OSMOSE
OTHON OU OÏTON
le son de s {ineptie, les rations), de ly et ny pour mouiller les deux consonnes l et ?i (palye, sinyal), etc.
V. Exercices d'orthographe. — Mous avons vu que l'ortliograplie d'usage a ses règles, tout aussi bien que l'orthographe dite de principes ; c'est ce qu'on oublie trop souvent. A ce point de vue, on ne saurait trop recommander l'étude de la dérivation et de la composition des mots au moyen des suffixes et des préfixes, étude aussi intéressante qu'utile pour la connaissance de, la langue, bien qu'elle ait été à peu près complètement négligée jusqu'à nos jours. Comment hésiter sur la manière d'écrire salutaire, pilier, clievreau, alpin, terrasse, glacis, finesse, hautain, nuée, jetée, bonté, etc., quand on sait que ces mots sont formés des primitifs salut, pile, chèvre, a/pe, terre, glnce, fin, fiant, nue, jeté, bon, etc., au moyen des suffixes aire, ier, eau, in, asse, is, esse, ain, ée, e, té, etc. ? On ne saurait non plus être embarrassé d'écrire exorbitant, inonder et innommé, ces mots étant formés de orbite, onde et nonnné, au moyen des préfixes ex et in ; comme, devant une consonne, le j- de ex s'élide, tandis que le n s'assimile aux liquides l et r, cela suffit pour expliquer pourquoi on écrit avec un seul r éniption (de ex et rumpere, rompre) et avec deux r irruption (in et rumpere).
Il n'est peut-être pas inutile de faire remarquer que les recueils de dictées dont on se sert dans beaucoup d'écoles ne s'occupent guère que de l'orthographe de principes et semblent renfermer toutes les difficultés grammaticales dans le cadre étroit des règles sur les participes, les quelque et les quoique, etc. Les instituteurs feront bien de ne pas trop s'en tenir à ces recueils et de consacrer un peu plus de temps à l'étude sérieuse du matériel même de la langue, c'est-à-dire des mots envisagés au double point de vue de leur signification et de leur orthographe.
Enfin on ne saurait trop recommander aux maîtres d'accorder à la ponctuation beaucoup plus d'importance qu'on ne le fait généralement, et pour cala il est essentiel d'analyser la phrase d'après une méthode toute différente de celle qui est suivie par nos anciennes grammaires. Soit, par exemple, la phrase suivante à ponctuer :
M La parole de Dieu est semblable à la semence a du laboureur: si une pierre dure la reçoit, elle Il ne germe pas; si elle tombe parmi les ronces, « elle est ctoulTée; si une bonne terre la reçoit, « elle produit une récolte abondante. »
Il ne servirait de rien, pour la ponctuation de cette phrase, de se borner, comme on le fait, à distinguer les propositions subordonnées des principales; il faut que l'analyse pénètre plus profondément dans la structure de la phrase et qu'elle la décompose, d'abord dans ses parties principales, puis dans ses divisions secondaires et teniaires, de la manière suivante :
Cette phrase de coordination compr.'nd deux parties qui sont dans un rapport copulatif et sont séparées par les deux points ; la première partie est une proposition simple ; la seconde est composée de trois propositions copulatives entre lesquelles se place le point-virgule, signe de la coordination, et chacune de ces propositions a à son service une proposilion subordonnée exprimant une condition et séparée de la principale par une virgule, signe de la subordination. [G. Ayer.]
Ouvrages à consulter. .4. -F. DiJot, Obserualions sur
lorthogruphr ou ortogrnfii- fraticuise, 2' édition, 1868; Darmesli ter, Traité de lu formation des mots composés dans la hingue française. 1875; AyiT, Grammaire comparée de la langue française.
OS. — V. Squelette.
OSUOSE. — Botanique, VII; Zoologie, XXXII.
— Etym. : du grec ôsmos, action de pousser.
L'osmose est la propriété que deux liquides différents ont de se mêler à travers les parois membraneuses qui les séparent. — Supposez un vase divisé en deux compartiments par une cloison membraneuse : que dans l'un des compartiments on mette de l'eau salée, dans l'autre de l'eau pure; il s'établira à travers la membrane deux courants inverses ; de l'eau salée traversera la cloison pour aller se mélanger à l'eau pure; et de l'eau pure passera en sens contraire pour aller diluer de plus en plus l'eau salée : et ce phénomène continuera, jusqu'à ce que la proportion d'eau et de sel soit la même de part et d'autre. Voilà ce qui constitue Yosmo^e.
Supposez que l'un dns liquides soit dans une cavité par rapport à l'autre ; celui-ci pourra être considéré comme extérieur relativement au premier; le courant liquide de dehors en dedans s'appellera endosmose, et le phénomène inverse exosmose.
Dutrochet a fait le premier une expérience que l'on peut facilement répéter, et qui met parfaitement en évidence l'endosmose; l'appareil dont il se servait s'appelle endosmométre.
C'est un tube ouvert à ses deux extrémités ; son extrémité inférieure est renflée en forme de réservoir dont le fond est formé d'une membrane fermant exactement le tube. Dans celui-ci on met de l'eau alcoolisée et rougie ; on marque alors le niveau de la liqueur dans le tube, puis on met en contact la membrane avec de I eau pure. On voit alors le niveau s'élever dans l'endosmomètre. C'est que l'eau extérieure a traversé les pores de la membrane, pour venir se mêler à celle du tube.
C'est par des phénomènes d'osmose qu'on explique les échanges nutritifs entre les divers éléments dont se composent anatomiquement les corps vivants, par exemple, l'absorption des substances alimentaires transformées dans l'intestin et qui passent soit dans les vaisseaux cbylifères, soit dans la veine porte. — C'est également l'osmose qui est la force active principale dans l'absorption des racines.
Il faut se garder de confondre l'endosmose avec l'imbibition ou la Hllration, qui jouent un rôle très important, mais tout spécial, dans les phénomènes physiologiques. [G. Philippon.]
OTIIOA' ou OTTO>". — Histoire générale, XVIII- XIX, XXVII. — i\om de quatre empereurs d'.Vllemagne, dont les trois premiers appartiennent à la maison de Saxe, et le quatrième à la maison Guelfe.
1" Mai<ion de Saxe.
Othon I", fils et successeur d'Henri I"' l'Oiseleur, reçut la couronne d'Allemagne en 9-ifi. Il eut d'abord à combattre plusieurs grands vassaux qui refusaient de reconnaître son autorité, et qui s'étaient alliés au roi de France, Louis IVd'Outrcmer. Il les vainquit, et, maître incontesté de l'.MIomagne. il assura la sécurité de ce pays par sa grande victoire sur les Hongrois à Augsbourg (955), et par diverses expéditions contre les Bohèmes, les Polonais et les Danois. Profitant ensuite dos discordes de lltalie. il marcha au secours d'Adélaïde, veuve du roi italien Lothairo, attaquée par Bérenger II, l'épousa (9oI), et, plus tard, détrôna Bérenger, et prit pour lui même la couronne d'Italie et la couronne impériale (9li"2). Il avait rétabli ainsi, au profit de la Germanie, l'empire de Charlemagne, ne laissant en dehors de sa domination que cette partie de la Gaule où régnaient encore les derniers Carlovingiens. Le mariage de son fils avec la princesse grecque Théophanie lui donna en outre des droits sur l'Italie méridionale.
Ces succès méritèrent à Othsn le surnom de
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Oraitil. Mais ses licritiers ne surent pas maintenir l'Allemagne au degré de puissancs où il l'avait portée. Il mourut en 973.
Othon II, fils d'Otlionl'" et d'Adélaïde de Bourgogne, succéda à son père en 913. Il dut faire la guerre au roi de Bavière qui lui disputait la couronne, et au roi de France, Lotliairc, qui réclamait la Lorraine. Il battit Lotliaire, s'avança jus(|u'à Paris et fit la pai\ en gardant la Lorraine, et on cédant à un frèra de Lotliaire le duclié de Brabant. Après avoir rétabli le pape Benoit VII, qu'avait détrôné le consul Crescentius, il employa les dernières années de son règne îi guerroyer dans l'Italie méridionale, qu'il disputa aux Grecs en vertu des dioits qu'il prétendait tenir do son épouseTliéoplianie; mais il ne réussit pas à la conquérir. Il mourut en 983.
Othon m. fils d'Otlion II et petit-fils d'Othon F', régnade 1)S3 h 1002. Pendant sa minorité, sa grandmère Adélaïde et sa mère Théoplianie exercèrent la régence. Devenu majeur, il se rendit en Italie, força les Romains i reconnaître son autorité, mit a mort leur consul Crescentius, et donna la tiare pontificale au savant évêque français Gerbert (Sylvestre II), qui avait été le précepteur de son père. Il mourut à l'âge de vingt-deux ans, empoisonné, dit-on, par la veuve de Crescentius. Il eut pour successeur son cousin Henri II le Saint.
2° Maison Guelfe.
Othon rv de Brunswrick, fils du duc de Bavière Henii le Lion, fut élu empereur en 1198, .'i la mort de Henri VI de Souabe. Il eut pour com pétiteur Pliilippe de Souabe. frère de Henri VI La lutte entre les deux rivaux dura dix ans ; mais Philippe ayant été assassiné par Othon de Wittelsbach, Othon IV demeura seul maître. Bientôt le pape Innocent III, qui avait d'abord été son allié, se brouilla avec lui, et lui suscita un nouveau compétiteur, le jeune Frédéric II de Hohenstaufen. Le fait le plus important du règne d'Othon IV est sa guerre contre le roi de France, dans laquelle il eut pour allié le roi d'.\ngleterre, Jean-sans- Terre. Philippe-Auguste le vainquit à Bouvines IVili). Othon mourut en \-IiS, et Frédéric II fut reconnu empereur par toute l'Allemagne.
ouïe. — Zoologie et physiologie, XXXIX ; Hygiène, XIV. — L'audition, ou le sens de l'ouïe, a pour siège l'oreille. Ce sens permet de percevoir les bruits produits par les vibrations des corps solides, liquides ou gazeux, les suns musicaux formés par des vibrations isoclinmes ; il fait distinguer Vinlensite du bruit ou du son, le timbre qui indique la nature de l'objet vibrant.
L'appareil auditif est placé sur les cotés de la tête. On y reconnaît trois parties : l'oreille externe, Voreille moyenne eiVoreiHe interne.
L'oreille externe comprend lepavillon ou conque auditive et le méat auditif. Le pavillon n'existe que chez les mammifères, et même les espèces souterraines, comme la taupe, et les espèces aquatiques, manquent de cet appendice destiné à recueillir les oniles sonores ou vibrations de l'air, ou de l'eau. Chez l'homme, cette partie est bordée par un repli régulier et terminée inférii^uroment par un ''otiule graisseux La chauve-souris est pourvue d'un o/y/Z/on, sorte de petite conque logée dans la grande (fig. 2), qui lui permet de fermer le tube auditif pour se recueillir etse livrer au sommeil. C'est le prolongement de la partie de l'oreille humaine nommée trayus que l'on voit à la partie antérieure et moyenne de l'oreille, en avant du méat auditif.
La conque est munie, à la base, de muscles, très Qéveloppés chez certains animaux, qui permettent de l'orienter dans la direction du bruit.
Le méat auditif ou conduit de l'oreille externe 80 termme à l'oreille moyenne. Les animaux aquatiques peuvent le fermer par la contraction d'un
muscle circulaire. La peau qui garnit ce tube renferme un grand nombre de petites ijtamies qui sécrètent une matière jaunâtre appelée rerumen. L'oreille moyenne consiste en une sorte de caisse pleine d'air logée dans une cavité osseuse. Elle est séparée de l'oreille externe par une mem
ulaii
I ifï i. — Oreille de 1 homnu 1 L.)ri.|ue .ludltive, — B, coiiduil du.lilif , membrane du tympan; — 0, cai:^se du tj enclume; — M, marteau; — G, canaux se
— H, limaçon ; — (, trompe d'Eustache.
brane tendue, le tympan, susceptible de vibrer sous l'influence des ondes sonores de l'air ou de l'eau. Du côté opposé, la caisse est fermée par deux membranes tendues sur deux ouvertures nommées fendlre ovale et fenêtre ronde; de sorte que l'oreille moyenne peut être comparée à un
Tête d'oreillard.
tambour. Ce tambour est, rempli d'air à la pression extérieure, grâce à un conduit, nommé trompe d'Eustache (du nom de celui qui l'a découvert) qui s'ouvre dans l'arrière-bouche.
La membrane du tympan est reliée 'a celle ilr la fenêtre ovale par une chaîne de quatre pi^ins pièces osseuses mues par des muscles. Ces osseli'ts sont appelés, ;\ cause de leur forme parliculièrc, le marteau, l'enclume, le lenticulaire (semblable
ouïe
OVALE
à une lentille), et Vétrier. L'action des muscles et des osselets détend ou raidit les membranes pour faciliter ou atténuer leur vibration.
Fig. 3. — Les osselels de l'oreillo.
H, le marteau et ses muscles; -E, l'enclume; — L, le lenli-
culairc ; — K, l'étrier et sou muscle.
L'ensemble do l'oreille interne, logé dans un os très épais, s'appelle labyrinltie: il comprend le vestibule, trois canaux recourbés dits senti-circulaires, et le limaçon, qui doit son nom i sa ressemblance avec la coquille ainsi nommée. Tout le labyrinthe est tapissé par une membrane sur laquelle s'étalent les extrémités des nerfs auditifs. Cette membrane renferme un liquide gélatineux qui transmet les vibrations.
Il semble que le vestibule donne la sensation du tjruit, les canaux semi-circulaires celle du timbre, et le limaçon, celle du ton, c'est-à-dire du nombre de vibrations.
Chez les mollusques, l'oreille se réduit au vestibule. I.e limaçon manque aux batraciens ; parmi les poissons, il y en a qui n'ont que le vestibule, mais la plupart possèdent en outre les canaux semi- circulaires. L'oreille des crustacés, réduite au vestibule, occupe la base des grandes antennes.
Fc;;. 4. — CoU|ie oblique du limaçon.
.,l:uue spirale exlt-rieure; — BB, iame spirale iotérieu laquelle s'étendent les terminaisons a du nerf acousi — C, séparation du deuxième tour d'avec le troisitn D, rampe supérieure, vue au second tour ; — E, se du lit
Cette description sommaire nous permet de constater que l'ouïe est une sorte de toucher destiné à constater et à interpréter les vibrations des corps. Les vibrations violentes afi'ectent en outre le cerveau d'une façon assez intense pour causer de graves accidents et même la mort.
Comme les autres sens, l'ouïe s'émousse par l'habitude des excitations violentes, se perfectionne par une éducation méthodique.
L'ébranlement général produit par les bruits intenses, spécialement par les détonatious, est dangereux pour les personnes à poitrine délicate, disposées à l'hémoptysie et aux maladies du coeur : il cause souvent la perte complète de l'audition chez les chaudronniers, les artilleurs, etc.
L'audition est sujette à des modifications passagères auxquelles on remédie souvent par des précautions hygiéniques. Il faut éviter surtout les brusques changements de température, les courants d'air, l'action prolongée du vent. Lorsque l'accumulation du ceriuiien bourbe le conduit externe, on le ramollit avec de l'huile pour en faciliter l'extraction. Les soins de propreté sont indispensables à tout âge, mais spécialement pen- I dant la jeunesse.
C'est un tort grave de comprimer le pavillon contre la tète par les attaches d'un bonnet. Non seulement on aplatit et déforme cette partie, mais on rétrécit le méat. Celui-ci éprouve souvi-nt un rétrécissement, cause de demi-surdité, par suite de la perte des incisives, qui fait porter le menton en avant et en haut et déplace l'articulation de la mâchoire : on y remédie en faisant remplacer les dents absentes.
De même que l'on peut, au moyen de lunettes bien choisies et bien graduées pallier les défauts de la vue, on peut augmenter la faculté auditive émousséeau moyen de divers instruments, tubes ou cornets acoustiques. 11 y a longtemps que Jurissen et Winkler ont conseillé l'usage de lattes minces qui, placées entre les dents, transmettent les vibrations sonores à la trompe d'Eustache. llard a transformé cet instrument primitif en un petit, porte-voix dont l'extrémité amincie en bec de clarinette se presse entre les dents. 11 est bon de rappeler le nom de ces inventeurs aujourd'hui qu'on applique leur système modifié sous le nom à'audiphiijie. Celui-ci consiste en une plaque mince de bois, de caoutchouc durci ou d'autre substance que l'on tient à la main et que l'on serre entre les dents, en lui faisant prendre une forme légèrement concave. Les ondes sonores frappant cette plaquo so communiquent à l'oreille interne par les os du labyrinthe, et, si la surdité n'affecte que l'oreille moyenne, on peut entendre assez distinctement, au bout de quelques heures d'exercice.
L'inflammation de l'angine et du coryza peut se propager à la trompe d'Eustache et causer une surdité momentanée ou même permanente. L'hygiène et les ablutions froides fréquentes éloigneront ce danger. La propreté et l'hygicne préviendront également la propagation au conduit auditif des maladies du cuir chevelu : impétigo, eczéma, gourmes. Dès qu'un enfant se plaint d'un mal d'oreille, il faut s'assurer qu'il n'y a pas introduit un corps étranger et, s'il y a lieu, procéder immédiatement i son extraction ; le plus souvent l'intervention du médecin est nécessaire.
Pour l'ouie comme pour les autres sens, la modération est de rigueur si l'on veut conserver son intégrité et sa sensibilité. On s'accoutume, il est vrai, au bruit, mais son effet n'est pas moins pernicieux. Par contre, si le calme, le silence sont utiles dans la plupart des maladies, et après les fatigues intellectuelles, l'absence absolue de bruits donne à l'ouïe une sensibilité maladive comme celle que contracte la vue des personiiesprivées longtemps de lumière. [D' Saffray.]
OVALE. — Géométrie, XXIV. — Etym. : du latin ovum, œuf. — L'ellipse n'étant pa^^ facde a tracer d'un mouvement continu sur le papier, on a imaginé de construire des courbes qui en diflerent très peu, en les formant d'arcs de cercles qui
ont des rayons inégaux et sont raccordés ensemble y ces courbes sont appelées ovnles. Parmi les diver» procédés propres à les décrire, nous indiquerons les principaux.
Il y a deux cas à examiner : 1» on donne seu-
OVALE
OVALE
lompiit un axe ; 5* on donne les deux axes, comme dans l'ellipse.
1. Ovale a un axe. — 1° Soit AA' l'axe donné. On 11! divise en 3 parties égales (fig. 1); des points do division C et D pris pour centres, on décrit avec AC pour rayon deux circonférences qui se coupent; des deux points d'intersection 1 et F. on mène les diamètres IM' et IN', EM et F.N ; puis du point E pour centre, on décrit avec EM pour rnjon un arc de M en N, et de I pris pour centre, avec le môme rayon, un are de M' en N'. On obtient ainsi l'ovale AMINA'N'M', composé des deux ïrcs égaux MN et M'N' dont le rayon est double du rayon des deux autres.
Il est bon d'observer que le quadrilatère CIDE est un losange.
2° On divise l'axe AA' en i parties égales (fig. 2},
et des trois points de division C,G,D pris pour centres, on décrit avec AC pour rayon trois circonférences qui se coupent deux k deux. Par le centre G de la première et chacun des deux points où elle est coupée par la seconde on mène doux droites; on fait de môme par le centre D de la troisième et chacun des deux points où elle est coupée par la seconde. Ces droites en se rencontrant déterminent un losmge GIDE. Du point E pris pour centre avec EM pour rayon on décrit un arc de M en N; puis àa point I pris pour centre et avec le môme rayon on décrit un arc de M' en N'. On a ainsi l'ovale AMNA'N'M', composé des deux arcs égaux MAM' et NA'N' raccordés par les arcs égaux MN et M'N'.
3° Si l'on veut avoir un ovale plus étroit que les deux précédents, on partage AA' en 5 parties égales (fig. 3;. Des points de division C et D, on
Fig. 3.
décrit avec CA pour rayon deux circonférences; puis des mômes centres, avec la distance GD pour rayon, deux arcs passant en C et en D et se coupant aux points I et E. De chacun de ces deux
points on mène des droites par les centres C et D, ce qui forme un losange CIDE; puis du centre E avec EM pour rayon on décrit un arc de M en N, et du centre I avec le même rayon un arc de M' en N'. On obtient ainsi l'ovale AM'VA'N'M'.
II. Anse de panied. — Dans la construction dos ponts à voûte surbaissée, les ingénieurs préfèrent souvent la forme de l'ovale à celle d'une vraie ellipse, non seulement parce qu'elle se trace rapidement sur le papier, mais encore par la plus grande facilité (|u'ellc fournit pour l'exécution des panneaux destinés à la taille des voussoirs. Dans ces circonstances, ce n'est pas seulciuent le grand axe qui est donné par la largeur de la rivière, le petit axe est aussi déterminé par la hauteur que doit avoir le pont. On a donc cherché h former au moyen d'arcs de cercle des ovales dont les deux axes sont donnés. La moilié de l'ovale située d'un côté du grand axe est vulgairement appelée imse de panier; parmi les divers procédés employés pour décrire celte courbe, nous en indiquerons trois des plus simples.
1° Anne de panier à 3 centres. — Soit AA' le
grand axe (fig. 4), et OB, perpendiculaire au milieu de AA', la hauteur de la voûte.
Sur AA' pris pour diamètre, on décrit une demicirconférence qu'on divise en 3 parties égales aux points H et H' ; on mène les cordes AH, HG, GH', H'A' et les rayons 011 et 0(1'. Puis du sommet B on tire BM parallèle il GH et BM' parallèle ix GH' ; on mène, du point M, la droite MD parallèle au rayon HO, et de M' une parallèle au rayon H'O, qui doit aboutir au môme point D du prolongement de BO.
Le triangle AMC est semblable au trianfjle équilatéral AHO; donc CM est égal à CA ; de môme le triangle DMB est semblable au triangle iso scèle OHG; donc DM est égal à DB. D'après cela on décrit du centre C avec GA pour rayon l'arc AM, puis dn centre D avec DM pour rayon un arc de M en B et en M', et enlin du centre G' l'arc M'A'. On obtient ainsi l'anse de panier AMBM'A' à trois centres C, D, G'.
Cette construclion est due h Iluyghens, célèbre mathématicien hollandais du xvii' siècle.
2° A7ise de panier à 5 centres. — On divise en 5 parties égales AK = KH = IIH', etc., la demi-circonférence décrite sur AA' comme diamètre (fig. 5); on mène les cordes AK,KH,HG,GH', etc., et des rayons aux points K,H G,H',K'. On prend h volonté sur AO un point C, par exemple au milieu de AO, et par ce point on mène une parallèle au rayon KO. Du point M où elle rencontre la corde AK, on mène une parallèle h la corde KH, et du sommet B une parallèle à la corde GH ces deux parallèles se rencontrent en un point N De ce point N on tire une parallèle au r:iyon HO , elle coupe la droite MGet la direction du i)etitaxe aux points V et I).
Par la similitude des triangles ACVl et AKO, des triangles MNF et KHO, des triangles \BU et
OVALE