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où cet angle prend la valeur do 90". En ce point, les forces du couple terrestre sont verticales, l'aiguille d'inclinaison devient verticale elle-même. Au contraire, dans une série de lieux voisins do l'équaleur, l'inclinaison est nulle; la courbe qui les réunit porte le nom d'équateur masnétique. L'c- •quateur magnétique ne se confond pas exactement avec l'équateur géographique ; la courbe qui lui correspond présente une forme sinueuse, elle offre dans son ensemble la figure d'un grand cercle dont le plan formerait avec celui de l'é- <iuateur terrestre un angle de 12" et demi. Au sud de l'équateur magnétique, le pôle sud de l'aiguille plonge au-dessous de l'horizon, et d'autant plus qu'on s'avance davantage vers les latitudes élevées de l'hémisphère austral.

Quant aux variations diurnes de la déclinaison, «lies sont très faibles: pendant la nuit l'iiiguille reste à peu près immobile; le matin elle marche de l'est vers l'ouest à Paris, puis, le soir, à partir de une lienre de l'après-miili. elle revient sur ses pas pour reprendre à 10 heures du soir sa position primitive.

5. Procédés d'aimantation. — On distingue plusieurs pi-océdés d'aimantation qui doivent être employés, l'un ou l'autre, suivant les cas : celui de la simple touche avec frictions, celui de la louche séparée, celui de la double touche (V. AimontuliO''). Nous indiquerons le plus facilement exécutable, le procédé de la simple touche ; nous J'avons déji expliqué dans ce qui précède ; peu de mots sufliront pour comploter ce qui a été déjà dit On pose sur une table de bois le barreau d'acier trempé AB que l'on veut aimanter, on tient d'autre part Ji la main un barreau aimanté puissant A'B' qui doit servir d'excitateur, et on promène ce dernier sur le barreau fixe en le plaçant verticalement en contact avec Ini. En exerçant des frictions continues, toujours dans le même sens, de A vers B, par exemple, on arrive après plusieurs passes à l'aimanter à saturation. Si l'on a choisi Je pôle A pour provoquer l'aimantation, on constate à la fin que le dernier point touché B est un pôle de nom contraire h A' et le premier point louché A un pôle de môme nom. Il est bon de retourner le barreau et d'opérer encore des frictions comme auparavant en conservant toujours le sens du mouvement déjà adopté.

On peut aussi aimanter très énergiquement un (barreau en le plaçant dans l'intérieur d'une bobine de fil de cuivre que traverse un courant électrique. CV. Électricité.)

Enfin on peut produire l'aimantation par l'action de la terre qui sert alors d'aimant excitateur. Une barre de fer doux placée .dans une direction parallèle à 1 aiguille d'inclinaison est par là môme aimantée, mais d'une façon transitoire: le pôle austral est en bas et le pôle boréal en haut. L'aimantation se conserve en partie si, pendant que dure l'influence terrestre, on fait éprouver à la barre une action mécanique ou moléculaire quelconque : choc, friction, torsion, action chimique. Les barres de paratonnerre, qui sont implantées verticalement au sommet des édifices, prennent de l'aimantation sousl'actlon de la terre et la gardent parce qu'elles se rouillent à leur surface pendant que s'exerce l'influence terrestre.

L'application de l'aiguille aimantée à divers usages pratiques, entre autres à la navigation, a donné naissance à la boussot\ — V. Boussole. TA. Boutan.]

MAHOMET. — Histoire générale, XVII ; Littératures étrangères, X. — Mahomet naquit .à la M^'^n."'; ^'^rs l'an 57u. Orphelin de bonne heure, •réduit à une extrême pauvreté, il futdabord conducteur de caravanes Ce genre d'exister. ce plaisait a ses mstincis contemplatifs; ses voyages le jmirent en rapport avec des hommes de toute

nation, il apprit bien des choses inconnues de ses compatriotes. Son mariage avec une riche veuve, Khadidja, lui fit des loisirs. Il se livra dès lors à l'étude et à la méditation. Tous le.s ans, il faisait une retraite dans la solitude du mont Ilira, près de la Mecque. Là, sous un ciel ardent, par l'effet de la prière, du jeûne, son imagination s'exalta. Ses idées, jusqu'alors confuses, prenaient devant lui une forme visible, il sentit « qu'un livre avait été écrit dans soyi cœur. » )1 commença à dicter les sourates du Coran, que lui soufflait, disait-il, l'ange Gabriel.

Htat de l'Arnliie. — L'Arabie était alors profondément divisée. Les tribus se pillaient et s'entretuaient avec un furieux acharneinent. L'anarchie était dans les idées aussi bien que dans les mœurs. La fameuse pierre noire tombée du ciel, les génies, les ogres, les idoles de toute espèce étaient adorés ensemble. La C'iùha ou grand temple de la Mecque était un pandénionium. Mais tous les habitants de l'Arabie se réclamaient d'une même origine, ils avaient des traditions communes, une langue, une littérature. A défaut de croyances précises, ils avaient un culte organisé dont le sanctuaire était à la Mecque, où l'on venait déjà en pèlerinage.

Prédications de Mahomet. L'Héijire. — Ce fut en se servant de ces éléments d'unité que Mahomet entreprit de réunir en nation ces peuples épars et de leur donner une religion. Doué d'un remarquable talent d'écrivain et d'orateur, il allait sur les places, dans les marchés, parlant, prêchant, convertissant. Les Coréischites, qui étaient maîtres de la Mecque, s'alarmèrent de ses progrès. Chassé par la persécution, il se réfugia dans une ville voisine, Yatreb, qui prit le nom de Méilinni-el-Nabi, cité du prophète. C'est de cette fuite ou hégire que date l'ère musulmane (622).

Fin de Mahomet. — A Médine, Mahomet organisa sa religion et son gouvernement.il se défendit victorieusement contre ses ennemis, prit à son tour l'olTensive, et tantôt négociant, tantôt combattant, soumit toute l'Arabie. Il rentra en vainqueur dans la Mecque, dont il voulait faire sa capitale, et installa son culte dans la Caaba. Déjà il portait ses vues au delà de l'Arabie, il expédiait au roi de Perse et à l'empereur d'Orient des messages menaçants qu'allaient bientôt suivre des armées, lorsqu'il mourut en HXl L'unité politique de l'Arabie était un fait accompli, son unité religieuse était fondée pour des siècles sur une base solide : le Coran.

Le Coran. — Le Coran est l'enseinble des dictées que Mahoinet composait dans ses extases et qu'il faisait écrire par ses disciples et ses secrétaires sur des feuilles de papyrus ou des os de mouton. Chaque dictée forme une sourate, chaque sourate se divise en versets. Le Coran n'est point un livre didactiiiue ni un récit continu. C'est à la fois un livre religieux, un code, un recueil de narrations où les prescriptions, les récits, les descriptions se succèdent avic une variété et une richesse inouïes. Le ton général n'est pas celui d'une démonstration. Mahomet procède par affirmations, par apostrophes, par images éclatantes ; il parle autant aux sens qu'à l'esprit. Pour prouver l'existence de Dieu, il atteste le soleil, la lune, le spectacle des

L'Islamisme dans le Coran. — Les doctrines relio-ieuses contenues dans le Coran peuvînt se raniener à deux principes essentiels: la croyance à un Dieu unique ; la croyance à une vie future où les actions de chacun seront examinées et deviendront l'objet d'une récompense ou d'un châtiment. Au jour du ju"cinent, les morts se présenteront pour passer le p'oiit Et-Sirdt, plus étroit qu'un cheveu, plus effile que le tranchant d'une épéc. Les vrais fidèles pourront le franchir et iront jouir d'une

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