BER
il de la gamme ascendante. On écrivait donc cette gamme en bémolisant ou adoucissant lanote si (septième degré de là gamme moderne).
Depuis que la découverte de la dissonance harmonique a été faite par Monteverde, au commencement du dixseptième siècle, le bémol ne figure plus qu'accidentellement dans la gamme naturelle d'ut majeur. Mais alors ce n'est plus pour adoucir l'avant dernier son de l'échelle, mais bien pour déterminer une modulation relative dans le ton majeur du quatrième degré, ou dans celui du relatif mineur de ce même ton.
Lorsque la modulation l'exige on emploie un signe appelé double bémol (BB). Il possède, devant une note naturelle, la double faculté du bémol simple, c'est-à-dire que si ce dernier baisse la note d'un demi-ton mineur le double bémol la baisse de deux demi-tons. Lorsque la note est déjà simplement bémolisée, le double bémol ne la baisse que d'un seul demi-ton mineur. Enfin, les bémols posés à la clef d'un morceau conservent pendant toute sa durée leur qualité diminutive des sons naturels; tandis que, posés seulement devant une note, et par accident, ils n'ont de valeur que pendant toute la durée de la mesure dans laquelle ils sont employés.
Les tons bémolisés ont une sonorité bien moins brillante, surtout dans les instruments à archet, que les tons naturels et diésés. Aussi les compositeurs les emploientils de préférence dans certains morceaux d'une expression calme et religieuse. Cependant la musique militaire, si éclatante et d'un effet souvent électrique, s'écrit presque toujours et brille davantage dans les tons bémolisés.
Bémouseh. Placer des bémols à la clef pour changer Tordre et la place des demi-tons, ou marquer une note d'un bémol accidentel.
Bente (Matheo), luthier, élève de Stradivarius, travaillait à Brescia en 1580.
Berceuse. Nom donné à un genre de chanson faite pour endormir les enfants.
Bergamasque. C'était une espèce de danse et air de danse en usage dans le siècle dernier. On trouve des bergamasques dans plusieurs recueils de sonates pour violoû et pour luth.
Bergonzi (François), luthier de Crémone, imitateur de Stradivarius, travaillait en 1687 et 1720.
Bergonzi (Charles), frère du précédent, fut un des