‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire (volume 2)Chapitre 190 sur 459 · BO~AO · texte numérisé non relu

BO~AO

D'après cela on aura :

DK-f CA-CK=°^'^+"-^^ I ^«^-"+b)hjc-a±b) ^ 2i la '2a

En effectuant la réduction dans le deuxième membre, on trouve en effet :

DK + CA - CK = ilî±^ = BD,

ce qui démontre l'égalité énoncée.

[G. Bovier-Lapierre.] OVE. — Géométrie, XXIV. — Etym. : du latin oviim, œuf. — 1° Soit à construire un ove sur une droite AA' (fig. 1). On décrit sur A A' comme dia-

mètre une circonférence ; des extrémités A et A , on mène par le milieu C de la demi-circonférence ACA' les droites ACD' et A'CD; puis de A pris pour centre avec AA' pour rayon, on décrit un arc de A' en D', et avec A' pour centre et le même rayon un autre arc de A en D; enfin de C pris pour centre avec le rayon CD, on décrit de D en D' un arc qui raccorde les deux arcs précédents.

On obtient ainsi l'ove BADD'A', composé des deux arcs inégaux ABA' et DD' raccordés par les deux arcs égaux AD et A'D'.

Cette courbe se rencontre dans certains ornements d'architecture C'est aussi la forme de la section droite des égouts souterrains contruits dans les grandes villes; la voûte est un pb-in cintre et la partie inférieure se compose de deux surfaces cylindres égales se raccordant à une autre surface cylindre qui forme le fond.

2° Voici un autre tracé d'un usage assez fréquent pour la section droite à donner à un égout.

Après avoir décrit une demi-circonférence sur AA' comme diamètre (fig. 2), on lui mène une perpendiculaire par le centre O ; on divise ce diamètre en 4 parties égales et on le prolonge à chacune de ses extrémités d'une longueur (Al et AT) égale au quart OG du diamètre.

Des points 1 et I' pris pour centres, on décrit avec IG' pour rayon, et à partir de G et de G', deux arcs qui se coupent en un point C; de ce point C pris pour centre, on décrit une circonférence avec un rayon égal à OG ; puis on tire les droites indéfinies IC et l'C, et des points I et I' pris pour centres, on décrit, avec un rayon égal

OXYGENE

OXYGENE

à lA', deux arcs, l'un de A en D et l'autre de A' en D'. On obtient ainsi la section BADKD'A'. Ordinairement c'est la profondeur de l'égout BK

qui est déterminée par la nature des lieux plutôt que le diamètre horizontal AA'; l'ingénieur est obligé alors de recourir au calcul pour trouver les rayons des arcs qui doivent composer l'ove. [G. BovierLapierre].

OXYDES. — V. Nomenclature et Oxi/géne.

OXY(iÈ>'E. — Chimie, 1. — C'est au mois d'août 1774 que l'Anglais Priestley, célèbre par les nombreux gaz qu'il a découverts, parvint à isoler l'oxygène, et c'est l'année suivante que Lavoisier, en faisant l'analyse de l'air, montra que l'oxygène constitue l'élément actif de la combustion et de la respiration des animaux. Il peut au premier abord sembler étonnant qu'on n'ait point plus tôt découvert un gaz qui existe dans l'air et dans l'eau. Mais pour se rendre compte de la difficulté d'extraire l'oxygène de l'air ou de l'eau, il suffit d'en connaître les propriétés chimiques. En effet, chaque fois qu on veut séparer deux gaz combinés ou intimement mélangés, il faut en fixer un dans une nouvelle conibinaison ; or lorsqu'on essaie celte analyse sur l'air ou sur l'eau, c'est toujours l'oxygène qui se combine avec le corps que l'on fait intervenir. Ainsi, en faisant passer de la vapeur d'eau sur du fer chaufl'é au rouge, l'eau est décomposée, mais le fer est oxydé et c'est l'hydrogène quiestnjisen liberté. Si on fait brûler du phospljore, du cuivre, etc., dans l'air, c'est de l'azote que l'on obtient en même temps que de l'acide phosphorique, de l'acide sulfureux ou de l'oxyde de cuivre.

Le problème industriel si important qui consiste à pouvoir extraire à bon marché l'oxygène de l'eau ou de l'air n'est pas encore résolu. Nous verrons plus loin que cela peut cependant se faire indirectement .

Propriétés de /'oxygène. — L'oxygène est un gaz incolore, inodore, incombustible ei comburant. C'est l'agent actif des combustions* et de la respiration* des animaux. Une allumette en ignition qu'on y plonge s'y rallume et y brûle avccvivacité; le phosphore, le fer, le magnésium y produisent une combustion d'une vivacité telle que la lumière en est éblouissante; la température qui en résulte volatilise le fer et l'acide phosphorique au moment où celui-ci se produit. Presque tous les corps peuvent s'unir à l'oxygène ; quand la combinaison se fait à froid lentement, on l'appelle combustion lente. Le phosphore que l'on tient dans les doigts humides donne naissance à une combustion lente ; il se produit dans ce cas de l'acide pliosphoreux, moins riche en oxygène que 1 acide phosphorique. Le bois qui pourrit se combine lentement à l'oxygène de l'air en dégageant

de l'acide carbonique. Le fer et les autres métaux qui se rouillent, surtout dans l'air humide, se combini'nl lentement à l'oxygène.

A une température plus ou moins élevée, tous les métaux, excepté l'or et le platine, se combinent directement à l'oxygène. C'est même comme cela que se préparent certains oxydes métalliques employés dans l'industrie, par ex. : la litharge, le minium (oxyde de plomb), le blanc de zinc {oxyde de zinc).

Parmi les métalloïdes, l'hydrogène, le carbone, le phosphore sont ceux qui se combinent le plus facilement à l'oxygène. A une température suftisamment élevée, les deux premiers enlèvent l'oxygène h tous les corps qui en contiennent : c'est ce qui fait qu'ils sont dits réductei'rs.

C'est i cause de cette précieuse propriété que le charbon sous toutes ses formes, charbon de bois, houille, anihracite, coke, est si employé dans la métallurgie soit comme réducteur, soit comme combustible.

L'hydrogène en brûlant dans l'oxygène pur donne une flamme dont la température peut être assez élevée pour fondre et volatiliser instantanément le fer, le cuivre, le zinc, etc. {V. Hydrogéné).

On a cru pendant longtemps que l'oxygène, l'hydrogène et l'azote ne pouvaient être réduits il l'état liquide ou solide, et on les appelait pour cette raison gaz permanents. Mais les belles expériences de MM. Pictet, à Genève, et Cailletet, i Paris, ont démontré que l'oxygène, aussi bien que l'azote* et l'hydrogène, pouvait', sous une très hante pression, être amené à l'état liquide. Ces résultats ont démontré qu'aucun corps n'est essentiellement gazeux, mais que cet état dépend seulement des conditions de pression et de température auxquelles il est soumis.

L'oxygène est assez peu soluble ; sa densité par rapport à l'air est \,WM, c'est-à-dire qu'un litre d'oxygène à 0" et sous la pression de TGo"™ de mercure pèse 1,105(1 X le',?93, ce dernier nombre représentant le poids d'un litre d'air i cette même pression et i celte même température.

L'oxygène respiré pur produit une sensation de fraîcheur agréable et souvent quelques vertiges.

On a essayé de le l'aire respirer pur aux phtisiques, mais sans succès; mêlé d'air, et respiré tous les jours, il améliore l'état des anémiques. Respiré à haute pression [h atmosphères d'oxygène pur), il constitue un poison pour toutes les cellules vivantes, d'après les expériences qu'a faites M. Paul Bert sur les animaux et les végétaux ; il tne les anim.aux avec d'alTreuses convulsions. Fait inattendu, h cette dose il n'exagi' re pas les combustions organiques, mais au contraire les ralentit, les dévie et enfin les arrête.

Dans le phénomène de la respiration, l'oxygène joue lin rôle universellement important; son action sur l'organisme est une des conditions essentielles de la vie ; c'est ce qui a fait dire à Lavoisier que celle-ci est une véritable combustion. D'après les récents et remarquables travaux de M. Pasteur, les qnelques ferments* qui en apparence semblent vivre et se développer sans oxygène empruntent au contraire ce gaz, dont ils ont autant besoin que les plus grands animaux, aux corps oxygénés au milieu desquels ils se développent.

Les plantes elles-mêmes absorbent aussi de l'oxygène et dégagent de l'acide carbonique.

I.'oxygène inti'rvient donc dans tous les phénomènes vitaux qui s'accomplissent il la surface du globe ou dans les profondeurs de l'Océan, puisque les poissons respireni, aussi bien que dans la plupart des transformations que subissent ii l'air les substances minérales ou les débris organiques qui s'y décomposent pour revenir plus ou moins rapidement par une combustion lente à l'état minéral {W. Fcrmeulniion).

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