‹ Dictionnaire de musique théorique et historiqueChapitre 74 sur 222 · DEG · texte numérisé non relu

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La France, dans ces dernières années, a fait faire un grand pas à Tart de la décoration appliqué au théâtre.

Nous avons indiqué plus haut les diverses connaissances que doit posséder le peintre de décorations. Estil besoin de dire que le goût, cette première condition de ses succès, lui est indispensable encore ? Il est fâcheux d'ajouter qu'il faut en outre, à son âme d'artiste, une sorte d'abnégation de la gloire à venir. La sienne est, si l'on peut s'exprimer ainsi, en détrempe comme ses ouvrages. Aussi, bien différent du musicien et du poète, doit-il viser davantage à l'eflfet du moment qu'à celui que confirment l'examen réfléchi et le temps : c'est là sans doute qu'il est permis de frapper fort plutôt que juste. Le mérite du peintre-décorateur, c'est de parler aux yeux avec une éloquence vive, saisissante, improvisée, tandis que le musicien s'adresse à l'imagination et au cœur par le prestige des sons, et par tout ce que la langue musicale a de séductions et de charmes.

Décousu. Ce terme appartient également à la rhétorique et à la musique. On dit qu'un style est décousu, quand les idées rassemblées par le compositeur manquent entre elles de liaison, quand elles sont incohérentes et disparates, en un mot quand le sujet est mal conduit. Ce défaut est le propre des compositeurs, qui, avec peu d'imagination, enfantent péniblement leur musique, phrase à phrase et à des intervalles éloignés. Leur esprit, qui ne peut plus retrouver la même situation, ne produit que des pensées détachées qui ne s'amalgament jamais bien. Chaque phrase aura, si l'on veut, l'expression juste de chaque vers; mais le tout manquera d'ensemble et d'unité.

Decrescendo. Ce mot italien signifie le contraire de crescendOj c'est-à-dire une diminution progressive d'intensité des sons dans l'exécution de la musique.

Déduction. Terme de l'ancien plain-chant. La déduction est une suite de notes montant diatoniquement, ou par degrés conjoints.

Degré. Ce mot est l'équivalent de note ou son : ainsi, on peut dire : le premier, le deuxième, le troisième degré de la gamme ; il est aussi quelquefois l'équivalent d'intervalle, et alors il signifie la différence de position ou d'élévation qui se trouve entre deux notes placées dans une même portée. Sur la même ligne ou dans le même espace, elles sont au même degré,elles y se-

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