PARTIES DU DISCOURS
Lorsque la ligne de partage est très sinueuse, comme dans le cas présent, il convient de la remplacer par une courbe plus facile à tracer sur le terrain ou même par une ligne droite en faisant des comi^ejisaiions, c'est-à-dire en prenant et restituant à chaque part des surfaces sensiblement égales. Exemple, la droite AB.
Partaye proportionnel à des nombres ilonnés. — 11° Une propriété ayant la forme d'un quadrilatère irrégulier a été achetée à raison de lâOÛU fr. par trois acquéreurs, qui ont versé respectivement 7000, CuOO et 2U00 fr. : on demande un partage proportionnel à ces nombres, à condition que les trois parts aboulisseat à un point intérieur P (fig. S).
Fig. 8.
Il faut d'abord calculer la surface du terrain tout entier en le décomposant en deux triangles au moyen de la diagonale DB, puis la surface d(; chaque part proportionnellement aux nombres 2, G et 7.
On prendra la ligne PC, par exemple, comme première ligne de pnriage ; on détachera un triangle MPC appuyé sur le côté BC, ayant pour hauteur PH et une surface égale à 2/Iâ de la surface totale. On mesurera ensuite le triangle CPD ayant pour hauteur PK, et l'on ajoutnra, pour conipk'ter la deuxième part, égale à C/Iô de la surface totale, un petit triangle DPX ayant pour hauteur PQ. Il restera pour la troisièmo part, é^aleà.7/15 de la surface, le pentagone irrégulier P.NABM.
n. Terrain d'inégale valeur. — 12° Soit un terraiu ayant la forme d'un hexagone irrégulier, composé de trois classes de terre, à diviser en trois parties de même valeur (fig. 9).
Fig. 9.
On jalonne au préalable des lignes de séparation des diverses classes de terre ; on calcule la surface de chaque catégorie et le prix suivant les habitudes locales, puis on procède au partage.
On comprend (|ue le problème est très complexe et demande une grande expérience de la part de l'arpcnieur.
Dans le cas présent, chaque classe a été divisée en trois parties égales, ce qui a donné des lignes de division très irrégulières, ahcd et efcjh. Une première rectification des limites a été faite au moyen des lignes inn et pq, par des compensations basées sur la valeur des terres, par exemple, 75 francs l'are en première classe, 30 francs en deuxième, et 10 francs en troisième. Enfin, la portion du milieu, à cause de sa configuration plus régulière, et, par suite, plus avantageuse pour la culture, a dû céder une petite bande de terre représentant I/IOO de sa surface à chacunedes deux autres, ce qui a donné les lignes définitives MN' et PQ.
III. Bornage. — La consécration naturelle de tout partage de terrain est un bornage avec procès-verbal à l'appui.
Les bornes sont généralement de grandes pierres brutes ou taillées, que l'on enfonce dans la terre pour les garantir du soc de la charrue. On met souvent quatre moellons en dessous, qu'on appelle téinoms de la borne ; au milieu de cesmoellons, on casse encore une tuile dont on rapproche les morceaux, appelés témoins muets ou bien on emploie du charbon, dos fragments d'ardoise, des cailloux.
Les bornes se placent aux angles des terrains pour indiquer le bout et le coté, ainsi que sur les longueurs ; elles sont d'autant plus nombreuses que les contours sont plus accidentés.
Il est nécessaire do marquer les bornes sur les plans on indiquant leur éloignenieiit et môme les angles qu'elles forment entre elles.
Des peines sévères sont édictées contre toute personne qui arrache ou déplace une borne sans une autorisation signée de tous les propriétaires riverains ou un ordre du juge.
[A. Bougueret.] TARTIES DU DISCOURS. — Grammaire, IX.
— On appelle ainsi, en terme de grammaire, les diflférentes espèces de mots, le discours, ou encore l'oraison, conmie l'entendent les grammairiens, n'étant autre chose que la suite des mots ou des phrases, en tant qu'ils expriment nos pensées.
On compte ordinairement dix parties du discours, dix espèces de mots : le nom, l'article, l'adjectif, le pronom, le verbe, le participe, l'adverbe, la prépositioi], la conjonction et l'interjection. Quelques grammairiens n'en comptent aujourd'hui que neuf ou même huit, faisant rentrer le participe dans la catégorie du verbe et l'article dans celle dos adjectifs déterminatifs. Chaque espèce se subdivise en un certain nombre de sousespèces.
L'origine de cette classification dos espèces démets est fort ancienne. Elle remonte à Platon et à Aristnte; l'école d'Alexandrie l'a singulièrement perfectionnée ; adoptée par les grammairiens latins du bas i-mpire et par ceux du moyen âge, elle est parveime jusqu'à nous en ne se modifiant guère que sur certains détails, et l'on peut dire fort justement que les termes d mt se servaient les Uenys le Thrace, les Apollonius Dyscole, les Priscien pour enseigner la grammaire à la jeunesse grecque OU à la jeujiesse romaine, « sont ceux-là mêmes dont nous nous servons encore aujourd'hui. » (V. Grammaire, V partie du Dictionnaire, article de M. C. Bouzé.)
Est-ce à dire que cette classification réponde bien à la réalité des choses? Sans vouloir subtiliser, sans vouloir se demander si les mots, tels que Ihistoire de la langue nous les montre dans leur naissance, leur développement et leurs transformations, répondetit bien à celte idée d^! catégories irréductibles, qui seule caractérise véritablement l'espèce, on est à tout le moins en droit d'examiner si la classification des espèces grammaticales, telle que nous l'avons reçue de l'antiquité,