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PALMIPÈDES

PALMIPEDES

vient des Pterocavpus, ou que le sang-dragon produit par les Dracœua.

La sève du Corypha umhrficulifera est employée comme émétique dans l'extrême Orient.

Presque tous les palmiers sont recherchés par les horticulteurs et les amateurs do plantes, :i cause de la beauté et de l'élégance de leur port et de leur feuillage.

Distribution géographique des Palmiers. — Les palmiers appartiennent exclusivement i la zone torride et aux régions les plus chaudes de la zone tempérée. Une seule espèce est indigène de l'Europe méridionale : c'est le Palmier nain [C'iamœrops humilis), qui se retrouve avec beaucoup plus d'abondance en Algérie. Ce palmier nain est l'un des plus grands obstacles que les colons algériens aient rencontrés au défrichement du sol, tant la végétation de cette plante est intense et tenace. Ce n'est que par le feu qu'on peut la chasser des terrains où elle croit.

Certains palmiers vivent en société et occupent seuls d'immenses espaces de terrain ; les uns croissent dans les savanes inondées, comme les Iriarlea. les autres au milieu des sables arides, comme les Hi/ptiœne. Les palmiers sont relativement rares en Afrique ; ils sont plus nombreux dans l'Inde, l'Asie tropicale et l'archipel indien ; ils abondent dans l'Amérique tropicale.

[C.-E. Bertrand.]

PALMIPÈDES. — Zoologie, XVIII. — Les oiseaux qu'on désigne sous le nom de Pahnipèdes sont particulièrement conformés en vue d'une existence aquatique. Leurs membres inférieurs sont en effet

Les Palmipèdes peuvent être subdivisés, d'une manière assez naturelle, en quatre tribus, savoir :

r Les Plongeurs ou Brac/iyptères.

2° Les Longipennes.

3° Les Totipidmes.

4" Les Lnmellirostres.

Les Plongeurs ont les ailes extrêmement courtes, et ordinairement impropres au vol, et les pattes implantées tout à fait i l'arrière du corps, ce qui force l'oiseau à se tenir sur le sol dans une position verticale et ce qui rend la marche extrêmement difficile. Aussi ces palmipèdes ne sont-ils point faits pour fendre les airs, ni pour courir sur le sol : l'eau est leur véritable clément. Li ils se meuvent avec rapidité, se servant de leurs ailes comme de nageoires et de leurs pieds palmés comme de rames ou de gouvernail. Leur pUimagi', très serré, est ordinairement lubrétié par une matière grasse qui empêche l'imbibition, et ne présente généralement que des couleurs simples, du blanc, du noir, du gris, du roux ou du jaune.

A ce groupe appartiennent les Grèbes, les Plongeons, les Guillemots, les Macareux, les Pingouins et les Manchots.

Les Grèbes, dont la dépouille est très recherchée par les fourreurs, ont le plumage lustré, le corps trapu, la tête petite, souvent ornée d'une sorte de huppe ou de collerette, le bec grêle et pointu, les pattes courtes, les doigts antérieurs réunis seulement à la base et bordés de membranes découpées dans la plus grande partie de leur longueur, comme chez les Poules d'eau. Le Petit Grèbe ou Castagonux est très commun sur

transformés en rames, grâce il l'existence d'une 1 les eaux douces de la France. , .

membrane qui s'étend entre les doigts antérieurs | Les Plongeons, qui habitent les regionsjep^ten-

Tt qui comprend parfois aussi le pouce ou doigt trionales des deux mondes ressemblen aux G.^^^^^^^ postérieur. Cette particularité de structure per- par leurs f«'''"es générales, mais so de taille met en général, de distinguer les Palmipèdes des plus forte et ont le plumage moins brillant. Échàs^ïe'rs; parmi ces derniers on rencontre ce- Les Guillemots n'ont que l^'^Jlf^l'^^^/fll pendant certains genres, tels que le genre Ga'ti- le pouce étant avorté, et '«""^/\''=,',f''" ,f'J,^. nula ou poule d'élu, chez lesquels les doigts sont duites qu ils peuvent i peine voler. Ils ne quittent déjà bordés d'une membrane étroite. Chez les Pal- guère les pays glaces du nord mipèdes les pattes sont ordinairement placées très | Les Macareux se d'Sti.'guent par leur bec apla^^^ loin en arrière, dans la région abdominale ; le bec , latéralement en une •^■^«/5^''^„"'"P,^'.''^t','='t^'^' est tantôt grêle et pointu, tantôt élargi en spatule, et susceptible de se partager en Plusieurs pièces et garni dl lamelles sur le bord des^mandibules ; 1 qui se détachent à certaines ^^^f °"^-, ' ^P/^^^^^^",» les ailes sont tantôt entièrement développées, ! la plus grande partie de leur vie s"r les eaux Qe tantôt considérablement réduites, ou parfois même la mer, dans le voisinage des C"^.' f' f .^°'^™^ 'f modifiées au point de constituer des organes de Guillemots font leurs nids au f" «" "^«^ ™S°.^^': natation Les Pingouins ont le bec plus allonge, en rorme

Les Palmipèdes habitent les bords de la mer, de lame de couteau, mais leurs ""^"■■^ f "';' l"^" des fleuves ou des étangs, et quelques-uns même près les mêmes que celles '*'=» ^'^^^^^^^''^ ^A„^d passent la plus grande%anie de leur existence leurs espèces ^^^ P^""' ^'^'^^l^^^^^'f-J^ y^u^ loin du rivage, au milieu des fiots de l'Océan, i Pmgoum (Ao, "'V'^'"'V'''.L''''^^,P w'able oui Beaucoup d'entre eux plongent avec facilité et actuelle, à la suite de '^'^.'j^f^^ '7''%'„TA^ nagent avec aisance entre deux eaux. Leur nour- lui a été faite dans les contrées septenti tonales de riture consiste en plantes aquatiques, en vers, en I l'Europe. ,„ nin» Imit de^ré

mollusques et en poissons. Enfin les Manchots o^™"» f P'"/„ ''*" .^.^

Sur le sol, les Palmipèdes ont des allures gau- cette imperfection des organes du vol qui ca--" ches et embarrassées, et, à quelques exceptions ' térise '«^ «'^eaux de leur groupe, leurs aiiescon prè», ils sont incapables de se Percher; ils font ; sidérablemeot réduites étant couver es de^^^^^^^^ leurs nids sur des rochers, dans les trous, au mi- plumes semblables à ^es écailles et servant exclu lieu des joncs et des broussailles, ou tout simple- i sivemout à la natation. l'^^^^f^f °"^f "' P"^,';'P\ ment sur la grève. Leurs oeufs sont tantôt d'un 'ement dans les terres australes dans es parage^ blanc pur, tantôt d'un jaune-verdàtre marbré de de la N'ouvelle-HoUande et h 1 extrémité meridio taches brunes. Les petits qui en sorient sont cou- ; nale de l'Amérique. r,.„,,w,- „oi-

veru d'un duvet d'un gris brunâtre ou d'un blanc I La tribu des Longipennes »" df^ 6 a«d> to' pur, puis ils revêtent une livrée plus ou moins /iers renferme des Pal'^'Pedes ^em^quables par sombre, et ce n'est guère que dans la deuxième ou le développement de '«"■■^^''^f./f 't P^'^jéla troisième année qu'ils Icquièrent leur plumage de leur vol Chez tous i^f ,"'/<=^"^ '^f.'„ff,ent d^ définitif. Mais lors même ([uils sont parvenus h pourvu de dentelures, et les P'f''s n °„^^«" .,^! leur développement complet, les Palmipèdes con- membranes palmaires qu e"'™ ''■^,^° =^' ('"^s servent presque toujours, au-dessous de leurs rieurs, le pouce, quand il existe, étant toujours plumes normales, une couche moelleuse de duvet ■ indépendant. i„„ uA.roi» Hnnt

dont on fait grand cas dans le commerce des pcl- | Dans ce groupe prennent place les t^etrm °oiu leteries. A l'âge adulte les radies se distinguent le bec se termine par un crochet "-eco"™, ^^ ordinairement des femelles par la richesse ou l'é- dont les narines sont réunies ei un t"»^ Q"""'« elat métallique de certaines parties de leur plumage. ^ couché sur la mandibule supérieure , les Aioairos,

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