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sent eux-mêmes leurs camarades, par groupes de dix ou quinze. Dans l'enseignement simultané, Tinstruction des élèves n'est point confiée à des moniteurs, mais bien à l'action directe d'un professeur instruit, qui, à lui seul, comme un chef militaire, gouverne et met en mouvement une armée de deux ou trois cents chanteurs, enfants ou adultes. Pour des cours nombreux, cette méthode nous semble la meilleure.

Ensemble. C'est le rapport convenable de toutes les parties d'un ouvrage entre elles et avec le tout. Ce terme s'applique encore à l'exécution, lorsque les concertants sont si parfaitement d'accord, soit pour l'intonation, soit pour la mesure, qu'ils semblent tous être animés d'un même esprit. La société des concerts du Conservatoire offre presque toujours cet ensemble merveilleux.

Ensemble (Morceaux d'). Ce sont tous les morceaux dramatiques exécutés par plus d'une voix. Ainsi, les duos, les trios, quatuors, quintettes, sextuors, etc., sont des morceaux d'ensemble, pourvu que chaque partie y soit distincte, dialogue avec les autres, et soit exécutée par une seule voix. Les chœurs, quoique composés de plusieurs parties, ne sont pas qualifiés de morceaux d'ensemble.

Entente. Se dit de l'arrangement méthodique des diverses parties d'une œuvre musicale.

Enthousiasme. Exaltation de l'âme qu'on ne saurait définir. Dans cet état, une production musicale marche avec la plus grande facilité. Les idées, pour ainsi dire, accourent en foule, se dessinent et se disposent avec la rapidité de l'éclair, de façon que, sans songer aux règles, tout se trouve placé dans le plus bel ordre.

Entonner. Mettre un air sur le ton. Dans la musique religieuse, entonner se dit pour chanter le commencement d'un psaume ou d'un hymne.

Entr'acte. Espace de temps qui s'écoule entre la fin d'un acte d'opéra et le commencement de l'acte suivant, et durant lequel l'action est suspendue. On donne aussi ce nom à ce morceau de musique instrumentale qu'on exécute dans l'intervalle de deux actes d'un opéra, d'une tragédie, d'un ballet et d'une comédie.

Pris en ce dernier sens, l'entr'acte n'est point une partie essentielle du drame lyrique; le compositeur ne consulte à cet égard que son génie et même son caprice. Il est parfaitement libre de faire garder le silence à l'or-

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chestre pendant que la scène reste vide. Beaucoup de nos opéras n'ont point d'entr'actes symphoniques. Quand le musicien, ne rencontre pas le sujet d'un morceau de ce genre qui promette de Teffet, il se borne à reproduire, avec une harmonie plus riche et plus travaillée quelques motifs heureux qu'on a déjà entendus. Quelquefois encore, le musicien compose une petite symphonie concertante où les instruments h vent se font entendre tour à tour, comme celle que Méhul a placée dans Joseph; ou bien de nombreuses variations sur un thème tiré de l'opéra même.

Entrée. Partie d'un ballet, destinée à produire le même effet que les scènes dans les ouvrages dramatiques. L'on disait autrefois : danser une entrée^ comme on 6ii jouer une scène y chanter un air.

Entrée est aussi l'action d'un personnage qui entre sur la scène. Il faut que la musique qui signale une entrée soit d'une couleur décidée, et présente de grands rapports avec le caractère du personnage que l'on attend.

Entrée se dit aussi du moment où chaque partie commence à se faire entendre. Le flûtiste a manqué son entrée.

Entremets. Ainsi se nommaient anciennement de petits divertissements, souvent mêlés de musique, qui se donnaient entre les différents service d'un repas d'apparat afin d'amuser les convives pendant que les serviteurs enlevaient les anciens plats et les remplaçaient par des nouveaux.

ÉoLi-couRTiER. Instrument à double clavier avec soufflet et lames vibrantes, construit en 1844 par Courtier, de Paris.

ÉoLiEN. C'est un des modes de la musique grecque. Inventé par Démon l'athénien, neveu de Démosthène, d'autre disent par Polymneste poète et musicien. On l'emploie encore aujourd'hui dans les mélodies des psaumes et dans le Magnificat. Dans le culte des protestants, plusieurs plain-chants se chantent aussi dans ce mode.

ÉoLiNE. Instrument à clavier et à anches libres, construit en i816 par Schlimbach, facteur à Ohrdruff.

ÉOLODioN. Instrument construit à Furth près Nuremberg en 1821, par Reich, sur les principes du phyharmonica à clavier. Il avait six octaves et des timbres variés.

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