aux pagodes, oti l'on entretient une troupe de huit, de douze et môme seize femmes. Chaque jour, matin et soir, elles dansent dans le temple et chantent des pièces devers libres, dont le sujet est tiré de la mythologie indienne ; elles reçoi-
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vent pour ces fonctions des apointements fixes prélevés sur le trésor de la pagode.
Les bayadères paraissent dans toutes les solennités publiques, et accompagnent les personnes qui rendent des visites d'apparat. On les appelle aussi aux fêtes de famille, et dans ces occasions elles exécutent des danses plus ou moins libres, selon le goût des spectateurs. — L'orchestré qui accompagne la danse des bayadères est ordinairement fort simple, et se compose de tcUa^ espèces de petits cylindres qui rendent un son argentin trèsaigu, et d'un dolh^ petit tambour dont la caisse est de terre cuite, et que Ton frappe des deux côtés. Cette musique, et peut-être aussi les applaudissements qu'on leur Î)rodigue, animent tellement les bayadères, que l'oa iait venir quelquefois successivement dans une même nuit jusqu'à quatre et cinq bandes de ces danseuses, qui se retirent épuisées de fatigue.
Les indiens ne regardent pas le métier des bayadères comme infamant, et même dans les castes les plus élevées il se trouve des parents qui font vœu, s'ils ont une fille, de la consacrer de cette manière à la divinité pour laquelle ils ont le plus de respect. Les petites filles destinées au métier de bayadère apprennent de très-bonne heure à lire, à chanter et à danser, et on ne leur laisse ignorer aucun des arts, aucune des mianœuvres qui peuvent les rendre par la suite plus séduisantes et plus dangereuses.
Bec. Partie de la clarinette que Ton place dans la bouche lorsqu'on veut jouer de cet instrument.
Bécarre. Ce mot signifie h carré^ et se compose à peu près de deux 7 placés, l'un dans la position naturelle et l'autre dans une position inverse.
L'un des trois signes accidentels qui se placent, soit à la clef d'un morceau de musique, soit dans le courant d'une section de phrase musicale. Le bécarre détruit l'effet du bémol et du dièse. Le bécarre n'a de valeur que pendant toute la durée de la mesure dans laquelle il est employé. — Ce serait commôttre un nonsens musical que de poser des bécarres à la clef de début d'un morceau de musique, puisque le ton à'ut naturel comporte implicitement autant de bécarres que ce même ton a de notes pour former sa gamme. Mais 11 arrive souvent que pour passer d'un ton mineur à son majeur synonyme, on arme la clef d'autant dû bécarres qu'il y
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est nécessaire d'avoir de notes remises naturelles ou dans l'état de gamme normale.
Autrefois- que la figure de dièse (voyez ce mot) était inconnue, on remplaçait ce signe par celui du bécarre, l'antipode du bémol (voyez ce mot), on l'appelait aussi quelquefois h dure Le bécarre participe du dièse et du bémol tout à la fois ; du dièze, lorsqu'on le place devant une note bémolisée, et du bémol, lorsqu'on le place devant une note dièsée.
Bedon de Biscaye. C'est une espèce de petit tambour de basque, dont le cercle est garnie de castagnettes. En le faisant résonner avec les doigts, les castagnettes frappent les unes contre les autres.
Beffroi ou tamtam. Instrument de percussion en usage chez les Orientaux, et admis dans notre musique militaire et nos orchestres. C'est dans sa forme une espèce de tambour de basque, tout entier d'un métal composé, qui a une vibration extraordinaire quand on le frappe avec un marteau.
Le beffroi s'emploie avec succès dans les marches lugubres et funèbres, dans les chœurs qui expriment des passions violentes et dont l'effet doit être terrible, tel que celui qui termine le deuxième acte de la- Vestale,
Beffroi. Tour d'où l'on fait le guet et où il y a une cloche pour sonner le tocsin d'alarme. On donne aussi ce nom à la cloche même qui est dans la tour.
On connaît l'expression terrible, sinistre, effrayante du tocsin dans les jours de troubles politiques.
Le tocsin produit des effets qui ont peu de rapports avec la musique : cependant on l'emploie quelquefois dans la musique dramatique. Nous en parlerons à l'ar-* ticle cloche.
Belloneon. Cet instrument construit à Dresde en 4804, par Kaufmann, était un physarmonica qui exécutait des fanfares et imitait seul le son de vingt trompettes avec tambours et timballes.
Bémol. -Nom du second signe altératif qui, avec le dièse et le olcarre, se place devant une note pour abaisser, hausser ou remettre naturelle l'intonation. Le bémol, qui se figure par un B, était, dans le système ancien deGuido d'Arezzo, lecontraire du B dur, ou bécarre des modernes, parce que ce signe n'était employé, h cette époque reculée, que pour atténuer l'effet assez dissonant produit par la succession des sons naturels fa, sol, la,