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tantôt une peau de tigre en forme de manteau ; puis rhabit français du seizième siècle pour les sujets relatifs à la chevalerie.
Ces améliorations étaient bien loin d'atteindre les perfectionnements que Talma fît adopter vers 1791. La tragédie de Charles IX ^ jouée alors au Théâtre-Français, est le premier ouvrage où l'on ait suivi le costume avec une rigoureuse exactitude. Cette innovation fut tellement goûtée du public, qu'elle s'étendit, bientôt à d'autres théâtres, et notamment à l'Académie royale de musique.
Cependant, on doit avouer que Je zèle ne se soutint pas en tout point. Ainsi, on vit à l'Opéra la Sémiramis^ de Catel jouée dans un palais d'architecture corinthienne dont les jardins se trouvaient remplis de plantes d'Amérique. Un trône était placé sous une draperie de mauvais goût, ressemblant à ce qu'on nommait, il y a cinquante ans, un baldaquin à la polonaise.
Aujourd'hui, dans beauôoup de nos théâtres, les principaux acteurs ont un costume assez conforme à leur rôle.
M. Duponchel, grâce aux conseils de l'intelligent artiste Nourrit, introduisit à l'Opéra une nouvelle réforme. La sévérité des costumes ne s'est pas bornée à celle des habits et des coiffures ; la même exactitude a été apportée dans les meubles et dans tous les accessoires. Des améliorations analogues ont eu lieu à r Opéra-Comique, et le Théâtre-Italien maintenant commence à nous habituer à un certain luxe de costumes et de décors.
Couleur locale. C'est donner à la musique d'un opéra, d'un ballet, le caractère de la musique du pays ou se passe la scène.
Couleur des sons. (Voyez Timbre.)
Coup. On dit en musique coup de langue, coup de gosier, coup d'archet. C'est une manière de lancer le son pour la voix et pour les instruments. Le coup de langue pour les instruments à vent a besoin d'être net, détaché, rapide.
Le coup d'archet pour les instruments à cordes a besoin d'être dictinct, ferme, moelleux. Le coup de gosier demanderait encore des précautions plus grandes. Mais cette expression n'est plus en usage, et ne sert maintenant qu'à désigner ces grands éclats de voix que les
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chanteurs du temps de Rameau prodiguaient dans notre anciennne musique. La voix ne doit pas être jetée avec effort, elle doit être portée naturellement sans être traînée ni saccadée, et ne pas présenter l'idée d'un coup.
Coup de fouet. C'est un certain effet plus fort, plus plus brillant que tout le reste, par lequel on termine un morceau de musique pour obtenir des applaudissements. C'est pour donner le coup de fouet qu'on place quelque fois des transitions vers la fin des morceaux de musique et qu'on les termine presque toujours par un forte et môme par un fortissimo. Lé grand crescendo n'a pas d'autre but. Il y a pourtant certains morceaux qu'on ne pourrait terminer par un coup de fouet sans en détruire entièrement l'expression^ comme un sommeil, un nocturne, une cavatine pleine de sentiment et de suavité, et toute espèce de chant qui doit finir piano. Ces morceaux n'en seront pas moins applaudis, s'ils sont d'ailleurs bien faits. Au surplus, ce n'est pas aux bravos d'un moment que prétend l'homme de génie, mais à une estime durable.
Couplet. Nom qu'on donne dans les romances et les chansons à cette partie du poëme qu'on appelle strophes dans les odes.
Coupure. Suppression que » l'on fait d'un certain nombre de périodes dans le courant d'un morceau de musique, pour en rendre la marche plus rapide. C'est aux dernières répétitions d'un opéra que se font habituellement les coupures. Celles-là son réglées sur le besoin que l'on a de passer plus vite de telle situation à tellft autre, et d'activer ainsi le jeu de la scène. On les demande au compositeur, qui du premier coup d'œil ^oit ce qu'il doit sacrifier, et qui d'un trait de plume a bientôt rajusté les deux bouts.
Courante. Air à trois temps, propre à une danse ainsi nommée à cause des allées et des venues dont elle était remplie. C'est air n'est plus en usage, non plus que la danse dont il porte le nom.
Couronné. Trait en demi-cercle qui couronne le point d'orgue et le point d'arrêt ou de repos. Les Italiens nomment souvent couronne, corona, le point d'orgue lui-même.
Couvert. Ce mot indique qu'on doit couvrir d'un drap les timbales, afin d'en amortir le son.
Il y a des octaves et des quintes que, dans les écoles