‹ Dictionnaire de musique théorique et historiqueChapitre 96 sur 222 · EUM · texte numérisé non relu

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le génie de Tan tique Ibépie aurait un glorieux réveil, et sa musique subirait une brillante métamorphose. • L'Espagne a perdu, il y a quelques années, un compositeur d'un mérite distingué, qui promettait de tirer la musique dramatique de l'état de décadence où elle est tombée dans son pays. Gomis a passé quelque temps à Paris, et tous ceux qui l'on connu savent quel compositeur éminent l'Espagne aurait eu en lui, si la mort n'était venue l'enlever tout à coup dans la force de l'âge et dans toute la maturité du talent. A l'exemple de la France, l'Espagne a fondé plusieurs journaux de musique, qui doivent contribuer à la vulgarisation de cet art, dans ce pays labouré par les révolutions politiques.

Esthétique. L'esthétique a pour objet la doctrine du beau, du sublime, du goût et du jugement dans les arts: elle est exactement la philosophie des arts.

EsTRiBiLHO. Chanson favorite des Portugais, en mesure de 6/8.

Étendue. C'est la distance plus ou moins considérable qu'il y a entre le son le plus grave et le plus aigu, ou la somme de tous les sons propres à une voix ou à un instrument, compris entre les deux extrêmes.

Étouffer. Se dit des sons que l'on rend moins éclatants.

Étoufpoir. Petites pièces de drap qui servent dans un piano à amortir les sons donnés par le marteau frappant sur les cordes.

Étude. Action de familiariser sa voix ou ses doigts avec les difficultés d'un morceau de chant ou d'instrumentation qu'on veut exécuter. Qui sait étudier, sait apprendre; il ne s'agit pas tant d'étudier longtemps que de bien étudier. L'étude consiste à déchiffrer d'abord, puis à s'efforcer de rendre exactement le mouvement, les nuances, l'expression d'un morceau. Pour un élève intelligent l'étude vaut la leçon. Le maître lui donne la clef de la science; l'étude lui donne l'habitude de se servir de cette clef pour ouvrir toutes les portes de la musique. — On appelle ^^wc?es un recueil ou ensemble d'exercices progressifs sur chacune des principales difficultés du mécanisme de l'exécution vocale ou instrumentale. Plusieurs grands maîtres ont consacré leurs loisirs à ce travail si ingrat et si utile.

. Eumatia. Espèce d'harmonica de verre qui avait deux

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octaves avec les demi-tons. Il fut construit vers la fin du siècle dernier,

ËUMÉLiA. Élégance de toutes les parties chantantes.

EuNÉiDES. Compagnie de musiciens qui jouaient d'une espèce de luth, à Athènes, à Toccasion des sacrifices.

EuPHONE. Instrument à frottement, du genre de Tharmonica, inventé par le docteur Chladni, à Witthemberg, en 1790. Il consiste en une caisse carrée d'environ un mètre et haute de trente centimètres, qui contenait quarante-deux petits cylindres de verre, dont le frottement, et par suite la vibration s'opérait par un mécanisme iti^ teneur.

EuPHONicoN. Instrument imaginé à Londres en 1842, par Be&le, associé de la maison Cramer. Il réunissait les qualité de la harpe et du piano. — Euphonicon est également le nom donné par Valiez, en 1850, à une espèce d'orgue à lames vibrantes.

EuPHONiuM. Instrument en cuivre, espèce d'octavophicléide avec ventelle, long de trois mètres, construit par Serveny's, en 1843.

On donne aussi ce nom à un instrument à lames vibrantes imaginé, par Valiez en 1850.

EuPHOTiNE. Instrument imaginé, en 1852, par Petit. Il était composé d'une série de diapasons de différentes grandeurs, mis en jeu par un clavier et une soufflerie.

Eurythmie. C'est le bel ordre, la belle proportion de» parties homonymes qui composent un tout; et symétrie^ c'est l'égalité et le rapport intelligible de ces mômes parties.

ËUTERPE. Celle des neuf muses qui préside à la mu* sique.

Éviter. Éviter une cadence, c'est ajouter une dissonance à l'accord final pour prolonger la phrase. Dans l'école, on appelle surtout cadence évitée^ la chute d'une septième dominante sur une autre septième dominante.

Évolution. Renversement des parties dans les diverses espèces de contrepoints doubles.

Exception. On connaît cet ancien adage : Toute règle a ses exceptions. Néanmoins il semble que ce proverbe se confirme plus particulièrement lorsqu'il s'agit de règles musicales établies par les anciens et même par les modernes sur le contrepoint et sur les progressions harmoniques. Le P. Martini, dans son Saggio fondamenr taie pratico di contrapunto sopra il oanto fertno^ après

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