MAREE
plus graiulo partie de l'humanité, est produit par riiuropcs lesÈlats-Unis, la Sibérie centrale, le nord di' l'Afrique, la Mésopotamie. 11 occupe ainsi sur If globe une zone continue située dans l'hémisplièrc septentrional. Le (ihili, l'Uruguay, l'Australie, le sud de l'Afrique en produisent en petite quantité dans l'autre liéraisphère.
Le riz, qui forme l'aliment préféré des Asiatiques, est produit par l'Inde, l'Indo-Chine et la (iliine, et un peu par les États-Unis.
La viande qui n'est pas produite sur place est importée, dans les pays à population trop dense, (le l'Amérique du sud, de l'Australie et des États- Lliiis.
Les nations européennes envoient leurs marins pSclier la moruo ii Terre-Neuve, les harengs, raa- (|ueroaux et autres poissons sur les côtes d'Islande et de Norvège. Les mers de la Chine et du Japon, la Caspienne et les eaux du fleuve des Amazones sont aussi très poissonneuses.
La France, l'Espagne, l'Italie, la Hongrie sont les principaux pays producteurs de vins. On cultive encore la vigne en Grèce et en Asie Mineure, en Californie, dans l'Australie, en Algérie et au Cap de Bonne-Espérance .
Le sucre qu'on ne retire pas de la betterave est fourni aux raffineries européennes par l'Inde, les îles de la Sonde, la Louisiane, les Antilles et Maurice; le thé vient de la Chine, le café du Brésil, de Ceylan, di> Java, de la Réunion et de Mokha, le cacao de l'Amérique centrale et du Venezuela.
Le coton vient des États-Unis, de l'Inde, de la Chine, du Brésil ; la soie, de la Chine et du Japon, de l'Asie occidentale, de l'Italie, de la France; la laine, d'Australie, de la Plata, du Cap de Bonne- Espérance; les cuirs, de l'Amérique du sud.
Le tabac vient surtout des États-Unis, des Antilles, de Turquie, de Hongrie, des Philippines, de l'Inde et de la Chine.
Les mitips. — La houille, ce pain de l'industrie, est surtout exploitée en Angleterre et exportée dt? là dans les divers pays du globe. C'est une ilrs grandes sources de fortune de l'Angleterre, car iMus les navires qui viennent y décharger leurs niarcliandises sont assurés ainsi d'y trouver toujiMirs un fret de retour. Les États-Unis viennent .lu second rang sous ce rapport. La Chine possède les plus vastes bassins houillers, mais ils sont encore trop mal exploités pour compter dans la consommation générale. On en peut dire presque autant des gisements de la Russie.
Le fer est le métal le plus répandu à la surface du globe. L'Angleterre et les États-Unis en sont les plus grands producteurs. La Suède, l'Espagne, l'Algérie fournissent les plus estimés. L'or existe plus généralement dans les pays chauds, tels que la Californie, l'Australie, la Guinée ; toutefois l'Oural en renferme d'importants gisements, comme de la plupart des autres métaux. L'argent mélangé au plomb se trouve surtout dans le Nevada aux Ëtats- Unis, au Mexique, au Pérou, dans la Bolivie, dans l'Altai, en Asie. Le cuivre est exploité au Chili, sur les bords du lac Supérieur, en Australie, en Espagne, en Suède, en Sibérie, et les minerais en sont apportés h Svvansea, en Angleterre, où on les fond presque tous.
L'étain vient de Malacca ; le zinc, de Sardaigne cl d'Espagne.
Lfs grandes roules maritimes. — Pour opérer les divers échanges auxquels ces produits donnent lieu entre les nations, pour transporter les émigrants qui, des contrées encombrées de l'Europe ou de l'Asie, se dirigent vers les terres fertiles du IVouveau-Monde, les navires des divers Etats sont conduits à suivre un certain nombre de routes pnncipales.
L'une des plus fréquentées est celle qui de 1 Europe occidentale conduit sur les côtes des ^« Partie.
Etats-Unis qui leur font face de l'autre ci^té de rAtlanti(|UC. Hambourg et Brème pour l'Allemagne, Rotterdam pour la Hollande, Anvers pour la Belgique, le Havre pour la France et surtout Londres, Liverpool et Bristol pour l'Angleterre, expédient jourjiellement leurs navires sur New- Vork, Boston et Philadelphie.
Plus au sud, les navires partis du Havre ou de Saint-Nazaire, pour la France, se dirigent sur les Antilles, la Vera-Cruz au Mexique, et Colon- Aspinwall, sur l'isthme de Panama.
Bordeaux et Lisbonne expédient leurs navires à Rio-de-Janeiro et à la Plata, où débarquent également beaucoup d'émigrants italiens venus de Gènes.
Londres, Liverpool, Bristol et Plymouth en Angleterre, Marseilleet Bordeaux en France, envoient leurs navires desservir les escales de la côte occidentale d'Afrique, depuis le Sénégal jusqu'au cap de Bonne-Espérance
Cette ancienne route des Indes est maintenant désertée en partie depuis l'ouverture du canal de Suez.
Les navires qui sillonnent la Méditerranée, ce grand lac intérieur, en venant de Gibraltar, Marseille, Gènes, Trieste, de la Turquie et de la Russie méridionale, se rencontrent i Port-Saïd, traversent le canal de Suez, et se séparent au débouché de la mer Rouge, les uns, en petit nombre, pour desservir la côte orientale d'Afrique, Maurice et la Réunion, la plupart pour gagner les Indes. Parmi ces derniers, les uns se dirigent sur Bombay, les autres par Ceylan, sur Calcutta. Pointe-de-Galles, sur la côte sud-ouest de Ceylan, est un nouveau point de bifurcation entre la route de Melbourne, en Australie, et celle de Singapour, au sud de la presqu'île de Malacca.
De Singapour, les navires vont aux îles de la Sonde ou remontcjit la cote de l'Asie, desservant la Cochinchine, Canton et Chang-Uai en Chine, Yokohama au Japon. Pour ceux qui sont partis d'Europe, c'est lace qu'on appelle l'extrême Orient. Le Pacifique est aussi sillonné par des routes régulières. Sau-Francisco en Californie est directement relié avec Yokohama et les ports de la Chine. Par Ilonoloulou, port des lies Sandwich, il communique avec Sydney, en Australie, et la Nouvelle-Zélande. De San Francisco, d'autres navires vont à Panama en suivant les côtes du Mexique, et à Panama aboutissent les lignes qui desservent les côtes occidentales de l'Amérique méridionale, la Colombie, le Pérou, le Chili, et relient ces pays avec l'Europe par ujie route plus directe et moins périlleuse que la pénible voie du cap Horn.
|G. Meissas.] MARÉE. — Mouvement périodique d'élévation ou d'abaissement, de flux ou de reflut de la mer; il est du à l'action attractive que le soleil, et surtout la lune, exercent à la surface de la terre. Cette action varie en raison des masses qui s'attirent et en raison inverse du carré des distances. Le soleil a une masse beaucoup plus grande que celle de la lune, mais celle-ci est plus rapprochée de la terre que le soleil. L'influence de la dislance l'emporte ici sur celle de la masse, et l'action lunaire est prépondérante.
La lune attire davantage les points de la surface terrestre diriges vers le satellite que le centre terrestre; elle atiire davantage le centre que les points de la surface opposés au satellite. Les deux extrémités du diamètre terrestre passant par la lune sont donc l'une plus, l'autre moins attirée que l'ensemble du globe, en sorte que si l'on prend pour unité l'attraction moyenne, l'une des extrémités semblera attirée vers la lune et l'autre repoussée en sens contraire. Ce diamètre s'allongera, et la surface terrestre semblera légèrement renflée aux deux extrémités considérées.